4:48:4116

De Transcrire
Révision datée du 5 janvier 2017 à 19:19 par Eldar1514 (discussion | contributions) (Page créée avec « 156 d'un roi, selon la juste remarque de Mme Gostling. Après le déjeuner, où Mme Keller m'a dit qu'elle était l'amie de Berthe Lévy, de Pittoburg, nous sommes partis,... »)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

156 d'un roi, selon la juste remarque de Mme Gostling. Après le déjeuner, où Mme Keller m'a dit qu'elle était l'amie de Berthe Lévy, de Pittoburg, nous sommes partis, comme on l'a vu plus haut, sur les deux heures et demie, pour Quiberon. A me remémorer, à propos de ce voyage, la traversée de Plouharnel, l'arrivée à la mer, à l'entrée de la presqu'île, avec les deux cahutes en pierre de douaniers qui gardent la route de chaque côté, et , à droite, surplombant la route, que la grève borde à gauche, le monticule dit de [laissé en blanc] où Hoche, rappelé en hâte de Rennes, je crois, par la nouvelle du débarquement des Emigrés, se dresse tout à coup, dans le couchant, acclamé par les Bleus qui avaient là leur camp. Au delà commence la longue langue de terre triste, steppe nue à droite, steppe plantée de pins encore jeunes à gauches ; après quoi plus rien que des tamaris rabougris, de place en place, puis le vrai vide, la route filant droite, blanche et plate, visible indéfiniment, entre, de part et d'autre, la dune à peine ondulée, et creusés pourtant de sillons qui font penser à des successions de vagues. Nous avons vu là-dessus le coucher de soleil, ce soir,