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	<title>Transcrire - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<title>13:144:13131</title>
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		<updated>2020-12-03T14:52:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;196 &lt;br /&gt;
Souays [sténographie ] 29 aout 1839&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les renseignemens contenus dans ce mémoire sont principalement dus à&lt;br /&gt;
nikola ckosŧa chef d'une des 1.ères maisons de Suez......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chiffres qui figurent dans les tableaux ci-après se rapportent uniqt.&lt;br /&gt;
aux années 1254, 1255 de l'Egire durant lesquelles le commerce de Suez a subi&lt;br /&gt;
une depression extraordinaire. Sous un point de vue général on peut dire qu'il&lt;br /&gt;
n'y a rien de commun entre l'etat actuel de cette place et son état antérieur.&lt;br /&gt;
Je dois observer en outre que toutes les données de ce 1.er travail sont entièrement&lt;br /&gt;
approximatives : pour avoir le chiffre exact des importations il m'eut fallu&lt;br /&gt;
obtenir un relevé des registres de la Douane relevé qu'on m'a promis mais que&lt;br /&gt;
je n'ai pas cru devoir attendre vu que le détail des importations interesse&lt;br /&gt;
faiblt. le commerce Français. En effet nos batimens ne visitent jamais le port de&lt;br /&gt;
Suez qui situé au fond d'un golfe étroit et semé d'écueils a été considéré&lt;br /&gt;
jusqu'à ces derniers tems comme à peu près inaccessible aux navires à voile de&lt;br /&gt;
l'Europe : et d'autre part toutes les marchandises débarquées à Suez sont des&lt;br /&gt;
produits de l'Inde de la Chine de la cote d'Afrique du Yemen et du hwjaz.&lt;br /&gt;
Il n'en est pas ainsi des exportations dont l'Europe fournit la plus grande partie&lt;br /&gt;
mais comme les marchandises exportées ne paient aucun droit à leur sortie&lt;br /&gt;
de port et ne sont point enregistrées à la douane il faut se contenter pour ce&lt;br /&gt;
chapitre (le plus interessant pour nous) de données conjecturales fournies par les&lt;br /&gt;
personnes qui connaissent la place. Les renseignemens du mâlin ckosŧa ont &lt;br /&gt;
été controlés par ceux d'un autre négociant éclairé le mâlin ckodsi manouli&lt;br /&gt;
protégé Anglais et par ceux d'un commis de la douane. Leurs évaluations&lt;br /&gt;
se sont quelquefois trouvées très divergentes ; en pareil cas j'ai opposé mes&lt;br /&gt;
autorités l'une à l'autre pour tâcher de les amener à un rapprochement, à&lt;br /&gt;
un compromis estimatif ; quand je n'ai pas réussi j'ai tantôt pris la&lt;br /&gt;
moyenne de leurs estimations, tantôt donné la preference à l'une et à l'autre&lt;br /&gt;
suivant le degré de confiance qu'elles me paraissaient mériter pour chaque&lt;br /&gt;
cas particulier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement annuel du port de Sooays est exécuté par cent grosses&lt;br /&gt;
barques ou petits navires, la plupart non pontées qui peuvent charger de 500&lt;br /&gt;
à 1200 ardeb ou say de blé, capacité moyenne 800 ardeb, ou environ 100&lt;br /&gt;
tans (Anglais), outre 20 barques de 800 à 1500 ardeb (100 à 200 tuns) appart. &lt;br /&gt;
au Pacha. Des cent barques exploitant ce qui reste du commerce libre, 35&lt;br /&gt;
appartiennent aux marchands de cette ville musulmans ou Chrétiens de l'eglise&lt;br /&gt;
Grecque, et font à tour de rôle selon les règlemens actuels, deux ou trois voyages&lt;br /&gt;
par an à Djiddah le seul port avec lequel Suez ait auj. des relations&lt;br /&gt;
commerciales directes de quelque importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tour de role&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les navires qui frequentent le port de Suez y compris ceux du facha&lt;br /&gt;
qui possède dans la mer Rouge une marine marchande mais point de&lt;br /&gt;
marine militaire, sont astreints au Dour, c.a.d. au tour de partance aussi&lt;br /&gt;
bien que les navires de Suez. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
requisitions&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Independ.t de cette restriction, le gouvernement du bacha est&lt;br /&gt;
dans l'usage de mettre en réquisition les navires, de partance pour tous les&lt;br /&gt;
transports que requiert le service de son armée d'Arabie et le nolis qu'il paie&lt;br /&gt;
alors est fort inférieur à celui que donne le commerce. Il résulte de cette&lt;br /&gt;
relation forcée entre le Gouv.t Egyptien et les armateurs de Suez que les&lt;br /&gt;
marchandises exportées annuellement pour le Compte des négocians &lt;br /&gt;
n'occupe pas beaucoup plus du 1/3 de la capacité totale des cent barques qui&lt;br /&gt;
exploitent le commerce libre de Suez. l'exportation libre n'est donc&lt;br /&gt;
représentée dans la realité que par 33 ou tout au plus 40 barques de cent&lt;br /&gt;
tonneaux fesant de deux à trois voyages par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
prohibitions &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le port de Suez se trouve par le fait en dehors du droit commun&lt;br /&gt;
et l'on dirait que le Pacha considère la mer Rouge comme un fleuve de ses&lt;br /&gt;
états. Un batiment Anglais le Colombo celui même qui avait apporté en&lt;br /&gt;
Egypte les deux éléphans envoyés en présent au Vice Roi par le gouverneur&lt;br /&gt;
de l'Inde n'a pas pu à son départ de Suez prendre un chargement de&lt;br /&gt;
marchandises. Cette prohibition était une conséquence nécessaire des règlemens&lt;br /&gt;
en vigueur. En effet si les étrangers étaient admis à charger des marchandises&lt;br /&gt;
dans ce port, les armateurs du pays se verraient bientôt enlever tous les&lt;br /&gt;
profits qui leur restent. Pour que Suez entrât dans le droit maritime universel sans entrainer la ruine des principales maisons de cette ville, il&lt;br /&gt;
faudrait que le Pacha laissât à ses sujets armateurs la libre déposition&lt;br /&gt;
de leurs barques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ignore jusqu'à quel point il est permis d'intervenir dans l'organisn. &lt;br /&gt;
interieure d'un pays quand cette organisation affecte le commerce&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13327</title>
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		<updated>2020-12-02T13:26:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;392&lt;br /&gt;
Les Galla&lt;br /&gt;
368&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7 alélou qui émigra - 8 makka - 9 dirk'i - 10 gimbi - 11 toullo - 12 mata - 13 choumi &lt;br /&gt;
abba bia - voici la généalogie de Dibar abba dink'i - raya - 2 mata - 3 sirba -4&lt;br /&gt;
goudrou - 5 loukkou qui est le nom de sa tribu - 7 karrayou qui émigra de walal- 8&lt;br /&gt;
öllamo - 9 dadou - 10 gousso - 11 djarso - 12 namo - 13 dibar. Dibar et choumi paraissent &lt;br /&gt;
19 f&lt;br /&gt;
être du même age et chacun nomme 12 ancêtres ce qui semblerait indiquer que leur compte &lt;br /&gt;
120 n&lt;br /&gt;
est vrai. A 33 ans par generation ce serait 429 ans c.a.d. que l'enfant à père inconnu &lt;br /&gt;
qui est l'ancêtre commun de tous les Galla aurait vécu vers 1400 de J.C. mais on a vu qu'il &lt;br /&gt;
[36 2?]&lt;br /&gt;
est probable que les générations Abyssines sont plus courtes que celles d'Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tribus du Goudrou&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
malole est le fils ainé de Goudrou. puis viennent : 2 loya - 3 hamöle et - 4 loukkou nés&lt;br /&gt;
d'une même mère - ensuite : 5 karra - 6 handarsa - 7 sirba. Il est evident que Goudrou est&lt;br /&gt;
un nom de race devenu celui du pays où s'établirent les descendans de Goudrou. C. M. et&lt;br /&gt;
Dibar me dirent ignorer comment s'appeler le pays avant qu'il ne fût occupé par les&lt;br /&gt;
Galla&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
habitans primitifs du Goudrou&lt;br /&gt;
γ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les mêmes la terre de Goudrou fut d'abord occupée par goubinao : ensuite par&lt;br /&gt;
146 a&lt;br /&gt;
k'outoumtoume, 3 k'artatou, 4 masala et enfin : 5 amara qui fit place aux&lt;br /&gt;
6 borana. Il est certain que les deux derniers noms sont des noms de races ou nations : pour&lt;br /&gt;
celles qui précèdent je n'ai pu avoir aucune donnée. en tout cas ces noms ne sont ni&lt;br /&gt;
Agaw ni Amharña. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
noms des gada&lt;br /&gt;
δ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
börmadji est l'ainé (angafa) des gada et ce nom ressemble beaucoup au barmadje&lt;br /&gt;
des falacha hwarasa nom qui signifie chez eux ainé des mize. Le 2e est melba - 3. puis&lt;br /&gt;
vient moudana - 4 doulo - 5 robale. les 5 gada sont les principaux. 6. möttölle et 7&lt;br /&gt;
horata sont fils de melba. 8 bifole est fils de moudana et 9 kirole est fils de doulo. &lt;br /&gt;
Ces gada ont eu donc pour origine des chefs borana. Dans la genealogie de Choumi, [lui ?]&lt;br /&gt;
et melba : mǎta son père était horata. Toullo son grand père était melba et ainsi de&lt;br /&gt;
suite, le fils entrant dans le gada de son grand père. en effet si le fils ètait restreint &lt;br /&gt;
au gada de son père il n'y arriverait qu'à un age très-avancé le cercle ne recommençant&lt;br /&gt;
qu'au bout de 72 ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
somnambulisme &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on m'a assuré dans le Goudrou n'avoir jamais entendu parler d'un cas de somnambulisme &lt;br /&gt;
naturel. Il en est de même dans le Gojam à Gondar et dans le Tögray. j'en suis &lt;br /&gt;
tenté de conclure que le somnambulisme n'existe pas en Ethiopie. Cela tiendrait-il à la race ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
oromo&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion Oromo est evidemment un Christianisme demi éteint et qui a été importé&lt;br /&gt;
d'Abyssinie car le Galla qui est l'ennemi mortel de l'Abyssin crie abet, abet quand il &lt;br /&gt;
implore le Ciel ou son maitre et ce mot abet est gööz ou Tögray. Le Galla invoque aussi&lt;br /&gt;
Marie et le sabbat absolum.t comme l'Abyssin. Cependant, comme il arrive partout où&lt;br /&gt;
un peuple n'a pas d'instructeurs, la majeure partie de la religion consiste en superstitions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fées&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les G. croient aux fées et C meta a la sienne qui s'appelle nabi wǎari ka. Il &lt;br /&gt;
l'invite chez lui une fois par an : on danse et l'on boit beaucoup et le zar ne manque&lt;br /&gt;
jamais de se faire entendre au milieu des chants. Elle demande des bagues, des toges et autres&lt;br /&gt;
ornemens. mais jamais on n'a connu l'existence d'une zar chez les Galla autrement que&lt;br /&gt;
par sa voix. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fête des ombres &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Galla comptent les jours comme les Astronomes de midi à midi, ce que je sus&lt;br /&gt;
parce que je promis d'écrire un gros charme dimanche pour le rendre plus fort : comme&lt;br /&gt;
il était près de midi nögous abba bosona vint se plaindre de mon manque de parole&lt;br /&gt;
en disant : midi va arriver et il sera lundi : or lundi est la fête des ombres (ayana&lt;br /&gt;
aköra) et vous aviez dit qu'il fallait écrire dimanche. mercredi est aussi la fête des ombres &lt;br /&gt;
ou morts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
jeunes Oromo&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Habib est le nom d'une des montagnes de Djömma qu'on dit être au nom de 44. Selon&lt;br /&gt;
l'usage Juif et prob.t Arabe d'aller sacrifier sur les hauts lieux les G. vont faire des libations&lt;br /&gt;
et egorger des victimes sur cette montagne. Le principal égorgeur ou k'allité est une femme&lt;br /&gt;
et elle a dernièr.t institué deux fetes ou [ayana ?] habib par semaine c.a.d. que les jeudis et dimanches&lt;br /&gt;
tous les Oromo s'abstiennent de lait et de beurre sans quoi leurs vaches doivent mourir. Cette abstinence&lt;br /&gt;
singulière qui ne s'etend pas à la viande me gêna beaucoup d'abord. Chez C. meta le 1er jeudi on &lt;br /&gt;
emprunta pour moi du lait à une autre maison : le surlendemain un heife (goromsa) mourut&lt;br /&gt;
et tout le monde de craindre. En conséquence samedi après-midi (dimanche Galla) on me &lt;br /&gt;
donna de l'eau mieillée au lieu de lait ce qui me vexa beaucoup. Je voulus voir lequel l'emporterait&lt;br /&gt;
de la superstition ou de l'hospitalité et le lendemain à la p.t du jour je fis seller en disant&lt;br /&gt;
que j'allais chercher un remède au madabbar. on me comprit on envoya emprunter du lait à &lt;br /&gt;
un métayer en menaçant de le renvoyer s'il refusait et en même tems on envoya un exprès au&lt;br /&gt;
M.t Habib avec un sel pour faire absoudre de la defense un hote rouge avec tous ses gens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
actions de graces&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ajama signifie fete et aussi génie ou esprit. Avant de manger on jette un peu&lt;br /&gt;
de pain vers les 4 points cardinaux et ces fragmens de pain restent ensuite par terre dans la&lt;br /&gt;
maison sans que personne y touche. Avant de boire on fait aussi une petite libation par&lt;br /&gt;
terre. C'est ensuite qu'on goute. J'ai vu G. meta donner son arita à un domestique qui&lt;br /&gt;
but 3 gorgées et rendit la coupe à son maitre. Celui-ci continua à boire comme par&lt;br /&gt;
le passé. quand il mange il donne aussi vers la fin un morceau à ses petites filles qui&lt;br /&gt;
recoivent en baisant sa main. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
politesse oromo&lt;br /&gt;
λ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucun G. ne se leve pour le maitre de la maison en Goudrou mais chez C. mota&lt;br /&gt;
les esclaves Amhara ont accoutumé l'epouse et les servantes à se lever. D'ailleurs on s'assied&lt;br /&gt;
pêle-mêle sans distinction de rang. Les G. des 2 sexes tiennent l'ongle du petit doigt de la&lt;br /&gt;
main gauche fort long sans qu'ils aient pu me dire pourquoi. les autres ongles sont coupés si&lt;br /&gt;
courts qu'ils semblent 1/2 arrachés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes G. couvrent les maisons. quand on a tué un éléphant on est reçu chez soi&lt;br /&gt;
par tous les membres de la famille avec chants et force boisson. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
genealogies&lt;br /&gt;
ν&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mata eut cinq enfans : 1 Goudrou ainé - 2 limmou - 3. talliha - 4 liban - 5&lt;br /&gt;
djawi. C. meta n'est pas sûr de l'ordre de ces 4 derniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
vrai lieu de walal&lt;br /&gt;
ξ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dibar me dit très-positivt ce qui suit en se tournant vers le Sud : J'ai Kafa&lt;br /&gt;
devant moi : alors walal et l'awasi sont à ma gauche. &amp;quot;l'awasi est donc evidemm.t&lt;br /&gt;
l'awach des A'da'l et l'on comprend comment la flottaison de quelques fabriques Abyssines&lt;br /&gt;
sur ses eaux ait pu exciter la cupidité et l'esprit de conquête chez les gens de walal alors&lt;br /&gt;
habitans d'un k'walla.&amp;quot; à la fin, ajouta-t-il, les eaux de l'awasi ne coulent pas mais&lt;br /&gt;
dorment. &amp;quot;ceci est evid.t le lac d'Awsa. &amp;quot;je ne sais s'il faut traverser la mer pour &lt;br /&gt;
entrer dans walal, mais ce pays-là est mi-parti daga et k'walla.&amp;quot; on conçoit ici &lt;br /&gt;
comment les Galla remontant l'Awasi aient fait une première apparition sur les&lt;br /&gt;
frontières de la province de Bali. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sörba Galla&lt;br /&gt;
ο&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voulus prier Sore la maitresse de la maison, de chanter et employai par&lt;br /&gt;
ignorance le mot sörba qui signifie comme on va voir une chose fort différente. Le&lt;br /&gt;
maitre étant absent on assembla 5 ou 6 femmes et ourse vieille décrépite fut entourée&lt;br /&gt;
par 3 ou 4 femmes qui 1/2 courbés devant elle semblaient la supplier en disant surtout : ya&lt;br /&gt;
goftako (o mon Seigneur). Ourse restait silencieuse. Enfin elle commença à avoir des convulsions&lt;br /&gt;
dans la partie sup.re du corps. Seulement sa tête était violemment jetée en avant et en arrière&lt;br /&gt;
et cette crise dura 1/4 de minute. Puis elle se tourna vers Sore et commença à la&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
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		<title>13:144:13307</title>
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		<updated>2020-12-02T13:22:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;372&lt;br /&gt;
Journal Kwarata 11 mars&lt;br /&gt;
[381 ?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
m. maryam à zara&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
puis dévié de la route pour atteindre la source thermale de wanzage ; 0h0 wanzage&lt;br /&gt;
à coté du goumara qu'il fallut encore traverser. 0h8 depart puis petits ruisseaux ; 1.4 le goumara&lt;br /&gt;
se rapproche de nous ; 2h0 traversé le chemin d'yfay au Gojam ; 2.75 collines qui forment le&lt;br /&gt;
contrefort du petit plateau de zara ; 3h5 faite et plaine plateau ; 3h6 zara. St michel complet.t&lt;br /&gt;
enseveli dans un bois d'öchǐe auj. sans fruits à cause de la grêle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
zara à k'warata&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
♃ 9 mars depart à 3h9 ; 4.2 chöna ; 4.4 lökwa (1m sur 0,03 et 2 nœuds) ; 6.0 ösouré (2m sur&lt;br /&gt;
0.04 et 3 nœuds) toujours sur un plateau inculteet boisé ; 7h0 kwarata.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
k'warata à bahrdar&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
depart de k'warata le ♄ 11 mars à 5h3 ; 6.0 arrivé au galda profond d'un mètre large&lt;br /&gt;
de 50m estimés et sans courant visible ; 6.6 depart ; 8.5 le pays de paturage est remplacé par&lt;br /&gt;
un taillis clairsemé. 9.7 tömböl ruisseau tout petit ; 9h9 abay que nous avons d'abord longé &lt;br /&gt;
un peu. après avoir traversé l'abay, 0h5 de plus jusqu'au sanctuaire de bakr dar St. george. &lt;br /&gt;
comme il y avait beaucoup de monde près de nous je n'ai pas osé mesurer une grande&lt;br /&gt;
base pour avoir la largeur du bac de l'Abay. J'ai pris un angle de 6°8' entre deux paquets&lt;br /&gt;
de dangol sur l'autre rive et dont la distance s'est trouvée de 30 mètres mais cette&lt;br /&gt;
base etait inclinée d'environ 30° à la direction divisant le triangle isocèle en deux tr. &lt;br /&gt;
rectangles j'ai obtenu 240 mètres environ pour la largeur ou en nombres ronds 200&lt;br /&gt;
mètres car la trajectoire était oblique en courant. La rivière courait 1/2 noeud envir. &lt;br /&gt;
mais la profondeur moyenne était de 3m au moins. C'est la plus belle masse d'eau &lt;br /&gt;
que j'aie vue en Abyssinie. un peu plus haut il y a des rapides qu'on peut appeler &lt;br /&gt;
395 γ&lt;br /&gt;
cataractes car les barques n'y peuvent passer. Il n'y a ni crocodiles ni hippopotames&lt;br /&gt;
au lieu du bac, et je me fatiguai sens.t à traverser à la nage. les berges sont&lt;br /&gt;
toutes de deux mètres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
présent enigmatique&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A koso maryam. on me dit que D. Börrou avait envoyé au Ras un cheval et&lt;br /&gt;
une mule [illisible] sans explication ni message. Je dis que le cheval comme père était D. Gocho&lt;br /&gt;
que la mule plus retive était D. Börrou ; ou être [nus ?] c'était ne pas connaitre de maitre&lt;br /&gt;
et qu'entrer ainsi chez le Ras c'etait dire faites de nous ce que vous voudrez. on applaudit&lt;br /&gt;
beaucoup à cette explication. Depuis Amora Gadal on monte beaucoup pour aller à &lt;br /&gt;
Dabra tabor qui termine une haute plaine brisée. Au S. est la colline que couronne&lt;br /&gt;
l'èglise d'iasous où sont enterrés Ras Gougsa, Ras Dori et D. alloula le père du Ras aly. &lt;br /&gt;
avant d'arriver au camp nous traversames une magnifique prairie formant vallon&lt;br /&gt;
entre 3 collines dont celle du camp est la moyenne pour la hauteur. Il y avait une 50&lt;br /&gt;
de chevaux et abondance d'herbe un peu seche comme partout à cette epoque dans le&lt;br /&gt;
Bagemödr.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
visite au Ras&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maison du Ras Gougsa est à l'extr. N. de la crête de cette petite colline D. &lt;br /&gt;
Börrou l'a mise en ruines et le mur d'enceinte n'a pas été réparé car Aly a passé &lt;br /&gt;
dans l'yadjou presque tout le tems qui s'est écoulé depuis la défaite d'Oubie. on a construit&lt;br /&gt;
dernier.t un beta nögous fort haut qui contient d'un coté une 10e de chevaux et une &lt;br /&gt;
mule et de l'autre un alga ou tronc de hauteur d'homme précédé d'un autre qui a plus &lt;br /&gt;
d'une coudée 1/2 de hauteur. Le Ras comme à l'ordinaire dedaignant son trone était&lt;br /&gt;
assis par terre sur un mauvais tapis. Il est comme D. Liban, que j'ai vu au fandja, &lt;br /&gt;
très-rouge. Sa taille est élancée, son nez camus (cocked up) et il n'a pas de barbe. Ses yeux&lt;br /&gt;
sont fort grands et roulent beaucoup à fleur de tête. Sa tête est petite et l'ensemble de&lt;br /&gt;
sa physionomie a une expression sotte et enfantine. Je crois qu'il mourra par&lt;br /&gt;
q.q. accident occasionné par son manque de prévoyance et cela bientôt. Il porte des &lt;br /&gt;
culottes tres-courtes, serrées, et n'atteignant pas le genou. Sa tête est toujours rasée et&lt;br /&gt;
nue de sorte qu'on pourrait aisément y faire des observations phrénologiques si&lt;br /&gt;
377 δ&lt;br /&gt;
cette science s'étendait à la race Ethiopienne ce que je ne crois pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
essais de force&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Ras me reçut fort bien me fit asseoir à sa gauche et me dit de laisser&lt;br /&gt;
mon bras mort pour en apprécier la pesanteur en le soulevant. Puis il essaya de&lt;br /&gt;
le prendre au dessus du poignet avec ses deux mains en dessus et me dit de me&lt;br /&gt;
degager ce que je fis sans peine sur quoi Aly appela un tchalaka et lui ordonna&lt;br /&gt;
d'essayer le tourne poignet avec moi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bahr dar à dabramay&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
depart de bahr dar le ♂ 14 mars par un terrain couvert de petits blocs erratiques de&lt;br /&gt;
lave dont les plus gros pouvaient avoir 0m4 de diamètre : le terrain s'elève legèr.t d'abord&lt;br /&gt;
puis s'abaisse tout le terrain est inculte et s'appelle le brahah de talala ; 9h2 andaya&lt;br /&gt;
allant au Nil (20m sur 0m5 et 2 nœuds) : il y a un ilot à ce bac 9h3 depart ; 9h4 ruisseau&lt;br /&gt;
0h9 depart du faite de la colline puis descente ; 2h3 ruisseau (1m sur 0.02 et 1 nœud) de &lt;br /&gt;
asabala. La halte précedente se nomme tag au bat ; 2h4 faras wagga ; vill. de 60 huttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
depart le ☿ 15 mars à 2h6 ; 3.75 arrivée à dabra may. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dabra may à angar&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
depart de dabra may le ♃ 16 mars à 4h75 ; 5h4 ruisseau (6m sur 0.03 et 2 nœuds) nommé&lt;br /&gt;
[réserve] ; 6h6 chöna (8m sur 0.2 et 2 nœuds) ; 6h75 marecage ; 7h2&lt;br /&gt;
descente avec précipice à gauche allant au Abay ; 7h6 halte à ce même précipice à hauso un ruisseau&lt;br /&gt;
9h2 agötta iasous au moins de 300 huttes ; une heure de plus jusqu'à angar où campent&lt;br /&gt;
les 2 chefs du Gojam. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
angar à Ybaba&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
d'angar nous allames le 20 mars camper au chöna qu'on me dit auj. être le &lt;br /&gt;
ŧoul. Il est de fait que le ŧoul doit être q.q. part ici. Dela nous allames le 21 camper sur une &lt;br /&gt;
hauteur un peu audelà du palais ruiné de facilidas qui est au N.E. de dabra may. l'enceinte&lt;br /&gt;
de ce palais qu'on nomme le gönb d'Ibaba (nom du district) est fort grande. Les murs sont en &lt;br /&gt;
chaux et sable. La porte d'entrée du coté de l'E. est flanquée de deux tours mais comme dans toutes&lt;br /&gt;
les constructions de facilidas il n'y a pas d'inscription et l'on est porté à croire que la porte d'entrée &lt;br /&gt;
actuelle était celle de l'enceinte et non d'un palais propr.t dit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à d. may&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous partimes d'Ibaba le 23 mars pour aller coucher à dabra may, qui est à tout au plus&lt;br /&gt;
2 milles delà. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dabra may à talalo &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ♀ 24 mars départ de dabra may à 5h0 ; 5h6 ruisseau allant vers la gauche ; 5.9 église&lt;br /&gt;
à droite sur la hauteur du pic isolé d'abola nögous qui reste à gauche. 6.7 chigaz (6m 0.04&lt;br /&gt;
et 1/2 nœud) ; 6.9 haylou gabya marché sans maisons ; 7h1 chöna ou peut être ŧoul (6m0.04 et 4&lt;br /&gt;
nœuds) ; 7h3 adet village que les warazi du D. Börrou viennent de bruler, ce village reste un peu&lt;br /&gt;
à droite : halte. 7.4 depart ; 8h4 kam St michel église à droite auj. abandonnée. 6.7 ruisseau&lt;br /&gt;
(1m0.02 et 4 nœuds) ; 9h7 St georges à gauche sans une ame ; 9h9 yazzat (6m0.03 et 3 nœuds)&lt;br /&gt;
halte ; 10h5 depart ; 11.4 route à gauche qui descend par le sanctuaire de ganj dans le&lt;br /&gt;
k'walla ; nous allons à droite ; 11h9 malza (4m03 et 3 nœ.) 0h75 de plus jusqu'à&lt;br /&gt;
tallalo sanctuaire. Toute cette journée a été sur la plaine ondoyante du &lt;br /&gt;
daga. yata est dit-on le vrai nom du malza&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13300</title>
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		<updated>2020-12-02T13:19:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;333&lt;br /&gt;
Causeries à Gondar&lt;br /&gt;
365&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
yeux, que d'ailleurs pour ne pas leur avoir rendu une faculté qui pourrait leur&lt;br /&gt;
causer des regrets il leur donnait en fief tout le pays que l’œil peut découvrir du haut &lt;br /&gt;
dewöhni dont l'horizon n'est ouvert que du coté de Balasa. Les wayzazarot&lt;br /&gt;
retournèrent à leur prison parce que personne ne leur aurait permis de s'échapper&lt;br /&gt;
ce qui contredit Bruce. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ouverture de la prison&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque mes informateurs sortirent de cette terrible prison, l'un avait 16, l'autre&lt;br /&gt;
18 ans. Six ans auparavant le Roi takla Giorgis vû l'insuffisance des revenus de&lt;br /&gt;
fiefs que le Ras et ses Galla s'étaient appropriés envoya un écrit (dabdabi) qui libérait&lt;br /&gt;
nominativement soixante detenus la plupart vieillards. on accueillit chaque nom avec des&lt;br /&gt;
cris de joie et les 49 restans (il y en avait 99 en tout) se prirent à pleurer à chaudes&lt;br /&gt;
larmes. Six ans après cet evènement ces 49 la plupart grandis, se revoltèrent, tombèrent&lt;br /&gt;
sur les gardiens et s'échappèrent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
cruautés envers les detenus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux wayzazaro ne connaissaient pas encore de femme à leur sortie. Leur père&lt;br /&gt;
était si pieux qu'il oubliait souvent son déjeuner pour prier et les prières étaient la&lt;br /&gt;
grande occupation des detenus. Leur père eut la main droite coupée par Rakafa afin qu'il&lt;br /&gt;
ne peut pas regner. Il disait souvent que le trone lui était dû et tout le monde regrettait&lt;br /&gt;
la liberté. Bakafa fit enlever les deux muscles principaux (talak na tanach) à Dawit&lt;br /&gt;
depuis Roi, afin qu'il ne pût pas regner. A la mort d'un Roi on allait choisir un&lt;br /&gt;
successeur à Wöhni où l'on ne restait qu'un jour ou deux au plus et chaque wayzaro&lt;br /&gt;
s'evertuait par des promesses de dignités futures d'influencer le choix des commissaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
naissances des enfans&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes allaient faire leurs couches au dehors afin d'avoir des temoins non&lt;br /&gt;
interessés. En sortant la femme montrait son sang à une femme (bala hag c.a.d. qui&lt;br /&gt;
s'était vouée à un seul mari parmi les gardiens du Wöhni et qui était commise à &lt;br /&gt;
cet effet. Cette femme constatait la grossesse et s'il naissait un enfant mab on&lt;br /&gt;
l'inscrivait aussitôt dans le dabdabique les anciens poinçonnaient d'année en année&lt;br /&gt;
pour savoir l'age de tous les prisonniers. Il est arrivé qu'une femme se tailla avec un &lt;br /&gt;
razoir pour préparer une supposition de part. on admettait comme wayzaro même &lt;br /&gt;
les enfans de mères négresses dont il y avait bon nombre pour le service. Il n'entra&lt;br /&gt;
jamais un seul esclave Galla à Wöhni prob.t à cause de leur intelligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
droit de succession&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme tout le monde était égal.t prisonnier et qu'un père ne conférait pas la&lt;br /&gt;
liberté à son fils en lui donnant le jour, dès qu'un enfant naissait il y avait dans les&lt;br /&gt;
revenus du mont une part prenante égale à celle du plus vieux c.a.d. il y avait égalité &lt;br /&gt;
parfaite entre tout le monde. on se tutoyait mais les jeunes employaient un langage&lt;br /&gt;
respectueux envers les vieillards. Les detenus étant maitres dans leur fief ne voulaient pas&lt;br /&gt;
qu'on insultât à leur malheur et si q.q. un se permettait de montrer du doigt leur&lt;br /&gt;
prison on coupait ce doigt. La chute d'une femme de haut du mont est restée un &lt;br /&gt;
mystère car il n'y eut de témoins que son cadavre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
juge de la prison&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gardien (ya wöhni azaj) jugeait les différens entre les detenus. Il était&lt;br /&gt;
après le öras le 1er de l'empire et on le choisissait toujours d'un pays éloigné afin qu'il&lt;br /&gt;
n'eût pas de raison de conniver avec les detenus. Si un wayzaro versait du sang on&lt;br /&gt;
ne suivait pas la loi du talion qui fait la base du droit commun car d'un coté les&lt;br /&gt;
detenus étaient soustraits à la loi civile et d'un autre comme rien n'empêchait que le&lt;br /&gt;
condamné ne devint roi un jour on s'opposait à avilir d'avance la Majesté Royale qui&lt;br /&gt;
est regardée comme énormement Sainte dans tout le pays despotique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
visites aux détenus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on accordait aux étrangers de distinction et surtout à des prêtres ou&lt;br /&gt;
professeurs de distinction des permissions expresses et individuelles pour visiter les&lt;br /&gt;
prisonniers ou résider auprès d'eux. C'est ainsi qu'un manhar d'Azazo depuis tué par&lt;br /&gt;
ordre de Bakafa enseigna au père de mes informateurs qui devînt aussi habile que lui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
evasions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y eut jamais que deux évasions : la 1ère celle de Bakafa préparée par un &lt;br /&gt;
co-detenu et un homme libre. La 2e peu après la libération des 60, ou Baöda&lt;br /&gt;
maryam depuis Roi et deux autres s'esquivèrent. Il y avait une grande quantité de&lt;br /&gt;
belles etoffes beaux livres et ustensiles curieux sur ce mont. mon organon en fait foi&lt;br /&gt;
par le fini de son écriture et de sa reliure. Lors de la dernière insurrection les batimens&lt;br /&gt;
construits sous fasilidas par des ouvriers d'Europe étaient tombés en ruine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(à corriger :) tous les enfantemens avaient lieu sur la montagne. une femme enceinte pouvait&lt;br /&gt;
entrer et sortir en se prouvant enceinte à chaque fois. Les disputes individuelles étaient fortes. &lt;br /&gt;
tel prisonnier en rencontrant tel autre ne le saluait qu'en disant : tourne ton visage loin &lt;br /&gt;
de moi. Le père de mon informateur était un mamhar parfait. son oncle sorte de fier à&lt;br /&gt;
bras portait un petit sabre avec lequel il a q.q. fois blessé mais on n'a jamais tué personne&lt;br /&gt;
dans wöhni. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
du tems de l'Ytege mantouab le gr. père d'un ouvrier en fer qui me l'a dit fit un moulin&lt;br /&gt;
à ane comme ceux d'Egypte pour la farine et le donna ensuite à un officier du Roi pour&lt;br /&gt;
faire la poudre. il avait aussi une presse à huile qui travaillait beaucoup. il raccommoda aussi &lt;br /&gt;
pour l'Ytege une pendule à sonnerie. Il n'y a plus auj. trace de toutes ces belles choses. auj. en&lt;br /&gt;
chawa on a excommunié un moulin à eau disant qu'un diable le fesait tourner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
cruauté punie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les K'ömant ont de la dévotion pour certaines èglises de Gondar et c'est comme une&lt;br /&gt;
mode chez eux tantôt ab. estateos tantot une autre. leurs ex voto sont fort simples. un hiver&lt;br /&gt;
une femme k'ömant alla offrir une charge de bois à bruler à abba djale takla haymanot. &lt;br /&gt;
un espiègle de diacre s'amusa à tirer les trous de ses oreilles jusqu'à les fendre en deux La&lt;br /&gt;
pauvre femme se contenta de dire qu'ab takla haymanot ne laisserait pas cette cruauté&lt;br /&gt;
impunie. Le même soir tous les gens de cette église allèrent boire chez leur alaka et la plup. &lt;br /&gt;
s'en retournèrent ivres chez eux. Le petit diacre s'endormit par terre en route et fut&lt;br /&gt;
dévoré par les hyènes si bien qu'on ne trouva que ses machoires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
renvoi des protestans&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l'Alaka h. Sölasie le Bacha Zeinou qui se promettait un poste important quand&lt;br /&gt;
[arabe] aurait pris l'Abyssinie persuada à Oubi que les missionnaires protestans allaient faire&lt;br /&gt;
venir sept batimens Anglais pour s'emparer du pays. il craignait que des Européens ne fissent échouer&lt;br /&gt;
l'entreprise du Pacha d'Egypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant que j'étais au camp de D. Börrou il vint 5 Gallas envoyés du Goudrou&lt;br /&gt;
disant naïvement que les péritoines des victimes predisaient la paix avec le Ras et comme&lt;br /&gt;
dans ce cas les gens du Gojam voulaient faire une rhazzia dans le Goudroi on proposait un tribut. &lt;br /&gt;
j'ignore la reponse du D. Börrou mais sur ces entrefaites l'ordre fut donné de piller le pays&lt;br /&gt;
d'Ibaba et la 1/2 des envoyés Gallas s'étant joint aux pillards fut tuée par les villageois.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13329</title>
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		<updated>2020-12-02T13:04:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;394&lt;br /&gt;
Les Gallas&lt;br /&gt;
393&lt;br /&gt;
beau-fils de Dibar. Les jeunes filles chantaient dans un petit cercle comme celles des Szomal&lt;br /&gt;
mais avec l'assistance d'un tube de kröhaha sans trous, et que deux d'entr'elles soufflaient avec&lt;br /&gt;
beaucoup d'ensemble. de tems en tems 2 jeunes Gallas se mettaient face à face, saisissaient &lt;br /&gt;
leurs compagnes du bout des mains et secouaient tout le haut de leur corps en criant&lt;br /&gt;
très vite : koi ! koi, koi !! Cette danse singulière qui se nomme aussi sörba est très-apre&lt;br /&gt;
et en terminant les jeunes filles regardaient en riant et les larmes aux yeux. un jeune homme qui&lt;br /&gt;
était avec moi en fit de même vis a vis la jeune fille qui accepta la partie sans balancer. c'est la &lt;br /&gt;
tête et les seins qui vibrent le plus : les pieds ne changent pas de place. le sörba eut lieu sous&lt;br /&gt;
un arbre et le soir du Dimanche quoique par le fait la S.t michel fut deja passée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maison où je passai la nuit a une bonne porte à l'Abyssine, à deux battans avec un &lt;br /&gt;
gros morceau de bois en dessus taillé grossier.t en ogive. il n'y a pas de seuil mais la maison est&lt;br /&gt;
entourée d'une bonne enceinte avec haie et 2e porte ce qui n'existe pas dans asandabo. J'ai vu &lt;br /&gt;
aussi le goulanta ne pas depasser le seuil du houla dinka. Il y a d'ailleurs dans toutes les &lt;br /&gt;
maisons de petites pochettes en boue appelées girgiddi où l'on dépose les wanta, cuillers et&lt;br /&gt;
autres petits objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est remarquable que jusqu'à la S.t michel (laquelle est 8 jours avant le K. mikael&lt;br /&gt;
sane des Abyssins) je n'avais pas vu une seule jeune fille Galla. leur vêtement consiste en&lt;br /&gt;
un seul cuir attaché comme la robe des femmes Szomal. elles ont la couronne rasée mais&lt;br /&gt;
pas plus grande que chez nos prêtres en Europe, et le reste de leurs cheveux est comme ceux des&lt;br /&gt;
femmes et des jeunes garçons, en cordes. une femme qui vint au madabbar ne voulut pas&lt;br /&gt;
toucher mon cuir de sa tête jusqu'à ce que je lui disse qu'il était egorgé par un Borana. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
önarya&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gouma et önarya sont des noms de lieu. Tous les autres noms sont des noms de tribus. &lt;br /&gt;
ceux-là seraient-ils agaw ? Il existe un narīa (önarya) dans la presqu'ile de marawe au &lt;br /&gt;
meroe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant avec Choumi meta sans interprète, il me donna la liste suivante des officiers du gada &lt;br /&gt;
ou gouvernement et dans l'ordre suivant : 1. sa abba - 2 abba babesa qui alluma le feu au &lt;br /&gt;
moyen du tima ou batons à friction : c'était la fonction de choumi meta. 3 k'etala - 4&lt;br /&gt;
ittirda sanga - 5 darma - 6 bantisaka - 7 k'allata - 8 dagaga - 9 boutta - 10&lt;br /&gt;
gönna - 11 misansa - 12 abba bokko - son gada, le dernier défunt, était hörresa. &lt;br /&gt;
le gada actuel est moudana. c'est en sane qu'on l'institue et le boutta est en alme ou&lt;br /&gt;
hamle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le message de Choumi meta à abba bagibo : J'ai reçu ton message et y [illisible]. &lt;br /&gt;
Je désire avoir la fille de ton fils pour femme. Ce que tu me veux je ne sais mais j'ai jugé &lt;br /&gt;
de ton cœur par le mien et ne prévois que le bien. Je voulais t'envoyer haseyn le marchand&lt;br /&gt;
[sténographie] mais il refusa. à la fin de maskarram je t'enverrai au marchand pour prendre&lt;br /&gt;
ta petite fille et me la conduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
projets d'abba bagibo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après la lettre d'Abba B. à Ras A'ly laissée chez C. meta et que celui-ci me fit lire&lt;br /&gt;
Le Roi d'önarya se flatte de tenir tout le Goudrou par ce mariage ce dont je doute fort. Il&lt;br /&gt;
est certain que le Goudrou ne restera pas long-tems dans son état actuel. Les gens du pays même&lt;br /&gt;
s'attendent à voir naitre un Roi et le gueux de Ras oumco se croit le candidat. Dibar&lt;br /&gt;
l'homme le plus instruit du pays et C. meta se croient aussi destinés à porter la couronne&lt;br /&gt;
Dieu seul sait tout cela. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
procès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les G. de Djömma kaka sont très-processifs et leurs plaidoiries ressemblent à&lt;br /&gt;
celles de l'Abyssinie par leurs paris juridiques : mais ils vont avec tant de vivacité qu'ils&lt;br /&gt;
ont inventé des signes pour leurs paris. Aussi s'ils lèvent le pouce c'est un bœuf, l'index&lt;br /&gt;
une vache, le medius un veau, l'annulaire un mouton (je crois), le petit doigt une&lt;br /&gt;
mesure de grain. le geste de parer, allant et venant, de la main gauche signifie un &lt;br /&gt;
beau boucher. celui de se couvrir la poitrine est le pari d'une toge. Au lieu du&lt;br /&gt;
tatayak, litayak, ils disent kottou, donfi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
philosophe Borana&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dibar m'expliqua long.t comment le Soleil entre par une porte différente&lt;br /&gt;
tous les jours de la semaine car je l'ai appris, dit-il, d'un homme qui a été dans le pays&lt;br /&gt;
où le Soleil se lève. puis il me demanda si tout cela était vrai. Je lui dis que non ce&lt;br /&gt;
qui le vexa après un aussi long discours. Cependant il se tira d'embarras habilement : &lt;br /&gt;
science, science, dit-il, tout cela n'est qu'un vain nom : je suis vieux, ai passé ma&lt;br /&gt;
vie à questionner et ne sais au bout de tout cela que deux verités : l'une que tout &lt;br /&gt;
être qui est né doit mourir, l'autre que lorsque le Soleil s'est levé il nous éclaire. &lt;br /&gt;
La verité et l'erreur sont separés par un point indivisible. midi est la limite &lt;br /&gt;
de nos journées. La délibération du matin est bonne et vraie, celle du soir est&lt;br /&gt;
remplie d'erreurs. Le songe d'avant minuit vient du diable, celui d'après est le&lt;br /&gt;
message du ciel. qui separera des époques pourtant si différentes ? Abba Dia&lt;br /&gt;
vous êtes un homme heureux allez dans votre pays et dites-lui ces paroles&lt;br /&gt;
d'un vieux Borana. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
toumbo ou pain Galla&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nourriture ordinaire des G. est le toumbo pain fait d'une pâte fermentée un &lt;br /&gt;
peu plus epaisse que celle que les Abyssins emploient pour le tabita. Cette pâte est dans un pot&lt;br /&gt;
et on n'use pas de mesure comme en Abyssinie. on commence par renverser un petit ele&lt;br /&gt;
nommé kasi sur le gimdji ou les trois pierres : par dessus on renverse le grand ele&lt;br /&gt;
et son couvercle est posé par coté de manière à se chauffer aussi par [un ?] feu vif&lt;br /&gt;
qu'on fait. quand le tout est assez chaud, on met l'ele comme à l'ordinaire et par&lt;br /&gt;
dessus on place le kasi comme il était sur le feu c.a.d. la partie bombée en dessus. &lt;br /&gt;
Puis on jette la pate sur le kasi et elle s'y arrange d'elle-même, la portion qui &lt;br /&gt;
tombe sur l'ele formant le rebord du pain absolument comme nos assiettes. Le&lt;br /&gt;
couvercle étant mis et luté avec la bouse de vache on laisse ce four très-portatif&lt;br /&gt;
continuer à se chauffer sur le feu. Le toumbo a une croute intérieure mince&lt;br /&gt;
et je le trouve plus agréable que le tabita. Dans son creux on verse du lait&lt;br /&gt;
de beurre presque toujours très-aigre car on laisse le lait se cailler avant de &lt;br /&gt;
le battre sous pretexte qu'on en retire ainsi plus de beurre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
viande&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. meta emploie un gril en fer grossier pour sa viande mais ordinairement on&lt;br /&gt;
coupe la viande en lanières qu'on suspend aux bouts de deux batons tenus des deux&lt;br /&gt;
mains et l'on grille ainsi dans la flamme. on peut retourner deux ou 3 fois d'où le tabs&lt;br /&gt;
Galla me semble meilleur que celui des Abyssins et est moins charbonné. Les G. mangent&lt;br /&gt;
la viande crue mais moins que les Abyssins. Ils mettent de la graisse de coté et la mangent&lt;br /&gt;
crue. Ils ne sèchent la viande au soleil que pour aller à la chasse, et ne connaissent &lt;br /&gt;
pas l'ouloua des saho et A'far. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
boissons&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bière ordinaire est comme celle d'Abyssinie. la bière bokkori du Goudrou est&lt;br /&gt;
aussi forte que le porter Anglais mais moins bien préparé bien qu'on la filtre souvent&lt;br /&gt;
avant de la boire. l'hydromel est en general depourvu de l'addition d'un principe&lt;br /&gt;
amer. on ne boit le lait que caillé ou depourvu de beurre. Je n'ai jamais vu un &lt;br /&gt;
Galla boire de l'eau chez lui. Ils mangent dès la pointe du jour en se levant puis&lt;br /&gt;
vers le midi et enfin le soir et ces repas sont plus abondans que ceux des Abyssins.&lt;br /&gt;
Dans un repas solennel on boit toujours et avant et après le manger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[5 ?]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13303&amp;diff=24797</id>
		<title>13:144:13303</title>
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		<updated>2020-12-02T11:59:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;368 &lt;br /&gt;
Les Gallas&lt;br /&gt;
332&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
le hamza consomme inconnu au N. de la méditerrannée et qui a dû s'y perdre. 1. ani&lt;br /&gt;
est le ni Basque. 2. ptou est le tou de la langue d'Oc et du Latin 3. isa rappelle&lt;br /&gt;
le pronom personnel français sa 3. öchi est le she anglais. 1. pou est le nous &lt;br /&gt;
français ou le nos Latin &amp;amp; Grec et cet n se retrouve aussi en Arabe. Il est inutile ici &lt;br /&gt;
d'ajouter que les Galla aiment à conquérir en emigrant et que tel était le penchant &lt;br /&gt;
national des Gaulois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dieu du fleuve&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous traversions le nil dit ab. goud ; allant de Baso au Goudrou. une mule que&lt;br /&gt;
guidait un Galla à la nage fut emportée par un crocodile. Tout le monde eut peur de&lt;br /&gt;
tenter le passage, jusqu'à ce qu'un fokara prit du café et de l'hydromel et en versa&lt;br /&gt;
un peu dans l'eau pour apaiser le chaykh du fleuve, ya wanz kwolle ajouta-t-il en&lt;br /&gt;
Amharña. Ici se trouvent deux pratiques Romaines 1° la libation pour apaiser un&lt;br /&gt;
Dieu irrité. 2° la croyance qu'il existe un Dieu particulier pour chaque fleuve. Le passage&lt;br /&gt;
eut lieu ensuite sans accident. Les Galla disent pour le Dieu du fleuve&lt;br /&gt;
abönas et les Södama [réserve]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fêtes religieuses&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on ne sait rien de la religion des Galla : Le 25 mai 1842 était la fête de toullou&lt;br /&gt;
habib m.t du Djömma. Ce jour là point de monture et non seulement on ne vendait pas&lt;br /&gt;
du lait mais encore on ne donnait pas du lait aux étrangers dans les maisons de peur que&lt;br /&gt;
toullon habib ne rendit les vaches stériles. Le 25 mai était aussi une fête de&lt;br /&gt;
barhaymanot ou un nom approchant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
gada&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abba bosa me dit que cette année les moudana gouvernent puis viendront&lt;br /&gt;
les kirole, puis les robale puis les börmadji mais il avait l'air de parler vag.t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abba magal me dit dans asandabo que les Galla étaient venus par le &lt;br /&gt;
walagga pays à l'O. de Kafa, pays d'or et d'ivoire et complet daga. Il est en &lt;br /&gt;
effet peu probable que les Galla soient venus en traversant l'ounia par le Waratta&lt;br /&gt;
qui est un obstacle enorme puis qu'ils n'ont pu traverser le Garadjab. Ceci ramène&lt;br /&gt;
l'origine des Galla au haut plateau qui donne sans doute naissance au fleuve&lt;br /&gt;
Blanc et ils auront commencé leurs invasions en suivant les lignes de partage ou&lt;br /&gt;
de faite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Choumi meta, abba bia, un Roi Chrétien envoya demander une femme&lt;br /&gt;
à un roi nègre qui par generosité royale lui en envoya 9, avec recommendation de ne&lt;br /&gt;
pas s'arrêter sous un k'eltou (waska) près d'un lac. Ce néanmoins ces 9 vierges nègres&lt;br /&gt;
y passèrent la nuit devinrent enceintes de Seytan (le diable) et donnèrent naissance&lt;br /&gt;
à neuf garçons les ancêtres des Borana ou nobles Galla. on ne sait les noms de ces neuf&lt;br /&gt;
patriarches. Le nom d'oromo qui s'applique aussi à la religion Galla comprend les&lt;br /&gt;
toumtou, faki etc. c.a.d. les ouvriers ou roturiers de toute espèce. Le nom du &lt;br /&gt;
Borana dans son Dounfata est ilma Galla. Galla est le nom d'un homme et&lt;br /&gt;
comme on prononce le Dounfata avant le combat le nom de Galla fut connu &lt;br /&gt;
partout. Le pays originaire des Galla est walal pays au delà de Wallagga&lt;br /&gt;
par rapport à Goudrou. walal est encore auj. habité par des Galla qui n'ont&lt;br /&gt;
d'autres vêtemens que des peaux de mouton. Les marchands et voyageurs n'y vont&lt;br /&gt;
pas. c'est un daga froid et n'ayant que de petites rivières. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conclusions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'en conclus que Walal est le plateau central Africain où le Nil Blanc&lt;br /&gt;
prend sa source. La petitesse des rivières indique la sommité d'un plateau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rivière awasi coule dans walal. Les Galla n'y ont pas le ver solitaire&lt;br /&gt;
et l'ont pris pour avoir mangé le koso d'un nagous Abyssin qui étant preparé &lt;br /&gt;
avec du beurre et enveloppé dans sa chemise tomba dans l'awasi et fut porté&lt;br /&gt;
jusqu'aux Galla, qui d'abord en voyant sortir le ver crurent que leurs entrailles&lt;br /&gt;
devenaient excremens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Goudrou personne ne travaille à la journée. choumi meta a 50 esclaves au&lt;br /&gt;
moins et 50 paires de bœufs pour les terres qu'il laboure lui-même. Quant à ses&lt;br /&gt;
terres données à des metayers à moitié produit on n'a pas pu m'en dire le nombre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le dounfata des Gallas. Borana ouro, Gallei, dira walal, woya&lt;br /&gt;
gourta, gara gourata, gourata mata, korma saladan gale c.a.d. : noble, brave&lt;br /&gt;
de race, homme (vir) de walal, à toge noire, à cœur noir, à noire tête, est entré avec&lt;br /&gt;
sa corne de taureau. Je demandai à plusieurs reprises si on disait Gallei avec l'accent&lt;br /&gt;
tonique sur [el ?] et on me dit qu'oui. ourou ou ouro signifie brave de race. La mention &lt;br /&gt;
de la toge prouve que ce dounfata est postérieur à la sortie de walal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
six gaada et auj. 4 années de la 7e gada se sont écoulés depuis que les Galla sont&lt;br /&gt;
entrés en Goudrou. J'en conclus que Choumi meta n'est pas né en Goudrou et en effet me&lt;br /&gt;
dit-il je suis né à rare près toullou Habib. mon grand père vint sur l'Abay faire la&lt;br /&gt;
paix avec le nögous d'Abyssinie. C'est donc en 1791 que les Galla se sont emparés du&lt;br /&gt;
Goudrou. Les aborigènes se dispersèrent en sortant du pays de leurs ancêtres mais selon&lt;br /&gt;
C. meta ils n'étaient pas Södama. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
même les esclaves qui ont été admises à la couche de leur maitre ne le nomment&lt;br /&gt;
que par le nom de son cheval. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les 1ers aventuriers de Walal attaquèrent la frontière des Södama ils&lt;br /&gt;
fondirent d'abord sur un troupeau de bœufs. les pasteurs s'enfuirent au village où les &lt;br /&gt;
guerriers södama jouaient au gabbata et leur annoncèrent la venue de&lt;br /&gt;
l'ennemi. les guerriers dirent : où y a-t-il des ennemis ? tant on ignorait l'existence&lt;br /&gt;
des Galla. Ils chassèrent ensuite leurs pasteurs à coups de baton comme menteurs, et&lt;br /&gt;
ils furent tous exterminés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est l'arrivée d'un chotal, d'un dög et d'une toge flattés par l'awasi qui&lt;br /&gt;
eveilla d'abord l'esprit de conquête chez les Galla de Walal&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les roturiers (gǎbbaro) dit C. meta sont descendus des 30 fils d'Adam : les&lt;br /&gt;
Borana des neuf fils du diable. Il y a 30 fils d'Adany n'est-ce pas. nous disons&lt;br /&gt;
qu'il y en a 3. Et nous disons qu'Adany eut trente enfans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
singularité des moeurs Galla : Dibar frère d'armes et ami de Choumi fut invité chez&lt;br /&gt;
lui et vint tandis qu'il était à faire honneur à un gigot desossé. &amp;quot;Dites-lui que je mange et qu'il &lt;br /&gt;
attende dit Chouali l'un des Galla les plus genereux et hospitaliers. un autre jour il commença à &lt;br /&gt;
manger et son fils nögous agé de 25 ans au moins et père de famille sortit aussitôt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enormes bracelets d'ivoire sont mis à leur place par un homme vigoureux qui&lt;br /&gt;
tire la main bien beurrée et refroidie. ainsi une fois mis on ne les ôte plus. ceux des enfans sont&lt;br /&gt;
brisés quand l'avant bras a grandi assez pour que ces singuliers ornemens les gênent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici la généalogie de choumi meta : raya fils de Seytan. 2 mata. 3 sirba. 4 goudrou.&lt;br /&gt;
5 loya qui est le nom de sa tribu. 6 horro ces six ancêtres vécurent dans le pays de walal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
392&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13329&amp;diff=24796</id>
		<title>13:144:13329</title>
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		<updated>2020-12-02T11:56:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;394&lt;br /&gt;
Les Gallas&lt;br /&gt;
[393 ?]&lt;br /&gt;
beau-fils de Dibar. Les jeunes filles chantaient dans un petit cercle comme celles des Szomal&lt;br /&gt;
mais avec l'assistance d'un tube de kröhaha sans trous, et que deux d'entr'elles soufflaient avec&lt;br /&gt;
beaucoup d'ensemble. de tems en tems 2 jeunes Gallas se mettaient face à face, saisissaient &lt;br /&gt;
leurs compagnes du bout des mains et secouaient tout le haut de leur corps en criant&lt;br /&gt;
très vite : koi ! koi, koi !! Cette danse singulière qui se nomme aussi sörba est très-apre&lt;br /&gt;
et en terminant les jeunes filles regardaient en riant et les larmes aux yeux. un jeune homme qui&lt;br /&gt;
était avec moi en fit de même vis a vis la jeune fille qui accepta la partie sans balancer. c'est la &lt;br /&gt;
tête et les seins qui vibrent le plus : les pieds ne changent pas de place. le sörba eut lieu sous&lt;br /&gt;
un arbre et le soir du Dimanche quoique par le fait la S.t michel fut deja passée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maison où je passai la nuit a une bonne porte à l'Abyssine, à deux battans avec un &lt;br /&gt;
gros morceau de bois en dessus taillé grossier.t en ogive. il n'y a pas de seuil mais la maison est&lt;br /&gt;
entourée d'une bonne enceinte avec haie et 2e porte ce qui n'existe pas dans asandabo. J'ai vu &lt;br /&gt;
aussi le goulanta ne pas depasser le seuil du houla dinka. Il y a d'ailleurs dans toutes les &lt;br /&gt;
maisons de petites pochettes en boue appelées girgiddi où l'on dépose les wanta, cuillers et&lt;br /&gt;
autres petits objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est remarquable que jusqu'à la S.t michel (laquelle est 8 jours avant le K. mikael&lt;br /&gt;
sane des Abyssins) je n'avais pas vu une seule jeune fille Galla. leur vêtement consiste en&lt;br /&gt;
un seul cuir attaché comme la robe des femmes Szomal. elles ont la couronne rasée mais&lt;br /&gt;
pas plus grande que chez nos prêtres en Europe, et le reste de leurs cheveux est comme ceux des&lt;br /&gt;
femmes et des jeunes garçons, en cordes. une femme qui vint au madabbar ne voulut pas&lt;br /&gt;
toucher mon cuir de sa tête jusqu'à ce que je lui disse qu'il était egorgé par un Borana. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
önarya&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gouma et önarya sont des noms de lieu. Tous les autres noms sont des noms de tribus. &lt;br /&gt;
ceux-là seraient-ils agaw ? Il existe un narīa (önarya) dans la presqu'ile de marawe au &lt;br /&gt;
meroe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant avec Choumi meta sans interprète, il me donna la liste suivante des officiers du gada &lt;br /&gt;
ou gouvernement et dans l'ordre suivant : 1. sa abba - 2 abba babesa qui alluma le feu au &lt;br /&gt;
moyen du tima ou batons à friction : c'était la fonction de choumi meta. 3 k'etala - 4&lt;br /&gt;
ittirda sanga - 5 darma - 6 bantisaka - 7 k'allata - 8 dagaga - 9 boutta - 10&lt;br /&gt;
gönna - 11 misansa - 12 abba bokko - son gada, le dernier défunt, était hörresa. &lt;br /&gt;
le gada actuel est moudana. c'est en sane qu'on l'institue et le boutta est en [alme ?] ou&lt;br /&gt;
hamle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le message de Choumi meta à abba bagibo : J'ai reçu ton message et y [illisible]. &lt;br /&gt;
Je désire avoir la fille de ton fils pour femme. Ce que tu me veux je ne sais mais j'ai jugé &lt;br /&gt;
de ton cœur par le mien et ne prévois que le bien. Je voulais t'envoyer haseyn le marchand&lt;br /&gt;
[sténographie] mais il refusa. à la fin de maskarram je t'enverrai au marchand pour prendre&lt;br /&gt;
ta petite fille et me la conduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
projets d'abba bagibo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après la lettre d'Abba B. à Ras A'ly laissée chez C. meta et que celui-ci me fit lire&lt;br /&gt;
Le Roi d'önarya se flatte de tenir tout le Goudrou par ce mariage ce dont je doute fort. Il&lt;br /&gt;
est certain que le Goudrou ne restera pas long-tems dans son état actuel. Les gens du pays même&lt;br /&gt;
s'attendent à voir naitre un Roi et le gueux de Ras oumco se croit le candidat. Dibar&lt;br /&gt;
l'homme le plus instruit du pays et C. meta se croient aussi destinés à porter la couronne&lt;br /&gt;
Dieu seul sait tout cela. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
procès&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les G. de Djömma kaka sont très-processifs et leurs plaidoiries ressemblent à&lt;br /&gt;
celles de l'Abyssinie par leurs paris juridiques : mais ils vont avec tant de vivacité qu'ils&lt;br /&gt;
ont inventé des signes pour leurs paris. Aussi s'ils lèvent le pouce c'est un bœuf, l'index&lt;br /&gt;
une vache, le medius un veau, l'annulaire un mouton (je crois), le petit doigt une&lt;br /&gt;
mesure de grain. le geste de parer, allant et venant, de la main gauche signifie un &lt;br /&gt;
beau boucher. celui de se couvrir la poitrine est le pari d'une toge. Au lieu du&lt;br /&gt;
tatayak, litayak, ils disent kottou, donfi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
philosophe Borana&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dibar m'expliqua long.t comment le Soleil entre par une porte différente&lt;br /&gt;
tous les jours de la semaine car je l'ai appris, dit-il, d'un homme qui a été dans le pays&lt;br /&gt;
où le Soleil se lève. puis il me demanda si tout cela était vrai. Je lui dis que non ce&lt;br /&gt;
qui le vexa après un aussi long discours. Cependant il se tira d'embarras habilement : &lt;br /&gt;
science, science, dit-il, tout cela n'est qu'un vain nom : je suis vieux, ai passé ma&lt;br /&gt;
vie à questionner et ne sais au bout de tout cela que deux verités : l'une que tout &lt;br /&gt;
être qui est né doit mourir, l'autre que lorsque le Soleil s'est levé il nous éclaire. &lt;br /&gt;
La verité et l'erreur sont separés par un point indivisible. midi est la limite &lt;br /&gt;
de nos journées. La délibération du matin est bonne et vraie, celle du soir est&lt;br /&gt;
remplie d'erreurs. Le songe d'avant minuit vient du diable, celui d'après est le&lt;br /&gt;
message du ciel. qui separera des époques pourtant si différentes ? Abba Dia&lt;br /&gt;
vous êtes un homme heureux allez dans votre pays et dites-lui ces paroles&lt;br /&gt;
d'un vieux Borana. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
toumbo ou pain Galla&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nourriture ordinaire des G. est le toumbo pain fait d'une pâte fermentée un &lt;br /&gt;
peu plus epaisse que celle que les Abyssins emploient pour le tabita. Cette pâte est dans un pot&lt;br /&gt;
et on n'use pas de mesure comme en Abyssinie. on commence par renverser un petit ele&lt;br /&gt;
nommé kasi sur le gimdji ou les trois pierres : par dessus on renverse le grand ele&lt;br /&gt;
et son couvercle est posé par coté de manière à se chauffer aussi par [un ?] feu vif&lt;br /&gt;
qu'on fait. quand le tout est assez chaud, on met l'ele comme à l'ordinaire et par&lt;br /&gt;
dessus on place le kasi comme il était sur le feu c.a.d. la partie bombée en dessus. &lt;br /&gt;
Puis on jette la pate sur le kasi et elle s'y arrange d'elle-même, la portion qui &lt;br /&gt;
tombe sur l'ele formant le rebord du pain absolument comme nos assiettes. Le&lt;br /&gt;
couvercle étant mis et luté avec la bouse de vache on laisse ce four très-portatif&lt;br /&gt;
continuer à se chauffer sur le feu. Le toumbo a une croute intérieure mince&lt;br /&gt;
et je le trouve plus agréable que le tabita. Dans son creux on verse du lait&lt;br /&gt;
de beurre presque toujours très-aigre car on laisse le lait se cailler avant de &lt;br /&gt;
le battre sous pretexte qu'on en retire ainsi plus de beurre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
viande&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. meta emploie un gril en fer grossier pour sa viande mais ordinairement on&lt;br /&gt;
coupe la viande en lanières qu'on suspend aux bouts de deux batons tenus des deux&lt;br /&gt;
mains et l'on grille ainsi dans la flamme. on peut retourner deux ou 3 fois d'où le tabs&lt;br /&gt;
Galla me semble meilleur que celui des Abyssins et est moins charbonné. Les G. mangent&lt;br /&gt;
la viande crue mais moins que les Abyssins. Ils mettent de la graisse de coté et la mangent&lt;br /&gt;
crue. Ils ne sèchent la viande au soleil que pour aller à la chasse, et ne connaissent &lt;br /&gt;
pas l'ouloua des saho et A'far. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
boissons&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bière ordinaire est comme celle d'Abyssinie. la bière bokkori du Goudrou est&lt;br /&gt;
aussi forte que le porter Anglais mais moins bien préparé bien qu'on la filtre souvent&lt;br /&gt;
avant de la boire. l'hydromel est en general depourvu de l'addition d'un principe&lt;br /&gt;
amer. on ne boit le lait que caillé ou depourvu de beurre. Je n'ai jamais vu un &lt;br /&gt;
Galla boire de l'eau chez lui. Ils mangent dès la pointe du jour en se levant puis&lt;br /&gt;
vers le midi et enfin le soir et ces repas sont plus abondans que ceux des Abyssins.&lt;br /&gt;
Dans un repas solennel on boit toujours et avant et après le manger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[5 ?]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13330&amp;diff=24795</id>
		<title>13:144:13330</title>
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		<updated>2020-12-02T11:52:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[numéro ?]&lt;br /&gt;
Journal (Kobbo) 14 juin 1843&lt;br /&gt;
395&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
prétexte pour partir au plus vite du camp du Ras chez qui je perdais mon tems. Je&lt;br /&gt;
m'arrêtai pour observer la source chaude de wanzage misérable hameau temporaire bati &lt;br /&gt;
dans un creux et sur la rive gauche du Goumara. la source est confinée par un gros tube &lt;br /&gt;
de sorte qu'on peut y prendre des douches même ascendantes. Là un chef m'appela à part et&lt;br /&gt;
me pria, d'après ma connaissance des livres, de lui donner un conseil sur la campagne&lt;br /&gt;
qu'on projetait en Gojam. Je repondis que pour le Ras il ne me convenait pas de dire à&lt;br /&gt;
personne ce qui lui adviendrait mais que pour lui je lui conseillais de rester tranquille dans&lt;br /&gt;
le sein de sa famille et de ne pas songer à une campagne jusqu'après les pluies. nous &lt;br /&gt;
fimes ce jour là une forte journée jusqu'à Zara S.t michel bati dans une epaisse forêt de [réserve]&lt;br /&gt;
sur l'ados qui separe la basse plaine du fogara de Kwarata. cette èglise fut fondée par Ati G. &lt;br /&gt;
mask'al et on prétendit que son nom était derivé de zara l'Israélite ce que je ne crois pas car le&lt;br /&gt;
nom me parait Agaw. Je vis là un ex-favori du Ras Gougsa le plus petit nain que j'eusse &lt;br /&gt;
vu nulle part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain j'allai à k'warata où je devais rendre le tar. nagast de Daga astifanos&lt;br /&gt;
et le Sane fatarat de ŧana. Le marchand Kahsay me conseilla de ne pas aller par le pont&lt;br /&gt;
qui était gardé militairement par les deux parties. Il me fit annoncer sur la route comme&lt;br /&gt;
messager de l'Aboun pour faire la paix entre le Gojam et le Ras. ainsi nous arrivames&lt;br /&gt;
bientôt sur les bords de l'Abay. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
372 γ&lt;br /&gt;
Je n'avais encore vu que le Rhone sortant d'un lac mais son courant est toujours rapide&lt;br /&gt;
son lit encaissé et il ne peut servir de parallèle. pour décider sur la controverse du cours de&lt;br /&gt;
l'Yeou que les voyageurs fesaient entrer dans le lac tad et que le L.t Allen au contraire en &lt;br /&gt;
fait sortir. L'Abay est au contraire un excellent point de comparaison. Je ne l'ai pas vu &lt;br /&gt;
au döldi mais au bac de Goudrou où il doit être bien plus volumineux il n'a qu'environ &lt;br /&gt;
60m de large. [à?] bahr dar d une ou deux iles, un courant très-faible et une enorme&lt;br /&gt;
[50 signe ?]&lt;br /&gt;
largeur de 200m pourraient laisser croire à un courant vers le lac si des rapides d'environ&lt;br /&gt;
0.4 mètre de haut n'indiquaient clairement le sens du courant. A très-peu de distance des&lt;br /&gt;
berges le nageur perd fond maint.t comment seraient les apparences si la rivière se jetait&lt;br /&gt;
dans le lac ? le lit s'elargirait, le courant serait faible, et des iles se formeraient par alluvion&lt;br /&gt;
comme je l'ai noté dans le ŧana. or tout cela existe en apparence à l'Abay. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bahr dar S.t george est un sanctuaire assez respecté construit de maisons en général&lt;br /&gt;
très-espacées et tout à fait sur le bord du lac qui termine là ce qui improuve fort le tracé de&lt;br /&gt;
M. Ruppell. La maison du mamhar a un 1er étage, une physionomie Européenne et doit sans&lt;br /&gt;
doute son origine aux Portugais qui ont été jadis fort nombreux dans ses environs. Je ne &lt;br /&gt;
pouvais rien décider sur le type des habitans car le sanctuaire était plein de réfugiés&lt;br /&gt;
par crainte de D. Börrou non pas seul.t de ces bandits bien reconnaissables à leur&lt;br /&gt;
physionomie, mais encore de gens paisibles du meta avec leurs troupeaux. Il y avait &lt;br /&gt;
plus de mille vaches dans le sanctuaire. On me reçut comme un gros sire et j'eus quelques&lt;br /&gt;
conférences religieuses avec les gens d'église. J'envoyai Ahmedo et Abbouie demander une escorte&lt;br /&gt;
à D. Gwocho qu'on disait à dabra may. l'escorte vint le 4e jour mais se cacha dans le bois et&lt;br /&gt;
deux soldats seul.t vinrent jusqu'à nous. c'en fut assez pour faire croire qu'on allait piller le&lt;br /&gt;
sanctuaire et une scène de confusion s'ensuivit et dura jusqu'à mon depart. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous partimes enfin à travers un long braha qui separe le meta du bagemödr&lt;br /&gt;
car l'Abay ne suffit pas pour arrêter les incursions hostiles : le braha a dû être en pleine culture&lt;br /&gt;
quand les Portugais et surtout quand Ybaba florissaient. Auj. il ne contient que des arbres&lt;br /&gt;
rabougris et sert de repaire aux brigands. sa pente est vers l'Abay. Une femme avec son &lt;br /&gt;
enfant ; parente du mamhar de bahr dar se fatigua à nous suivre à pied : personne ne&lt;br /&gt;
fesait attention à elle. Je l'attendis une fois et une 2e fois provoquai une halte pour qu'elle&lt;br /&gt;
nous rejoignit. Enfin à la 3e fois on m'annonça qu'elle s'était assise tout seule, incapable&lt;br /&gt;
de nous suivre, et qu'on l'avait abandonnée. Tant l'indifférence des Abyssins va loin !&lt;br /&gt;
Je la mis sur ma mule, suivis à pied et aucun des cavaliers de mon escorte ne m'offrit&lt;br /&gt;
son cheval bien qu'ils fussent venus exprès pour moi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faras wagga joli village dans le creux de la vallée est le 1er lieu habité. J'entrai&lt;br /&gt;
dans l'enceinte de l'eglise et entamai avec un dabtara une longue dispute sur le fatha&lt;br /&gt;
nagast tandis que chalaka öngöda discutait à la porte pour me procurer une maison&lt;br /&gt;
et mon souper. Comme il sabra l'affaire il eut fini sa chicane avant moi et nous entrames&lt;br /&gt;
dans une hutte ronde où un jeune garcon nous éclairait avec des brins de paille qu'il &lt;br /&gt;
allumait à tour de role. Il faut avoir la patience d'un Abyssin pour faire bruler une &lt;br /&gt;
pareille chandelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain nous partimes en serrant de près et laissant à gauche le pic d'Abola&lt;br /&gt;
nögous qui ressemble beaucoup par sa forme et son isolement au gount de &lt;br /&gt;
l'Armatoho. jadis dit-on, Abola, roi des bouda du Gojam regnait ici et devorait une &lt;br /&gt;
jeune fille chaque soir. nous passames bien des landes où chalaka öngida m'assurait&lt;br /&gt;
avoir joué dans son enfance au milieu de champs bien cultivés et de rians villages. C'est&lt;br /&gt;
donc de memoire d'homme que la fertile meta a été dépeuplée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les camps des Dadj azmat Gwochou et Börrou étaient sur une large ados du &lt;br /&gt;
daga entre agötta et l'èglise d'asegar qui est à peu près abandonnée et n'a pas une hutte &lt;br /&gt;
dans son voisinage. L'armée était éparpillée dans des huttes et enclos faits à la hate sans ordre&lt;br /&gt;
apparent, ni gardes ni postes avancés, et plus de la 1/2 consistait en femmes. une vaste tente la&lt;br /&gt;
plus grande que j'aie jamais vue ornée de marqueterie rouge et noire avec beaucoup de&lt;br /&gt;
simplicité et de gout servait de retraite au cruel Dadjaz amat Börrow. Son palais de toile était&lt;br /&gt;
presque vide et je le trouvai à l'extremité supérieure assis par terre sur un tapis par terre et&lt;br /&gt;
jouant aux échecs : il me salua d'un ton pressé me fit asseoir à sa gauche et continua son jeu&lt;br /&gt;
sans faire la moindre attention à moi. D. Börrou a le teint bien plus sombre que le beau rouge&lt;br /&gt;
wayzaro de son père. ses traits sont grands et durs et il a par intervalles une expression &lt;br /&gt;
remarquable de stupide férocité. son front est le plus beau que j'aie vu au pouvoir en &lt;br /&gt;
Abyssinie (je n'ai pas vu celui d'Oubi dans la lumière du jour) et sa tête a perdu beaucoup &lt;br /&gt;
de ses cheveux ses os sont grands ses jambes longues et son pied énorme pour un &lt;br /&gt;
Abyssin. Par terre ou sur l'alga il n'a point de grace, mais on m'assure qu'il en est&lt;br /&gt;
autrement lorsqu'il monte son cheval gris mandja. Je lui présage l'empire de l'Abyssinie&lt;br /&gt;
mais [sténographie] croit qu'il mourra jeune. Je lui montrai trois lunettes mais il n'en fut pas content. &lt;br /&gt;
Cette audience eut lieu le 16 mars. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain je descendis dans le k'walla pour voir le D. Gwochou qui prenait &lt;br /&gt;
les eaux chaudes dans le lit d'un torrent où un soleil vertical entretenait une chaleur qui &lt;br /&gt;
me sembla epouvantable. Le Dadjazmat avait son alga tout à coté de la source intermédiaire&lt;br /&gt;
celle d'en haut étant plus chaude et celle d'en bas plus froide. la pl. grande partie de sa hutte était&lt;br /&gt;
occupée par des orfèvres autour de leur simple forge et quand le confesseur du prince et moi&lt;br /&gt;
fumes assis il n'y avait presque pas de place pour mon frère. De grands yeux, un reste de chevelure&lt;br /&gt;
rassemblé en tresses simples, le bas des joues gros et donnant à la physionomie une expression &lt;br /&gt;
Anglaise voilà le portrait du D. Gwochou. Ce qu'on remarque le plus en lui c'est l'amenité de ses&lt;br /&gt;
manières et le constant sang-froid avec lequel il accepte chaque evenement d'une vie aussi [orageuse ?]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13264</title>
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		<updated>2020-12-02T11:35:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;0&lt;br /&gt;
sur la foudre &lt;br /&gt;
329&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notice sur le tonnerre par M. Arago a présenté assez de résultats et&lt;br /&gt;
inattendus et nouveaux pour qu'on doive s'occuper spécialement de recueillir tous&lt;br /&gt;
les faits possibles à ce sujet car il semble que ce soit a too sweeping conclusion &lt;br /&gt;
de dire d'après Bruce qu'il tonne fort peu en Abyssinie. L'elevation du plateau&lt;br /&gt;
Ethiopien rapproche singulièrement son climat de celui d'Europe : on est donc&lt;br /&gt;
porté à y croire à la fréquence des phénomènes occasionnés par le tonnerre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bagemödr&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après haylou on craint beaucoup la foudre dans le Bagemödr mais seulement&lt;br /&gt;
du 1.er Sane au 15 hamle (7 juin au 21 juillet.) Cette époque est celle du commenc.t&lt;br /&gt;
de la saison des pluies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Agame &lt;br /&gt;
 γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Giorgis de Gwandagounde, örob, Agame son oncle s'étant refugié avec&lt;br /&gt;
un troupeau de deux mille chèvres dans une caverne, ils furent tous foudroyés : pas&lt;br /&gt;
une tête n'en rechappa. c'était au commencement de la saison des pluies c.a.d. &lt;br /&gt;
vers le mois de Juin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gondar&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon mon secretaire Tasfay la foudre tomba dans le quartier dit Faras&lt;br /&gt;
beyt, Gondar et tua une femme et son fils. c'était au commencement des pluies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Axum &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'antique èglise d'Ab. Penteleon près Axum fut detruite par la foudre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gondar &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La 1ère èglise d'Ab. a'bi özgi Gondar batie par Ras Gabrie fut détruite par &lt;br /&gt;
la foudre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zoulla&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1842 le 22 ou 23 mai la foudre tua un homme et quatre chameaux &lt;br /&gt;
tout près de Zoulla à ck'askat vaste plaine où il n'y a pas d'arbres. Il y a environ &lt;br /&gt;
huit ans près ckabou Gallala la foudre tua un troupeau de cent chèvres et deux&lt;br /&gt;
bergers. deux autres bergers quoique atteints en rechappèrent. c'était dans le&lt;br /&gt;
Ramadan (vers le moi de Janvier ?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lac Ŧana&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ♂ 4 octobre 1842 étant sur le lac Ŧana près mamoge je fus atteint&lt;br /&gt;
par un violent orage qui mit notre esquif en péril. La foudre doit être tombé&lt;br /&gt;
deux fois dans le lac car les éclairs très-brillans furent chaque fois immédiatement&lt;br /&gt;
suivis par le tonnerre. du 10 au 20 octobre il y eut quatre journées de&lt;br /&gt;
tonnerre lointain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gondar&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction actuelle de l'Eglise de Dabra bröhan à Gondar n'est pas la&lt;br /&gt;
primitive, presque tout l'édifice ayant été détruit par la foudre qui tomba selon&lt;br /&gt;
l'Alaka Fanta dans le mois de Gönbot ([réserve]) l'eglise fut reparée par le Lik'&lt;br /&gt;
Haylou cousin germain du Lik' Atkou mort en 1842 à 70 ans environ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
près fandja &lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Abyssins croient que Abouna Gabra manfas k'ödous régit la foudre à Tankarabby&lt;br /&gt;
au S.O. de Gondar au delà de Fandja la foudre tombe très souvent et même en été. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
armatoho&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à Sahara en Armatoho la foudre tua deux personnes et plus tard tombant dans le &lt;br /&gt;
même endroit mit le feu à la maison. c'était dans la saison des pluies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En horro la foudre ne tue que pendant la saison des pluies mais surtout dans les&lt;br /&gt;
commencemens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
distance du tonnerre&lt;br /&gt;
ν&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
☉ 20 nov.re 1842. hier soir vers 7h. je remarquai deux coups de foudre très-éloignés de l'éclair. &lt;br /&gt;
Ayant pris mon chronomètre je comptai 97 battemens de 38.8 secondes entre un 3e éclair et le&lt;br /&gt;
commencement du tonnerre qui ne devint bien audible qu'après 40 secondes. un 4e éclair se&lt;br /&gt;
fit voir 36.4 secondes avant le tonnerre qui dura 12 secondes après c.a.d. que j'entendais le&lt;br /&gt;
son 48 secondes après l'éclair. Il est remarquable que tous ces 4 éclairs se composaient&lt;br /&gt;
de deux flashes bien distincts. Ensuite vinrent deux éclairs à 20 et 15 secondes puis&lt;br /&gt;
l'orage s'eloigna. J'étais placé dans l'obscurité et de manière à ne pouvoir faire&lt;br /&gt;
aucune observation sur la direction, le vent la temp. etc. l'intervalle de 38.8 secondes&lt;br /&gt;
suppose une distance d'environ 13000 mètres. Le 21 et 20 il y eut plus de 50 éclairs suivis de&lt;br /&gt;
tonnerre. le ☾ 21 je comptai deux fois des intervalles de 116 battemens du [Xl ?] ou 46 secondes mais comme&lt;br /&gt;
il y avait beaucoup d'éclairs il se peut que j'ai pris un éclat pour un autre. ce qu'il y a de remarquable &lt;br /&gt;
c'est la variation dans la distance. Ainsi après un intervalle de 80 battemens venait tout de suite&lt;br /&gt;
un autre de 45 à 50. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ξ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 nov.re il y eut un coup de tonnerre et le 26 au soir des éclairs sans tonnerre dans&lt;br /&gt;
k'warata. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ο&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 27, 28, 29 et 30 nov.re il y eut tonnerre éclairs et pluie à k'warata. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
π&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 déc.re éclairs le soir. le 7 éclairs et tonnerre et pluie dans la nuit à soño gabya. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ρ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 10 et 11 decembre au soir un peu de tonnerre à Gondar. le 12 éclairs tonnerre et un peu de pluie &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
σ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Auj. ♄ 2 fevrier une dizaine de coups de tonnerre lointain un peu de petite grêle et un &lt;br /&gt;
peu de pluie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
foudre cosmique&lt;br /&gt;
τ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. Arago a remarqué que les grands coups de tonnerre sont plus fréquens dans les&lt;br /&gt;
mois d'été dans notre hemisphère ce qu'il semble attribuer à la chaleur. Il est incontestable&lt;br /&gt;
que sur le haut plateau d'Abyssinie les ardens sont de la même époque : il est également sûr&lt;br /&gt;
que la temperature est alors bien moins elevée que dans les mois d'hiver. La fréquence des accidens&lt;br /&gt;
n'aurait-elle dont pas une origine cosmique ainsi que je l'ai demontré pour les deviations de&lt;br /&gt;
l'aiguille aimantée qui elle aussi depend de l'electricité ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
υ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 fevrier 3 ou 4 coups de tonnerre et un peu de pluie. j'observais à Djanda. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fandja&lt;br /&gt;
φ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 fevrier près fandja vers le soir il se forma un rassemblement de nuages sur les hauteurs&lt;br /&gt;
de dabbo görar et qui fut précédé pendant deux heures environ par un vent bon frais du S.O. &lt;br /&gt;
qui cessa lorsque les nuages furent amoncelés, puis un gros nuage noir se mit à cheminer de&lt;br /&gt;
ces hauteurs vers le lac au S.E. j'entendis une 20e de coups de tonnerre partis de ce nuage &lt;br /&gt;
mais ne vis qu'un seul éclair vers la fin. ce nuage laissait tomber une pluie à gouttes&lt;br /&gt;
grosses et espacées.. Le lendemain 26 fevrier il y eut 5 à 6 coups de tonnerre sans éclairs &lt;br /&gt;
ni pluie mais le rendez vous des nuages était comme la veille à dabbo görar. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bahr dar&lt;br /&gt;
χ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 13, 14 et 15 mars étant à bahr dar et faras wagga j'observai le soir des éclairs&lt;br /&gt;
du tonnerre et un peu de pluie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ibabä &lt;br /&gt;
ψ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 24, 25 et 26 mars à ŧalalo et mota orage chaque soir terminé par&lt;br /&gt;
un peu de pluie. le 25 au soir j'observai plusieurs fois l'intervalle entre le tonnerre et &lt;br /&gt;
l'éclair. il y en eut q.q. uns de 16 secondes, plusieurs de 20 et deux de 24. le 26&lt;br /&gt;
l'orage venait des hautes terres du Wadla et Bagemödr. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
312 ζ&lt;br /&gt;
Comme en Ethiopie il n'y a presque jamais de tonnerre sans pluie c'est ici&lt;br /&gt;
qu'il faut parler de ce dernier météore. M. Ferret m'a dit que l'orage de la saison &lt;br /&gt;
pluvieuse vient de l'Est mais cette observation n'est pas générale. Ayant 15 pers. &lt;br /&gt;
autour de moi à angar et tous de provinces différentes je leur demandai d'où venait &lt;br /&gt;
l'orage de la saison des pluies. Selon Gadalou à Sokota l'orage vient de l'Youdjou&lt;br /&gt;
qu'il dit plus haut que le Wag. parfois la pluie vient du Bora qui est plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
378&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
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		<title>13:144:13221</title>
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		<updated>2020-12-02T11:23:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;286&lt;br /&gt;
Journal 1er juin 1842&lt;br /&gt;
279&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abba Garima. cepend.t dans ces derniers tems on a fait une innovation en appelant&lt;br /&gt;
de ses sentences au Dadjazmat. Ici comme dans tout le reste du Tögray on voit les&lt;br /&gt;
progrès de l'esprit moderne et la chute des privilèges du moyen age pour fortifier&lt;br /&gt;
le pouvoir souverain. Sous le mamar est un prêtre appelé juge du monastère&lt;br /&gt;
(daña) mais il a un autre au-dessous de lui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les moines d'Abba Garima ont la réputation d'etre tracassiers, parleurs pleins&lt;br /&gt;
d'esprit et d'etre fort livrés à la débauche de tous les genres. C'est par eux qu'on a connu&lt;br /&gt;
dit-on, la sodomie. Ils mettent leurs turbans très mal et chacun selon son&lt;br /&gt;
idée gothique. A Axum on se turbane un peu mieux mais encore avec le gout&lt;br /&gt;
des moines de dabra Abay. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul point d'öda abba Garima qui ne ressorte point de la jurisdiction du&lt;br /&gt;
mamar est Adwa propre.t dit c.a.d. tsion ou la haute ville et mödhamialany&lt;br /&gt;
qui a été converti en sanctuaire cette année. Ras mikael acheta leur sol au&lt;br /&gt;
couvent moyennant 500 wakat d'or et ils ressortent directement du nögous ou ce&lt;br /&gt;
qui est la même chose aujourd'hui, du dadj-az mat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ras mikael qui donna un tapis de soie d'une richesse et épaisseur extraordinaire &lt;br /&gt;
à l'Eglise de St mickel en a donné un autre plus grand mais moins épais, à Abba&lt;br /&gt;
Garima. Les fils sont de gros cordonnets de soie de couleur le tissu est damassé avec des&lt;br /&gt;
figures et chaque le' a à peine un décimètre de large.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ruisseaux du système d'Adwa&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ♃ 2 juin nous sommes partis de nuit pour le M.t höta à 2.h2 ([réserve]) du Xl.B&lt;br /&gt;
à 3h7 arrivés au col qui mène à la plaine de mansah ; 4h0 may kwarar petit ruisseau qui&lt;br /&gt;
se joint dit-on au may Gogwa. A 4.9 ruisseau de kwado qui se réunit au may&lt;br /&gt;
kwarar. (may hotsa se jette plus bas dans le may kwarar. may ŧörkous se jette dans&lt;br /&gt;
le may kwarar. may tara' id. may adaga id. tous ces ruisseaux se reunissent au&lt;br /&gt;
tsada k'alay qui recevant le may kwarar se jette dans le may Gogwa. Gouroungoura&lt;br /&gt;
est le nom du ruisseau après la jonction du may Gogwa et de l'A'sam. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à 5h9 village de may a'nkey (hameau plutôt) avec une faible source plus&lt;br /&gt;
haut dans le lit du torrent. puis vint la montée du bas, du höta jusqu'à 6.8 village &lt;br /&gt;
251 γ ι&lt;br /&gt;
de mataro ainsi nommé selon une autre étymologie à cause de la&lt;br /&gt;
coupure dans les rochers faite jadis pour séparer son territoire de celui d'A'li&lt;br /&gt;
Aboun. Bien que D. W. giorgis fut connu ici il eut de la peine à nous procurer un peu &lt;br /&gt;
de lait et tenta en vain d'avoir du pain. à 7h5 départ. à 7h9 halte ; dix minutes de &lt;br /&gt;
marche de plus nous menèrent au sommet le plus septentrional qui est aussi le plus&lt;br /&gt;
elevé ; on y a construit une cabane d'observation pour la guerre dont il ne reste&lt;br /&gt;
que le fond. la sommité médiane est separée par une fente de 15m de profondeur&lt;br /&gt;
environ et la distance horizontale me parait être de 30m. Le haut ou höta est formé&lt;br /&gt;
de schistes passant a l'etat compacte. En descendant nous fumes très genés et presqu'en&lt;br /&gt;
danger par le feu qu'on avait mis aux herbes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
descente du höta jusqu'à matazo, 30 minutes. 11h8 depart de mataro ; 0h5&lt;br /&gt;
halte au village de noy a'nkey ; 0h6 départ ; 1h5 halte près le may kwado un peu au dessous&lt;br /&gt;
du point de jonction des deux vallées, l'autre étant celle qui conduit à magala tsawri. &lt;br /&gt;
2h2 depart ; 2h3 vignes de mamah ; 2.9 maryam chawito un peu loin de la route &lt;br /&gt;
à droite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette Eglise est tout ce qui reste d'une grande ville florissante, dit-on, au tems&lt;br /&gt;
de Zara iaök'ob. Elle a été rebatie trois fois et a été jadis plus grande. auj. &lt;br /&gt;
elle est élevée et assise sur les débris d'une église detruite par Grañ. un petit&lt;br /&gt;
nombre de pierres de taille écharpées à ce barbare font voir que la construction &lt;br /&gt;
ancienne était supérieure à l'actuelle. une pierre cubique peu creusée et gisante en &lt;br /&gt;
dehors du dadja salany servait, dit-on, pour le baptème des enfans. hors de&lt;br /&gt;
l'Eglise, il n'y a pas un vestige de la ville ancienne. on me montra le Pentatenqua&lt;br /&gt;
d'une écriture très-ancienne et tombant en lambeaux. La vignette initiale est celle &lt;br /&gt;
qu'on m'a dit être particulière au M.t Bizan. Il y a aussi un grand nombre de&lt;br /&gt;
fragmens d'autres livres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3h6 depart ; 3.8 may kwarar ; 4.0 faite du col qui termine mamsah et &lt;br /&gt;
entrée dans gorre ; 4h4 vue d'Adwa dans le fond au dessous de nous ; 4h6 descente dans&lt;br /&gt;
la plaine de l'Assam ; 5h3 arrivée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ☿ 8 juin ayant monté le Xl. B exprès pour cette courte parti pour Axum à &lt;br /&gt;
pied à 3h2 ; 4h3 St Jean Baptiste à gauche ; 5h1 comme.t de la terrasse d'Axum ; 6h1 halte sous&lt;br /&gt;
l'un du très-petit nombre d'arbres d'öda ab penteleon, dans la plaine. c'est un acacia. &lt;br /&gt;
6h4 depart ; 7h0 source dite may kahnat dans la montée de la colline d'ab. pent.&lt;br /&gt;
8h1 arrivée à Axum. cette course a été faite vite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
repartis le soir du 11 juin à 2h7 du Xl. B ; 3h5 daro mösöla. 4h4 bord de la plaine &lt;br /&gt;
d'Axum avec l'eglise de Yasous à gauche. 4.6 halte dans la descente ; 4.7 marche dans &lt;br /&gt;
l'obscurité et lentement. 7h4 arrivée à Adwa&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dépot chez garak'al &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 13 juin 7 du mois de Sane j'ai délivré au prêtre Gabra k'al 1 le long&lt;br /&gt;
fusil d'Arnauld 2 un de mes fusils à 2 coups 3 le lamd noir dans une outre et&lt;br /&gt;
enveloppé d'un [arabe] 4 vase à lait d'Idris 5 massue de W. Giorgis de halay. &lt;br /&gt;
témoins : D. Waldä giorgis, zamha, tasbaout et talamke et gadalou qui&lt;br /&gt;
portèrent les objets et recurent une excommunication pr garder le secret. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
argent depensé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 13 juin j'ai donné à Ramha 3$ à tasbaout 2$ à ömaro 2$ au bandras 3$&lt;br /&gt;
9 ögziabler 1 ; 9 k'al 1 : total 12$ à D. Dasta 35 pr bournous et tapis à hadgou 28 pr fusil.  &lt;br /&gt;
il me reste 36$ dans la boite : 70 dans la gr. id et 138 dans le sac. total = 244$. Le 27&lt;br /&gt;
juin j'ai donné 15$ à mes porteurs. A Axum j'a donné 8$ à ramha à öd chaga 6$ à&lt;br /&gt;
dabt. kahsou. à döbarok 1$ aux gens de Domingo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
292&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13195</title>
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		<updated>2020-12-02T11:16:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;260&lt;br /&gt;
Agriculture 7 mars - 1842&lt;br /&gt;
0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gojam&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon K. Wold du Gojam l'assolement des daga consiste en 1ère année orge 2e&lt;br /&gt;
jachère 3e talba ou noug 4e orge. Dans les Kwalla on alterne le machalla et le &lt;br /&gt;
zangada, sans jachère à cause de la fertilité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
rendement dans yaha&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Hagos de Yaha sema son ŧaf au commencement de hamle et récolta le 20 hödār&lt;br /&gt;
ce qui fait 4 mois et 25 jours environ pour la maturité de ce grain. Il a semé 24 möse &lt;br /&gt;
et a eu 24 madaga c'est à dire 16 pour un ce qu'il regarde comme une récolte moyenne. &lt;br /&gt;
Dans une bonne année il aurait de la même semence 7 à 8 tan m'assure-t-il, ce qui me&lt;br /&gt;
semble énorme, car ce serait 64 pour un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ventes&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est honteux de vendre son patrimoine et on ne le fait que pour le plus presst&lt;br /&gt;
besoin. Dans ce cas là on a vendu 12$ une terre qui donnait 30 madaga, &lt;br /&gt;
c.a.d. environ 3$ par an. on a même vendu à bien meilleur marché selon D. &lt;br /&gt;
Hagos. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
terme de maturité&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. aragawi de Gandabta me dit qu'il a semé son orge en söne le 3e jour du mois&lt;br /&gt;
et a recolté le 1er maskarram. Il sème le ŧaf du 1.er au 5 hamle et on récolte le dernier&lt;br /&gt;
tahsas ou le 1er hödar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ŧaf variétés&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces ou plutôt variétés de ŧaf qu'il connait sont : 1 tsada 2 tsada tangar.&lt;br /&gt;
3 tsada zazowe 4 ŧaf hagay ou ŧaf rouge d'été 5 k'ayöh ŧaf 6 k'ahöh zazawe&lt;br /&gt;
7 wafoy 8 dabo 9 taf de Gondar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
varietés d'orge&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d'orge selon lui sont : 1 tsalimo 2 k'ountsabe 3 gounaza 4&lt;br /&gt;
gambara bidjay 5 sormaza 6 dömay 7 söhmay 8 manta agazen gzömas&lt;br /&gt;
taffa&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
variétés de pois chiches&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les variétés de chömböra sont 1 blanc 2 rouge 3 noir. Les trois variétés &lt;br /&gt;
de Dagousa portent les mêmes noms. Celles du zangada sont le blanc, le noir et&lt;br /&gt;
le chaytan zar dont les gens très-pauvres seulement usent après l'avoir pilé&lt;br /&gt;
dans un mortier : il est tantôt rouge, tantôt noir et croit spontanément &lt;br /&gt;
ça et là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id de froment &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les variétés de froment sont 1 tsalim 2 walid 3 adigi 4 gouma 5&lt;br /&gt;
zöban gobay 6 k'arn agazen 7 kwala 8 khanakhana.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id de machala&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les variétés de machala sont : 1 goumbilou 2 aywarda 3 waloya &lt;br /&gt;
4 kodan 5 k'ayöh 6 abalay 7 watsa 8 wanze 9 gzourzoura 10 aŧböch&lt;br /&gt;
11 tsada machala&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
rendement&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon W. arag. toujours, 4 möse de zangada ont donné 12 madaga ou &lt;br /&gt;
48 pour un - pour le ŧaf, 4 möse ont donné 8 madaga bonne année et 4&lt;br /&gt;
année moyenne, ce dernier étant 16 pour un. Le bled froment ne donne que 4 pour&lt;br /&gt;
un. Le bak'ela donne 8 pour un. L'adja, deux p.r un. A Gondar selon tatamke&lt;br /&gt;
12 möse de chimböra ont donné 8 tan ou plus de 85 pour un. ce dernier est nié p. Haylou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id près Axum&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon G. maryam qui a vu plusieurs récoltes dans la fertile province d'öda&lt;br /&gt;
maryam, un madaga de gwaya a donné 17 tan ou 136 pour un. 2 1/2 möse. de ŧaf &lt;br /&gt;
blanc ont donné 5 tan c'est à dire 256 pour un. 3 dourgo de machala aböch ont &lt;br /&gt;
donné 7 madaga ou 148 p. un. trois dourgo de Watza espèce de machala blanc ont&lt;br /&gt;
donné 3 tan et 2 madaga ou 554 pour un. un madaga plus sept möse de&lt;br /&gt;
froment ont donné 7 tan ou 42 pour un. Ceci eut lieu avant la venu d'Oubi car&lt;br /&gt;
depuis il n'y a pas eu de bonne récolte. Ramha dit qu'il ne croit pas [ajout] haylou confirme ceci [/ajout] ces chiffres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
richesses en grain etc&lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aita fatha nommé par le Ras W. Sölasie djan gabri ou gardien des fruits&lt;br /&gt;
de ses métayers était assez riche pour défrayer pendant trois jours la suite du Ras et&lt;br /&gt;
celle de Ras gabre. Plus tard il fut pillé par le dadj. G. mikael et l'on entra dans &lt;br /&gt;
sa maison où l'ont détruisit les gotor remplis de miel : mais l'opération fut si&lt;br /&gt;
longue qu'on n'atteignit même pas la chambre au beurre (ya köbie beyt) qui &lt;br /&gt;
èchappa de cette façon. on lui enleva 500 têtes de bétail et comme on accepta &lt;br /&gt;
sa proposition de les racheter à 2$ par tête, il porta lui-même mille talari le&lt;br /&gt;
lendemain et reprit ses bestiaux. Ses enfans ont dû s'exiler à Sokota sous Oubie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id en bêtes&lt;br /&gt;
ν&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait un seul propriétaire dans le Göra' lta obligé de fuir avec ses&lt;br /&gt;
troupeaux à qui il naquit en route 180 veaux dans un seul jour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ξ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on mouille les pois chiches avant de les semer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ŧaf &lt;br /&gt;
ο&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En terme moyen le ŧaf du Dambya donne dix pour 1. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dambya&lt;br /&gt;
π&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Dambya l'assolement est triennal. 1° ŧef  2.° pois chiches 3.° machalla. on ne fume jamais&lt;br /&gt;
les terres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
valeur de terres&lt;br /&gt;
ρ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans Kwarata qui est un sanctuaire une petite plantation de café qui donne en&lt;br /&gt;
produit net de 1.5 à 2$ par an a été vendu en 1842 pour 6 $, ou environ le revenu de 4 années. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dambya&lt;br /&gt;
σ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Dambya après la saison des pluies à mesure que l'évaporation des eaux du lac&lt;br /&gt;
découvre de nouvelles terres on les sème de pois chiches. göra beta W. maryam a eu cent quatorze&lt;br /&gt;
pour un en pois chiches et deux cents en dagousa. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ŧaf à Gondar&lt;br /&gt;
τ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
özro le falacha a semé (dans kayla meda à coté de Gondar) son ŧef le 21&lt;br /&gt;
hamle (maryam) et l'a récolté le 27 hödar. il est donc resté en terre 131 jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
orge&lt;br /&gt;
υ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 29 décembre sur le M.t Dourmi on recoltait l'orge. Le 20 janvier à Canko on n'avait &lt;br /&gt;
pas encore récolté le froment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lasta&lt;br /&gt;
φ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à Kwaamba, bougna, on me racontait que l'assolement se compose de 5 années, mais&lt;br /&gt;
le maitre de la maison affirma avoir semé du ŧaf 5 années de suite dans le même champ et&lt;br /&gt;
toujours sans diminution dans les récoltes. Il est vrai que le terrain de ce kwalla est très fertile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Baso &lt;br /&gt;
χ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
un vieillard de Baso me dit qu'en moyenne le ŧaf donne 24 pour 1 ??&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ψ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans presque toute l'Abyssinie les semailles ont lieu en gönbot. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goudrou&lt;br /&gt;
ω&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Goudrou le prix d'une journée de terre, ce que deux bœufs peuvent labourer dans&lt;br /&gt;
une journée, est 1000 sels. Si la terre est sur la frontière et exposée aux incursions des ennemis&lt;br /&gt;
le prix est de 200 sels et descend même jusqu'à 90 pour une journée on retire 80 k'ôrta à 5&lt;br /&gt;
sels chacun ou 400 sels par an de sorte qu'on rentre dans ses fonds ou son capital au bout de&lt;br /&gt;
la 3e année. on mesure la longueur et la largeur de champ lors de la vente mais il n'y a &lt;br /&gt;
[2 a ?]&lt;br /&gt;
pas de mesure fixe et c. meta a achete dernièr.t une terre sans la mesurer du tout.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13240&amp;diff=24791</id>
		<title>13:144:13240</title>
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		<updated>2020-12-02T11:12:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;299&lt;br /&gt;
les Falacha&lt;br /&gt;
305&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
implique affaires. Le jour du Sabbat est si Saint que Dieu et les 900 archanges&lt;br /&gt;
(àk'a mâlaökt) descendent sur la terre ce jour là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
agapes&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Korban ou pain de communion est toujours azyme. Les jours de fête on fait un&lt;br /&gt;
100&lt;br /&gt;
pain de un madaga et un kourena de farine ou trente deux litres environ. Ce&lt;br /&gt;
pain énorme est appelé gera ጌራ : (öndjara ?) et rappelle tout à fait le tambo des &lt;br /&gt;
Gallas. Selon la mesure ordinaire il suffit pour la ration de 70 personnes. Il cuit&lt;br /&gt;
toute la nuit et l'on y introduit du poivre, du nigella sativa, coriandre, girofle&lt;br /&gt;
et autres epices. on le mange avec l'awazi ou piment moulu et mêlé de beurre. on le&lt;br /&gt;
coupe avec un chotal. on le mange le 18e jour de nahase et dans les Tazkar, &lt;br /&gt;
dans la fête d'Abraham, as tari etc. Il reste toute la nuit à cuire sur un &lt;br /&gt;
immense magogo qu'on chauffe bien d'abord dessus et dessous puis on met le pain, le&lt;br /&gt;
couvercle et on lute avec la boue. on ajoute ensuite de la braise dessus et dessous&lt;br /&gt;
et la cuisson se fait doucement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sabbat&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les domestiques Chrétiens tirent le lait des bêtes le Sabbat. les F. ne mangent ni de&lt;br /&gt;
la viande chrétienne ni de la viande musulmane. on doit parler bas toute la journée&lt;br /&gt;
du Sabbat ce qui est respectueux en soi et empêche d'ailleurs toute espèce de disputes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fêtes&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
chaque jour de nouvelle lune est une fête : le 10e jour de chaque lune est une&lt;br /&gt;
fête. Le 12e jour de Sane fête de ቱወኒ : [ማራሮ ?]  touwani marar en mémoire&lt;br /&gt;
de ce que Dieu donna les livres de la loi à Moïse. Le fasaga ou Paques, en &lt;br /&gt;
mémoire de la sortie d'Egypte tombe huit jours avant celui des Chrétiens. La&lt;br /&gt;
nouvelle lune de Nahase est dite barabou sambat. Le 28 Nahase est le jour&lt;br /&gt;
de la mort d'Abraham, d'Isaak, de Jacob et de Sara femme d'Abraham. on &lt;br /&gt;
mange le gera ce jour-là. barabou sanbat est l'une des colonnes (awd) de&lt;br /&gt;
l'année. machi barabou est la nouvelle lune de Tör ; chaghi barabou ou&lt;br /&gt;
barabou de la saison pluvieuse est la nouvelle lune de Nahase. Ces jours là on &lt;br /&gt;
obtient aisément des faveurs du ciel. Le Tazkara Abraham sera cette année&lt;br /&gt;
1842) à peu près au milieu de pawgnsen. on l'appelle aussi bakar bal où la fête ainée&lt;br /&gt;
probab.t parce qu'il arrive à peu près au commencement de l'année. Dix jours après est&lt;br /&gt;
la fête astari. 5 jours après ou à la pleine Lune est le baala matsalat (prob.t la fête &lt;br /&gt;
des tabernacles). La nouvelle lune de hödar est amata tsaw la tsalmat&lt;br /&gt;
jour où Moïse monta sur la montagne pour converser avec Jehovah. Le 10.e jour&lt;br /&gt;
de cette lune (asart est son nom ecclésiastique) est celui où les Israelites&lt;br /&gt;
arafi asart&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
allèrent au devant de Moïse. arafi asart est le jour du portier (agafari) du Très-Haut :&lt;br /&gt;
car ce jour là il fait entrer volontiers au paradis ceux qui n'oublient pas&lt;br /&gt;
cette fête. Ce jour favori est le 10e de chaque mois non lunaire c.a.d. solaire&lt;br /&gt;
teke ankwal (15) est le nom vulgaire de la pleine lune ou 15e jour de la Lune. Le&lt;br /&gt;
12e jour de la Lune de touwani marar et de machi marar on mange du pain avec&lt;br /&gt;
un fötföt de beurre et de caillé (rougo). Dans toutes les fetes on commune le grand &lt;br /&gt;
paques&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
matin. A Paques on mange un mouton (bag) d'une année dont les cornes ont &lt;br /&gt;
commencé à retourner en arrière. ce n'est donc pas un agneau. on mange en &lt;br /&gt;
même tems un pain azyme de froment. Il y a tant de fêtes qu'à parler strictement&lt;br /&gt;
il n'y a que deux jours par an où l'on puisse travailler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7.e année&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on ne fête pas la 7.e année à cause de la pauvreté de la nation et l'on ne sait &lt;br /&gt;
même pas quand elle arrive. Quand on a péché on donne une chèvre dela main&lt;br /&gt;
droite et un mouton de la gauche au prêtre qui égorge d'abord la chèvre. &lt;br /&gt;
Si c'est un homme qui prèsente ces deux victimes elles sont mâles : si c'est une&lt;br /&gt;
femme elles sont femelles. Ayant égorgé, le prêtre asperse du sang dela&lt;br /&gt;
victime sur le pêcheur : il mange la victime à lui seul ensuite et brule ses &lt;br /&gt;
incapacités pour entrer au temple&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
os. Dans le temple (masgid ou bet makadas) avant la communion on renvoie&lt;br /&gt;
ceux qui ont des motifs de honte. Plusieurs sont exclus : 1.° ceux qui ont une blessure &lt;br /&gt;
de plus de douze mois. 2.° des lépreux 3.° les gens qui ont la peau noire comme un &lt;br /&gt;
nègre ce qui implique adultère c.a.d. honte de la part de leurs parens. 4.° celui qui&lt;br /&gt;
a les yeux très petits et comme fermés. 5.° les tanneurs parce qu'ils puent le tan. &lt;br /&gt;
une exception notable à ces indignités c'est que les forgerons ne sont pas exclus&lt;br /&gt;
parce que, disent les Falasa, ils travaillent la sagesse. (peut être ceci est un jeu de &lt;br /&gt;
mots sur le mot ŧabib qui signifie sage dans la langue sacrée et bouda ou&lt;br /&gt;
forgeron dans la langue vulgaire). mais l'indulgence envers les forgerons et&lt;br /&gt;
l'indignité des nègres prouve presque indubitablement l'origine étrangère&lt;br /&gt;
ou Falasa puisque tous les Abyssins et tous les Arabes détestent les forgerons.)&lt;br /&gt;
6.° les esclaves Galla bien que les esclaves nègres entrent. 7.° les rénégats qui sont altern.t&lt;br /&gt;
chrétiens et Falasa selon leur interêt. 8.° les filles ravies et non pardonnées par leurs&lt;br /&gt;
parens. 9.° les gens mordus par une hyène. De même on ne mange pas la chair &lt;br /&gt;
d'une vache mordue par une hyène ce qui est un usage chrétien. Les Chrétiens&lt;br /&gt;
ne font d'exception que lorsque la vache aurait guéri de sa morsure. 10.°&lt;br /&gt;
ceux qui ont couché avec leurs femmes même legitimes. Par cette raison les F. &lt;br /&gt;
ne fréquentent pas leurs femmes la nuit du jeudi au vendredi ni ensuite&lt;br /&gt;
jusqu'à la nuit du dimanche au lundi laquelle est licite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
renegats&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on a mangé du pain d'un chrétien on n'a d'autre nourriture&lt;br /&gt;
pendant 7 jours que des pois chiches crus. Le 7.e jour on boit le&lt;br /&gt;
masanna purgatif qui nettoie, dit-on, toute contamination. Ensuite&lt;br /&gt;
on prend le soir un bouillon de poule. Le F. qui après avoir embrassé&lt;br /&gt;
le christianisme veut revenir dans la foi de ses pères, s'adresse à un confesseur&lt;br /&gt;
qui lui impose une penitence, ordinair.t un jeune de 40 jours. il assiste ainsi&lt;br /&gt;
au service divin pendant 6 samedis de suite et le septième il est admis&lt;br /&gt;
à la communion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
confession&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prêtres F. portent le turban. on communie plusieurs fois de suite sans&lt;br /&gt;
s'être confessé et fait absoudre de nouveau. personne ne reste une année sans &lt;br /&gt;
se confesser. Jadis on confessait le soir tous ses pechés du matin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jerusalem&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jerusalem est au N. de Gwandar. c'est vers cette ville sainte qu'on &lt;br /&gt;
tourne le col. de la victime avant de l'egorger. Esau est le père des&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
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		<title>13:144:13174</title>
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		<updated>2020-12-02T11:05:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;238&lt;br /&gt;
Maladies janvier 1843&lt;br /&gt;
239&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dyssenterie &lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
du Sǎnner en sont morts en juin 1842 après leur entrée à Gondar. M. Dillon en &lt;br /&gt;
est mort aussi. la dyssenterie est également fatale dans le daga et le k'walla. on &lt;br /&gt;
n'a pas de remède gener.t connu. La petite verole est terrible mais l'inoculation &lt;br /&gt;
lèpre β&lt;br /&gt;
preserve en general : on la pratique au dessus du poignet. La lepre à laquelle doivent&lt;br /&gt;
se joindre d'autres maladies psoriques est héréditaire mais pas chez tous les enfans. Il &lt;br /&gt;
y en a une variété qui attaque les jointures et l'on se soulage en détachant les doigts&lt;br /&gt;
du corps ainsi que j'en ai vu 2 exemples chez le même individu. c'était mon écrivain et&lt;br /&gt;
il s'enleva à 3 ans d'intervalle d'abord un puis l'autre de ses petits doigts du pied. Ses frères&lt;br /&gt;
sont sains mais son père avait des symptomes du söga doui et chez lui le mal ne se&lt;br /&gt;
déclara que lorsqu'après la mort de sabagadis, il tomba dans la pauvreté. Selon l'expression &lt;br /&gt;
énergique d'une esclave Galla Dieu compte vos jointures dans sa colère et vous &lt;br /&gt;
reprend pièce à pièce ce corps qu'il vous avait donné. Les moignons des jointures se&lt;br /&gt;
cicatrisent assez vite et j'ai vu des gens qui avaient ainsi perdu les dix doigts des&lt;br /&gt;
mains. on tient encore selon moïse que les lépreux à plaies coulantes ne &lt;br /&gt;
doivent pas entrer dans l'église mais les gens qui me disaient cela n'ont pas pu me &lt;br /&gt;
citer d'exemple de lèpre à plaies coulantes. J'ai vu une maladie psorique à larges &lt;br /&gt;
cercles rouges epars sur le col. Le patient était assis à la porte extérieure de l'eglise&lt;br /&gt;
de Kwaraŧa. on croit à la contagion de la lèpre mais avec l'insouciance naturelle aux&lt;br /&gt;
Abyssins on ne s'en met pas en-garde. En mars 1843 au camp du D. Gwochou&lt;br /&gt;
phrenitis γ &lt;br /&gt;
j'ai vu plusieurs exemples de fièvre cérébrale. J'en gueris deux par de simples saignées&lt;br /&gt;
à la main : je ne traitai pas les autres. mon frère les attribuait à l'usage de s'asseoir au&lt;br /&gt;
soleil après avoir oint de beurre la tête préalablement rasée. Comme le phrenitis &lt;br /&gt;
epilepsie δ&lt;br /&gt;
produit un desordre soudain et violent on l'attribuait à un bouda. C'est aussi &lt;br /&gt;
à un bouda qu'on attribue l'epilepsie dont j'ai vu deux exemples tous deux chroniques&lt;br /&gt;
et n'affectant pas la santé. on essaie des charmes pour cette maladie. une des &lt;br /&gt;
ophtalmies ε&lt;br /&gt;
maladies les plus affligeantes et les plus communes est le mal d'yeux. Peu d'Abyssins&lt;br /&gt;
ont de bons yeux et rien n'est plus commun que de voir sur la conjonctive une tache&lt;br /&gt;
jaune derrière la jointure des paupières mince aux angles et s'elargissant vers l'iris. &lt;br /&gt;
Ce mal n'étonnera pas quand on saura que les Abyssins se lavent les yeux très-rarement, &lt;br /&gt;
et que leur estomac est souvent dérangé par l'ingestion d'une enorme quantité&lt;br /&gt;
d'alimens. Suivi au bout de plusieurs mlis d'un jeune prodigieux, soit forcé soit&lt;br /&gt;
volontaire. Les ophtalmies aigues sont fréquentes mais guérissent vite et gen.t&lt;br /&gt;
sans remède. Le prejugé populaire veut qu'elles passent le 3e jour. Le mal des&lt;br /&gt;
dents est très rare mais j'en ai vu des exemples. En general les dents des Abyssins&lt;br /&gt;
sont bien rangées et l'emploi de la brosse de fibre vegetale fraiche les tient très&lt;br /&gt;
blanches. D'ailleurs l'usage presqu'universel de manger froid tend à conserver&lt;br /&gt;
l'émail. on supplée au besoin de chaleur par un emploi surabondant de poivre. &lt;br /&gt;
Delà s'ensuivent des gastrites soit aigues soit chroniques. Les 1ères &lt;br /&gt;
se guerissaient entre nos mains par l'exhibition d'un violent emetique même&lt;br /&gt;
quand le vomissement quotidien était le symptome le plus marquant de cette &lt;br /&gt;
maladie. Très-peu d'Abyssins ont la ligne du foie dans la paume de&lt;br /&gt;
la main et ceux qui l'avaient m'ont toujours dit que leur estomac était&lt;br /&gt;
calculs ζ&lt;br /&gt;
très fort. La pierre n'est pas inconnue et l'opération a été pratiquée avec &lt;br /&gt;
succès pas un homme de may hogwa et par les Galla, mais je n'ai pu avoir &lt;br /&gt;
rhumatisme η&lt;br /&gt;
les détails. Le rhumatisme est commun et l'on ne connait d'autre remède que&lt;br /&gt;
la cautère [actuel ?] qui reussit rarement ce dont on se console en disant que&lt;br /&gt;
l'application n'a pas eu lieu à l'endroit qu'il fallait un Abyssin venu&lt;br /&gt;
d'Önarya m'a dit comme k'amal de Toudjourrah qu'il avait vu guerir un &lt;br /&gt;
129 α&lt;br /&gt;
rhumatisme lombaire par l'extirpation d'une petite portion d'une veine de la jambe &lt;br /&gt;
la concordance de ces deux recits si eloignés me fait croire qu'on doit m'avoir dit &lt;br /&gt;
choléra θ&lt;br /&gt;
la verité. Le cholera a fait de grands ravages en Abyssinie et tout Ayna&lt;br /&gt;
Bougna fut depeuplé par cette maladie, les survivans n'ayant plus le courage &lt;br /&gt;
de cultiver leurs champs. Cette maladie se nomme kambal en Tögray. &lt;br /&gt;
blessures ι &lt;br /&gt;
Pour ce qui est des blessures très fréquentes dans un pays toujours en guerre, on n'y&lt;br /&gt;
est pas fort. on tient pour principe et je crois avec raison dans le climat sec de&lt;br /&gt;
l'Abyssinie que les blessures doivent être exposées à l'air : en même tems on donne&lt;br /&gt;
une nourriture stimulante ce qui est par rapport à la nourriture habituelle&lt;br /&gt;
un simple changement de signe. Chez nous où la nourriture habituelle est forte&lt;br /&gt;
on la fait très-faible pendant la guerison des blessures. Dans l'un et l'autre cas&lt;br /&gt;
on cherche la guerison en changeant l'état habituel du corps. Les blessures&lt;br /&gt;
de la tête très-fréquentes parce que le bouclier ne pare que jusqu'aux yeux&lt;br /&gt;
hydropisie phtisie&lt;br /&gt;
guerissent vite ce qu'on a observé aussi chez nous. l'hydropisie existe mais&lt;br /&gt;
on n'en connaît pas de remède. la phtisie pulmonaire est dans le même&lt;br /&gt;
goutte&lt;br /&gt;
cas. La maladie du D. Gwachou m'a paru être la goutte, bien qu'elle fût à la &lt;br /&gt;
main. on employa le cautère actuel et sans succès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je reviens ici au nadyat ou maladie chronique qui noircit la peau d'une manière &lt;br /&gt;
permanente, et pour montrer la valeur de mes renseignemens je dirai comment je les ai eus.&lt;br /&gt;
étant à Dabra tabor chez wayzaro kidana hiot nourrice de trois Ras je remarquai une&lt;br /&gt;
servante à cheveux droits comme chez nous : je lui dis qu'elle était de ma race ce que les Abyssins &lt;br /&gt;
dans leur opinion de notre supériorité, regardent comme un compliment. Ah oui, dit W. Kidana&lt;br /&gt;
hiot, elle est Gypt et c'est moi qui suis noire. Comme cette dame a les traits Européens et que je vis&lt;br /&gt;
qu'elle était offensée je lui dis que selon ma science elle devait être née rouge (elle est aujourd'hui &lt;br /&gt;
noire mais pas tant qu'un nègre, il s'en faut). Voyez comme le Gypt sait tant, dit-elle en effet &lt;br /&gt;
j'étais née rouge et c'est la syphilis qui m'a noircie il y a 13 ans : voyez plutot elle se découvrit&lt;br /&gt;
alors jusqu'au nombril et me fit remarquer que quoique son visage et son col fussent noirs&lt;br /&gt;
là où ils sont exposés à l'air, le reste de son corps était rouge surtout vers le bas. la jonction &lt;br /&gt;
des deux couleurs n'était ni brusque ni graduée mais se formait de grandes taches d'un&lt;br /&gt;
noir leger sur le fonds rouge-crême qui est la couleur par excellence chez les Abyssins. les &lt;br /&gt;
taches de madyat sont tout à fait pareilles à ce que j'avais vu sur le corps du Lek'&lt;br /&gt;
Atkou quand il se decouvrait pour chercher ses poux. lui aussi avait eu la syphilis. &lt;br /&gt;
Etant plus tard à mota mon frère m'envoya son domestique favori tasfay pour être guéri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
284&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
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		<title>13:144:13173</title>
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		<updated>2020-12-02T11:02:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;238&lt;br /&gt;
maladies&lt;br /&gt;
0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
plaies de l'Yemen&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on connait assez de réputation les plaies de l'Yemen. A Mouszawwa'&lt;br /&gt;
elles sont fort frequentes presque incurables et q.q-fois mortelles surtout pour les&lt;br /&gt;
étrangers car les gens du pays n'en souffrent guères. M. St en a gueri&lt;br /&gt;
plusieurs mais tantôt par la creosote tantot par le goadron qui a paru&lt;br /&gt;
nuisible en d'autres occasions, tantôt par l'eau de mauve mais en&lt;br /&gt;
general il parait qu'il faut nettoyer la plaie avec le plus grand&lt;br /&gt;
soin à chaque pansement. Les bords de la plaie sont relevés au dessus&lt;br /&gt;
de la peau et leur section est à peu près cel[illisible] [croquis] l'intérieur étant&lt;br /&gt;
en general composé de bourgeons charmes irréguliers et generale.t nus&lt;br /&gt;
mais les miens étaient couverts de pus blanc et très-abondant. le plus &lt;br /&gt;
souvent il en découle un pus rougeatre à élémens mal liés. ce qu'il y a de&lt;br /&gt;
plus remarquable dans ces plaies c'est que dans l'espace de 24 heures&lt;br /&gt;
et sans qu'on voie pourquoi elles se creusent d'une manière étonnante&lt;br /&gt;
une des miennes grandit de 7 à 8 jours jusqu'à 20 millimètres de large. Un &lt;br /&gt;
marchand Juif trouva par hasard comme on dit que la colophane&lt;br /&gt;
en poudre saupoudrée deux fois par jour sur la plaie bien nettoyée &lt;br /&gt;
était un remède admirable. Ce spécifique m'a soulagé mais seul.t&lt;br /&gt;
tant que je restais en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id leur remède&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la medecine locale les gens d'A'ylat préconisent&lt;br /&gt;
le quartz calcédoine blanc [ajout] réduit en [/ajout] poussière et saupoudré sur la&lt;br /&gt;
plaie bien nettoyé. J'en essayai mais comme je n'eus jamais le courage &lt;br /&gt;
de nettoyer à fond, j'en eprouvai peu d'effet. un Saho fit cesser les cuissons&lt;br /&gt;
et l'ennui des mouches en couvrant la plaie d'une pate de feuilles&lt;br /&gt;
vertes laquelle s'échait uniformément et devint très-dure. Il employa &lt;br /&gt;
jusqu'à quatre espèces différentes de feuilles ce qui ferait croire que&lt;br /&gt;
c'est l'exclusion de l'air qui fait du bien quoique le préjugé&lt;br /&gt;
populaire dise le contraire. Comme je dus quitter les montagnes il eut &lt;br /&gt;
recours à un remède bien connu dans le pays. on pulvérise entre deux &lt;br /&gt;
pierres des graines de tamarin bien séchées au Soleil. on fait bouillir&lt;br /&gt;
cette farine jusqu'à ce qu'elle ait la consistance d'une epaisse pate&lt;br /&gt;
d'a'sydah, on enlève tout le pus (ce à quoi je n'ai jamais pu me forcer)&lt;br /&gt;
et l'on couvre toute la plaie avec cette pâte. Elle sèche assez vite et &lt;br /&gt;
se dejette s'ouvrant d'un coté et de l'autre s'enfonçant dans la peau&lt;br /&gt;
alors on remplit les baillemens avec d'autre pate ou bien on enlève le&lt;br /&gt;
tout avec l'eau chaude et l'on renouvelle avec la pate chaude. De cette &lt;br /&gt;
manière toutes mes plaies quoique vieilles de cinq mois furent&lt;br /&gt;
guéries en moins de quinze jours. on tient comme en Arabie que l'air&lt;br /&gt;
du daga qui est très-sec suffit pour guérir sans autres remèdes. &lt;br /&gt;
on affirme aussi qu'en saupoudrant les plaies de tabac à priser&lt;br /&gt;
et après avoir souffert ainsi beaucoup pendant 3 à 4 jours on voit&lt;br /&gt;
les plaies se fermer très-promptement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comment la peau noircit ?&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ce qui est très-remarquable c'est que mes cloux qui se formèrent et&lt;br /&gt;
se cicatrisèrent naturellement à Baŧé ont laissé pour toute cicatrice&lt;br /&gt;
des traces noires. M.me [sténographie] a fait sur elle même la même observation. &lt;br /&gt;
Je suis convaincu qu'il y a dans l'air du Kwalla Africain quelque&lt;br /&gt;
chose qui noircit la peau. Gabra tsadeos me dit que cela arrive toujours ainsi&lt;br /&gt;
mais que les cicatrices reprennent leur couleur de la peau au bout de q. q. mois. Les grains&lt;br /&gt;
de tamarin valent mieux si on les applique sur la plaie sans les faire bouillir et si &lt;br /&gt;
on ne les mouille qu'après la pulverisation. Si on les moud avec l'eau le résultat est &lt;br /&gt;
différent, plus compacte et prob.t pas plus mauvais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ver solitaire&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens d'Akala Gouzay regardent comme honteux de manger la chair&lt;br /&gt;
crue tout comme d'enlever les dépouilles honteuses. C'est à cette 1.ère habitude qu'ils&lt;br /&gt;
attribuent l'absence du ver solitaire qui est très-rare chez eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
idem&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on attribue l'origine du ver solitaire soit à l'usage de la viande crue soit à celui&lt;br /&gt;
de la viande mal grillée soit surtout à l'ingestion de l'estomac cru de la chèvre qu'on aime&lt;br /&gt;
beaucoup. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
hernie&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on connait l'hernie qu'on appelle ti mais on ignore même l'usage du bandage. J'en ai &lt;br /&gt;
vu deux toutes deux inguinales : l'une d'elles chez un tankwaña était énorme. La coqueluche est&lt;br /&gt;
coqueluche η&lt;br /&gt;
nommée abasoda et guerit naturellement. La blennorrhagie bien moins commune que&lt;br /&gt;
blennorrhagie θ&lt;br /&gt;
la syphilis eruptive est guerie dans le pays : elle est très souffrante. La syphilis guerit&lt;br /&gt;
parfois naturellement mais le plus souvent devient chronique. Le machourro sorte de&lt;br /&gt;
scrofules ι&lt;br /&gt;
maladie scrofuleuse (Ras W. Sölase en est mort) et la syphilis tuent presque tous les grands&lt;br /&gt;
obésité κ&lt;br /&gt;
du tögrě. on a plusieurs exemples d'obésité quoique les Abyssins soient en général&lt;br /&gt;
très grêles. D. Walda gabriel fils du Rasmikael en est mort dit-on. J'ai vu une chute&lt;br /&gt;
chute du rectum λ &lt;br /&gt;
du rectum et un autre cas s'est présenté chez D. Oubie. toutes deux ont été gueries dans&lt;br /&gt;
goitre μ&lt;br /&gt;
le pays. le goitre est commun à Imaraha et on l'attribue aux eaux, opinion&lt;br /&gt;
qui existe dans les Pyrénées malgré la distance. un Galla m'assure-t-on a gueri plusieurs&lt;br /&gt;
fièvres ξ&lt;br /&gt;
hernies à Gondar, où j'en ai vu d'ailleurs, par l'extirpation. Les fièvres intermittentes&lt;br /&gt;
sont communes dans les lieux humides et l'on ne connait pas de remède bien qu'il en &lt;br /&gt;
typhus ο&lt;br /&gt;
existe dans le pays selon M. Schimper ; on les nomme mancho. le nödad ou fièvre typhoïde &lt;br /&gt;
attaque surtout les gens du daga lorqu'ils voyagent dans les k'walla et sont presque toujours&lt;br /&gt;
fatal lorsqu'on revient chercher des remèdes dans le daga. tous les Abyssins d'une caravane&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
239&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13176</title>
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		<updated>2020-12-02T11:00:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;loix coutumières&lt;br /&gt;
241&lt;br /&gt;
est le conservateur du trésor de l'Eglise et des depots qu'on lui confies 13 trahfi&lt;br /&gt;
töözaz qui écrit et conserve les contrats d'achat et de vente intéressant l'Eglise. Ces&lt;br /&gt;
trois derniers n'ont pas droit de juger. Dans les contestations entre gens d'eglise&lt;br /&gt;
le juge ordinaire est l'agafari ou portier de l'alata bien qu'il n'ait pas droit de &lt;br /&gt;
présence au chapitre et ses jugemens sont sans appels sauf devant le lik'a matan&lt;br /&gt;
ou lik' protecteur de l'Eglise. Il n'existe pas de röösǎ dabr dans les églises rurares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
successions &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage après decès a lieu sans distinction de sexe dans le pays Amharña : frères et&lt;br /&gt;
sœurs ont les mêmes droits. si une sœur a reçu une dot lors du vivant de son père et pour son&lt;br /&gt;
mariage cette dot est regardée comme avancement d'hoirie et elle prend part au partage pour&lt;br /&gt;
ce qui lui reste à compléter une part prenante aux biens appartenant à son père lors du decès&lt;br /&gt;
de celui-ci. un enfant adultérin même élevé chez le mari de sa mère n'a aucun droit à moins &lt;br /&gt;
que ce dernier ne l'institue coheritier expressement et par testament. Le père a le droit de &lt;br /&gt;
desheriter même en tout et pour tout : il peut par conséquent avantager un enfant à son gré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on teste en présence de son père confesseur et oralement : on peut y joindre un ou &lt;br /&gt;
plusieurs anciens : mais le témoignage du confesseur est regardé comme suffisant et il n'est pas&lt;br /&gt;
obligé de garder le secret sur ce point. le lék'a kahnat de Gondar se trouvait très-mal &lt;br /&gt;
d'un erysipèle à la tête fit son testament et guerit ensuite mais son testament étant&lt;br /&gt;
devenu public il perdit plusieurs amis qui avaient de larges espérances sur son succession.&lt;br /&gt;
Lik'atkou fit écrire sur des billets separés de parchemin et sans adresse ses dispositions&lt;br /&gt;
testamentaires adressées aux personnes qui lui devaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
assassinat&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le procès pour meurtre ou blessures ne peut être intenté que par le plus proche parent&lt;br /&gt;
du mort ou par le blessé. Ainsi quand l'alaka de tsyon à Adwa tua sa fille le dammaña&lt;br /&gt;
était la mère de la victime qui étant en puissance de mari ne put pas poursuivre ce dernier.&lt;br /&gt;
De même un jeune homme ayant tué son frère, le père était le dammaña mais ne poursuivit &lt;br /&gt;
89 ι&lt;br /&gt;
pas afin de ne pas se priver de son dernier fils car à moins d'être homme d'eglise on n'a aucune&lt;br /&gt;
sécurité pour l'avenir si l'on n'a pas d'enfans. La religieuse qui vint avec moi de Suez tua&lt;br /&gt;
en l'étranglant son enfant adultérin pour ne pas rompre avec son mari et comme le&lt;br /&gt;
père n'était pas connu il n'y avait pas de dammaña. c'est ce dernier seul qui tue de&lt;br /&gt;
sa main le meurtrier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
un despotisme tout pur ne peut jamais long-tems exister, sans des institutions ou coutumes qui&lt;br /&gt;
par le principe d'heredité ou par celui d'élection garantissent ou la sureté de propriétés ou la &lt;br /&gt;
levée des imports qui met la propriété foncière en contact avec le Roi. or le gouvernement de l'Abyssinie&lt;br /&gt;
est despotique, même depuis la chute de la Royauté : d'un autre coté les taka sont hereditaires et &lt;br /&gt;
tellement à l'abri de l'arbitraire Royal qu'ils ont donné lieu à l'axiome juridique : samay&lt;br /&gt;
ba tarak'ou mödr ba tak'a. (le ciel par la Lune la terre par le taka) Le taka est de&lt;br /&gt;
tems immémorial héreditaire. s'il meurt sans posterité male sa fille succède et le mari&lt;br /&gt;
de cette fille exerce les fonctions de tak'a du chef de sa femme. Les enfans de cette fille succèdent&lt;br /&gt;
ensuite. A defaut d'enfans le plus moche parent male succède ou si l'heritier du Tak'anat&lt;br /&gt;
est trop jeune un autre gère par interim jusqu'a ce qu'il atteigne l'age de raison.&lt;br /&gt;
si un tak'a par suite des&lt;br /&gt;
malheurs si fréquens en Abyssinie est obligé de quitter le pays avec toute sa famille, le&lt;br /&gt;
choum ou chef nommé par le Roi, désigne (agar waddo) du consentement du pays, un &lt;br /&gt;
autre taka mais si le tak'a primitif ou son heritier revient il a le droit&lt;br /&gt;
de reprendre son tak'anat. L'institution du tak'a est tellement enracinée dans le pays&lt;br /&gt;
qu'il n'est pas admis que le Roi puisse le destituer, même en cas de prévarication grave&lt;br /&gt;
car sa personne ou ses biens sont passibles dit-on et non son office qui ne peut être separée&lt;br /&gt;
parce qu'elle tient à sa famille dont aucune puissance ne saurait le détacher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a dans le Dambya du moins un tak'a par paroisse (ba dabr) et il est le&lt;br /&gt;
chef immediatement soumis au malkaña (de malaka gouverner) qui représente le&lt;br /&gt;
choum et demeure dans la même paroisse. Le choum est nommé par le Roi (c.a.d. auj.&lt;br /&gt;
par le Ras ou le dadjazmat) et est revocable à volonté. La fonction principale du taka&lt;br /&gt;
est de percevoir les contributions, d'y prendre sa part et de les verser dans les mains&lt;br /&gt;
du choum ou malkaña. C'est lui qui donne ordre de percevoir une contribution de &lt;br /&gt;
guerre ou fortuite comme par exemple de fournir le repas d'un voyageur etc. et en &lt;br /&gt;
son absence temporaire sa femme ou son enfant donne cet ordre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le kwadari est le plus petit officier de la municipalité et est aux ordres du taka&lt;br /&gt;
son office aussi est hereditaire: c'est lui qui fait les proclamations et va requerir de porte&lt;br /&gt;
en porte. par ex. si le choum veut faire labourer un koudad ou terrain banal il&lt;br /&gt;
s'adresse au malkaña qui previent le taka et celui-ci donne ordre au kwadari&lt;br /&gt;
d'aller de porte en porte requérir les bœufs de labour. En Tögray près Adwa le&lt;br /&gt;
kwadari [illisible] un möse (deux litres) de grain par feu et annuellement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un propriétaire aisé demeure dans le village il est ordin.t ya ayar alaka mais il&lt;br /&gt;
craint le taka et s'étudie ordinairement à se l'attacher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le taka part pour l'exil (sadat) on l'empêche, on l'aide en cas de pauvreté c.a.d. les&lt;br /&gt;
villageois croient n'avoir plus d'organisation s'il part et s'il s'en va c'est à la dérobée à moins que&lt;br /&gt;
le village ne soit abandonné (agar tafata) malheur commun en Abyssinie surtout dans le &lt;br /&gt;
pays Amharña. Le taka s'il est nommé choum par le Roi, cumule les deux fonctions et si&lt;br /&gt;
le choum réside il peut très-bien se passer de malkaña dont l'office n'est pas obligatoire.&lt;br /&gt;
si le fils d'un taka défunt est trop jeune, sa veuve nomme un taka par interim : à défaut de&lt;br /&gt;
veuve le plus proche parent de sa femme nomme ou gère lui-même. Il n'y a pas d'epoque&lt;br /&gt;
fixée pour que l'orphelin entre en office la maxime étant kaamara ka awdeka c.a.i. &lt;br /&gt;
dès que sa raison est assez mure il entre en office sur sa demande ainsi un enfant &lt;br /&gt;
précoce ira à 11 ou 12 ans faire sa demande au choum et reçoit l'investiture de ses&lt;br /&gt;
ancètres. Comme le taka ne peut quitter le pays au su de ses administrés il n'a pas le&lt;br /&gt;
droit de nommer un intérim en cas d'absence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Choum, le malkaña, le taka et le kwadari mangent chacun leur quotepart des contrib.&lt;br /&gt;
qu'ils prélèvent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
vente d'immeubles&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 à Gondar et dans les environs il n'y a pas de kollo ou grain roti donné aux enfans lors d'une&lt;br /&gt;
vente d'immeuble. si c'est un rim ou fief écclésiastique on enregistre la vente par un dabdabi ou&lt;br /&gt;
déclaration écrite ordinairement dans le Sönkösar ou livre des vies des Saints. Cet enregistrement se&lt;br /&gt;
fait en présence du Lik'a matön ou Lik' ecclesiastique et par les soins du alaka qui perçoit alors&lt;br /&gt;
six amolé. l'écrivain qui est le 1.er trouvé perçoit trois amole et ces deux sont témoins. s'il y avait&lt;br /&gt;
fraude ou surcharge de la part de l'ecrivain consentie par le Lik' et l'alka, leur dabdabi&lt;br /&gt;
43 a&lt;br /&gt;
ou titre serait rectifié en justice d'après le temoignage oral de ceux qui ont entendu dire que&lt;br /&gt;
la route a été faite pour tel prix et surtout d'après le témoignage de gens de bien qui&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13153</title>
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		<updated>2020-12-02T10:45:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;218&lt;br /&gt;
Journal. 28 octobre&lt;br /&gt;
217&lt;br /&gt;
étonnante nous ne fumes tourmentés ni par les puces ni par la fumée, bien que&lt;br /&gt;
la trésorerie eut des milliers de ces animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lance d'or&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après ce que m'ont dit plusieurs Torona' et entr'autres leur chef choum&lt;br /&gt;
sale la lance d'or était au milieu de l'èglise et non pas au dehors : paraissait&lt;br /&gt;
pendre verticalement du toit et la portion dont on approchait trop&lt;br /&gt;
s'evanouissait. c'était donc une illusion comme dans l'expérience du grand miroir&lt;br /&gt;
concave. Lors de l'incendie elle disparut. L'ancienne église avait à peu près les&lt;br /&gt;
dimensions de la présente selon choum sale mais il devait y avoir des fenêtres&lt;br /&gt;
car actuellement on ne peut rien voir dans le sanctuaire si l'on n'est muni&lt;br /&gt;
de bougie. D'après l'unanimité des témoignages j'ai lieu de croire que le&lt;br /&gt;
phenomène a vraiment existé et si l'on reconstruisait èglise sur l'ancien modèle&lt;br /&gt;
il est bien probable qu'on le reverrait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
incendie du couvent&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après les gens de Dögsa et d'A'ylat les Torona' au nombre de 17&lt;br /&gt;
mirent le feu à l'eglise et massacrèrent les moines. Mousa le Torona' me dit&lt;br /&gt;
que ces 17 assassins moururent ensemble la nuit suivante sans qu'on sache&lt;br /&gt;
comment. ceci fut confirmé à A'ylat. il y a 26 ans environ que l'incendie &lt;br /&gt;
eut lieu. l'Eglise a été rebatie par une dame du hamasen nommée Elen. Il &lt;br /&gt;
ruines &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
y a aujourd'hui tout au plus douze huttes de moines. D'après les pans de murs l'on&lt;br /&gt;
croit l'ancien monastère a été bien plus considérable. Près de la boulangerie est&lt;br /&gt;
un puits rond recrepi à l'intérieur et en parti rempli de pierres. on n'y &lt;br /&gt;
trouve pas d'eau auj. et G. mariam qui passa ici l'hiver de 1840 me dit qu'on &lt;br /&gt;
buvait l'eau trouvée dans les creux des pierres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
angles azimutaux&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sommité d'où j'ai pris des angles n'est pas la plus méridionale en partant&lt;br /&gt;
du couvent mais une sommité intermédiaire qui voile la vue du couvent et empêche&lt;br /&gt;
de voir de là l'Agame et les monts d'Adwa. la sommité la plus méridionale que j'ai&lt;br /&gt;
visitée ensuite est la plus convenable mais avant d'y faire un tour d'horizon il &lt;br /&gt;
faudrait couper plusieurs arbres. on en découvrirait köcha't, samayata, Gwadaif&lt;br /&gt;
et toutes les sommités du Hamasen outre gadaw, Dokhono et mouszfawwa'. &lt;br /&gt;
Le Soleil et la fatigue occasionnée par mes blessures m'empechèrent de relever&lt;br /&gt;
un seul point du hamasen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de Bizen à gadawaga&lt;br /&gt;
ε &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis de Bizen le ♃ 21 octobre à 3h9 ; 4h4 bloc de grès avec un creux où l'on ne&lt;br /&gt;
trouve plus d'eau auj ; 4.5 départ, descente brusque par une route non frayée ; 5h9&lt;br /&gt;
fond. terrain à paturages nommé awalöb ; 6h2 laissé à gauche la route d'A'ylat. &lt;br /&gt;
dig saho à gauche. 6.3 halte ; 6.4 marche ; 6.7 nous découvrons chaykh' hammado à&lt;br /&gt;
env. 6 milles à droite. halte de 0h2 ; 7h0 tsa'da barka, petite fontaine d'eau non &lt;br /&gt;
coulante. 11h7 arrivés à gadansaga après avoir perdu une heure en route pour nous&lt;br /&gt;
reposer. Après tsa'da barka la descente est continuelle jusqu'à env. une heure de&lt;br /&gt;
gadamsöga. J'étais hors d'etat de marcher p.r ainsi dire et nous fimes presque toute&lt;br /&gt;
cette route très-lentement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
description du camp de pasteurs&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gadamsöga est un ramassis de gens de toutes langues mais principalement &lt;br /&gt;
de domestiques de Dokhono qui gardent leurs troupeaux. Il s'y trouve des &lt;br /&gt;
asaorta, des Torona' et même des Hazo, mais la langue est Tögre. Ayant fait compter les&lt;br /&gt;
huttes par trois personnes j'en trouvai 163 ce qui à cinq ames par hutte (d'après les gens du &lt;br /&gt;
pays) suppose une population de 800 personnes. choum Ja'bar qui a dernièr.t moyen.t&lt;br /&gt;
un cadeau, remplacé choum souleyman criait tout haut qu'il punirait ceux qui &lt;br /&gt;
n'apporteraient pas leur contribution de lait pour les étrangers. [croquis] Les huttes&lt;br /&gt;
rondes comme celles des Somal sont couvertes de nattes et permèables à la pluie,&lt;br /&gt;
qui est plutôt agréable qu'incommode pour les habitans. L'enceinte est un ovale&lt;br /&gt;
irrégulier dessiné par les huttes et rendue continue par une ceinture d'acacias&lt;br /&gt;
(djerar) epineux. 4 portes formées chacune par un acacia bien branchu dont la&lt;br /&gt;
racine est en dedans, sont fermées chaque nuit. Les bêtes féroces ne franchissent &lt;br /&gt;
jamais cette enceinte. Il y avait de 7 à 900 têtes à corne présentes : il me fut impossible &lt;br /&gt;
de les compter et comme je voulais mesurer une belle vache on me prevint que&lt;br /&gt;
toucher une vache était équivalent à donner le mauvais œil. La place des &lt;br /&gt;
étrangers, nommée [réserve] était au centre où des pierres, quelques&lt;br /&gt;
peaux seches pour se coucher et un feu désignaient ce lieu d'honneur. Le soir de&lt;br /&gt;
mon arrivée une hyène saisit une des vaches aux pis et à la jambe gauche de&lt;br /&gt;
devant. Toute la journée du lendemain la pauvre bête resta sans bouger mais on &lt;br /&gt;
ne voulut pas l'egorger dans l'espoir de la sauver. le vallon était presqu'entier.t&lt;br /&gt;
rempli par le campement, savoir un grand ovale et un petit rond en dehors de&lt;br /&gt;
la principale enceinte. Le coté E. avait un joli ruisseau coulant au milieu d'arbres&lt;br /&gt;
qu'on dirait beaux dans le Samhar. choum sale était campé un peu au S. &lt;br /&gt;
dans un autre mela. on m'a assuré que le mela d'achkardig est plus grand&lt;br /&gt;
que celui de gadamsaga. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
route à A'ilat&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis de là le ♄ 23 octobre à 9h0 ; 9h6 eau de pluie. 10h0 descente, 10h25 ruisseau &lt;br /&gt;
de ginda coulant vers la mer. 10.8 halte ; 11h0 marché ; 11h8 tombeau du chaykh ömar&lt;br /&gt;
caché q.q. part dans les arbres ; 11h9 halte ; 1.7 marche ; 2h0 halte ; 2h2 marche ; 3h0 halte&lt;br /&gt;
à l'eau (lit de torrent) de hararoa' ; trois heures le soir de hararoa' à a'ylat, &lt;br /&gt;
la dernière heure env. étant dans la vallée de monta't. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 nov.re Auj. j'ai compté 9193 mots Amharña dans le dictionnaire&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13161</title>
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		<updated>2020-12-02T10:44:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;226 &lt;br /&gt;
renseignemens oraux sur les pays inconnus (☾ 8 nov.re)&lt;br /&gt;
223&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
idée de Barka&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'esquisse ci-dessus a été faite par mousa changab, au crayon et sur une échelle 2&lt;br /&gt;
fois plus grande. comme je lui objectais que si beyt maman est à 3 jours d'el gadeyn&lt;br /&gt;
ce dernier n'est pas à 6 j. du talama il repondit obstinément que la papier n'est pas&lt;br /&gt;
le terrain et ne voulut jamais comprendre que les proportions pouvaient exister. du reste&lt;br /&gt;
il convint qu'il n'y a que six journées de dabra salals au dambalas. Tous les pays&lt;br /&gt;
qui entourent Barka sont beaucoup plus elevés : barka est un kwalla et comprend&lt;br /&gt;
seulement le bassin du damba'. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
sanheyt&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui entourent sanheyt sont : 1 dimbijan 2 mansah 3 bedjibebrou&lt;br /&gt;
4 beyt tawkey 5 halhal 6 gabeylabo 7 dabra salah 8 barka. beyt maman. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a'nsaba&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une longue discussion (10 novre) avec M. changab il résulte 1 que l'a'nsaba&lt;br /&gt;
est totalement distinct du marab. seul.t les gens du hamasen qui descendent au &lt;br /&gt;
dibijan et au sanheyt appellent le cours d'eau marab. mais les gens de ces pays là &lt;br /&gt;
n'ont d'autre nom que a'nsaba. l'a'nsaba pendant la saison des pluies atteint &lt;br /&gt;
la merà a'ckyck. Dans la saison sèche il se perd avant d'y arriver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bassin du marab &lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant au damba' il reunit toutes les eaux de Barka et celles des monts&lt;br /&gt;
de Barya dont la pente regarde l'Orient : il se réunit ensuite au marab qui&lt;br /&gt;
vient du pays de Gach et leurs eaux réunies vont vers Sawakin et finissent&lt;br /&gt;
je ne sais où. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
natab &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beni aa'mer est le nom de la tribu des gens qui gouvernent Barka. &lt;br /&gt;
Leurs belaw (leurs grands, leurs patriciens) se nomment Natab (j'ai entendu&lt;br /&gt;
q.q. fois natab) et leurs pasteurs ou domestiques se nomment hadarebe. &lt;br /&gt;
L'un des chefs du haut Barka nommé was avait contracté des alliances&lt;br /&gt;
par ses fils, avec beyt maman, dambalas et barya. Il eut une querelle&lt;br /&gt;
avec un autre, chef comme lui de 5 camps et appela ses alliés. beyt&lt;br /&gt;
maman envoya 20 fusiliers, dambalas en expedia 120 et barya&lt;br /&gt;
contribua 200 cavaliers. le chef rival ne les attendit pas mais s'enfuit&lt;br /&gt;
dans Barka inférieur. Barka est la mère patrie des Nayb de Dokhono et &lt;br /&gt;
leurs ancêtres étaient Natab. Ces natab même enfans ne vont jamais à pied&lt;br /&gt;
et usent de chevaux ou de chameaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
barea&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
85c&lt;br /&gt;
Les noms en 85c sont tous de Barya. Mousa affirme&lt;br /&gt;
mordicus que les Barya ne sont pas chankalla ou nègres et même, qu'il&lt;br /&gt;
n'y a pas de nègres dans ces parages. Il est certain que Bakita jeune esclave&lt;br /&gt;
Barea qui est à mes côtés n'est pas une négresse, mais sa peau est fort&lt;br /&gt;
noire, moins cependant que tel Belaw au nez aquilin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
barka&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les saisons et temperature de Barka sont les mêmes que dans la&lt;br /&gt;
plaine de Mouta't : on peut donc provisoirement les regarder comme ayant &lt;br /&gt;
la même hauteur. Lorsqu'on vient de Sawakin à Barka on suit le marab &lt;br /&gt;
jusqu'à l'embouchure du damba' dont on remonte ensuite les rives jusqu'à &lt;br /&gt;
Berka. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
barea&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
♃ 11 nov.re Bakita est tögray et non Barea. Ceux-ci ont le sommeil dur, dorment&lt;br /&gt;
entre 3 feux, se disent bien musulmans mais mangent de tout ce que Dieu a créé. j'en conclurais&lt;br /&gt;
presque que ce sont les chouk'allas des Abyssins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
habab&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 12 à 15 ans que les habab ont abjuré la religion chrétienne. Ils sont ainsi &lt;br /&gt;
devenus pires qu'auparavant, car buvant le lait des chamelles ils nous les volent, me&lt;br /&gt;
dit changab bien qu'il soit musulman. D'ailleurs ils font et vendent des esclaves ce&lt;br /&gt;
qui leur etait defendu auparavant. Leur principal se nomme kantebay hedad et le nayb &lt;br /&gt;
vint de lui donner le cheval que lui donna zarray. les habab possèdent le terrain &lt;br /&gt;
aux environs de měrsa mabarack bien que les hardenrdona y viennent pour piller. ils&lt;br /&gt;
en restent sur les rivages de la mer qu'en été. Les atömaryam sont près le labka et les&lt;br /&gt;
atökles sur l'a'nsaba. ils sont bien moins nombreux que les habab. Le nayb vient&lt;br /&gt;
de lier plusieurs habab venus à Omokoullou pour y vendre leur beurre qu'il leur a&lt;br /&gt;
enlevé car il s'arroge souveraineté sur ces pays. un chef hababi vient d'acheter pour&lt;br /&gt;
40 vaches ou environ 600 fr. un cheval Dongola enlevé par Maria aux Turcs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barka inférieur est tout près des Badour et à trois jours de Barka&lt;br /&gt;
supérieur si l'on descend, 5 ou 6 journées si l'on remonte. amide torrent&lt;br /&gt;
de Barea s'unit au damba' lequel a très-peu d'eau dans la saison&lt;br /&gt;
seche et ressemble alors au misérable ruisseau de May Wouyoi puisqu'il ne&lt;br /&gt;
s'unit pas alors au Marab. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisque les Romains connaissaient les Blemmyes qu'on peut &lt;br /&gt;
presque identifier avec les Bilen je croirais que l'a'nsaba est l'astusaspes&lt;br /&gt;
bien plutôt que le mogrew ou le marab. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ad hasěry, a'd o'mar et a'd a'mer sont près d'Ackyck à une ou &lt;br /&gt;
tout au plus deux journées de la mer. Les masabbat sous tribu des Habab&lt;br /&gt;
paissent aussi à la même distance de Badour au lieu dit abhareyn. Les a'd&lt;br /&gt;
mariam restent en été à afa'bad et en hiver descendent à chö'b. ga'dam&lt;br /&gt;
garsa est un village des a'd kantēbay. Naoud est l'ancètre commun de ces&lt;br /&gt;
trois tribus. Son fils Fokak donna naissance aux habab. Les noms de ses autres&lt;br /&gt;
fils tökles et mariam se sont conservés. en allant au pays de sel nous&lt;br /&gt;
payons tribut à ces derniers. Les a'dökles sont à environ trois journées&lt;br /&gt;
N.E. du Sanheyt sur l'a'nsaba qui n'a de l'eau. là en été que lorsqu'on &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
230&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13152&amp;diff=24785</id>
		<title>13:144:13152</title>
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		<updated>2020-12-02T10:41:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;216&lt;br /&gt;
Journal ♀ 15 octobre&lt;br /&gt;
217&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyage à K’ayak’or&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Repartis de ba’raza à [ajout] 7 ? [/ajout] 8h5 (avant le jour) ; 10h5 mamba dernier point qu’atteignent&lt;br /&gt;
les chameaux chargés quoique ceux qui paissent aillent jusqu’à K’ayak’or. 10.6 depart et&lt;br /&gt;
1° forte montée ; 11h0 faite ; 11h1 montée ; 11h25 bas d’une descente assez abrupte. 11h75 halte à&lt;br /&gt;
oumba mamba source dans le lit du torrent ; 11h8 depart ; 0h2 gala’sa petit vallon&lt;br /&gt;
triangulaire circonscrit par les collines ; 0h9 haut d’une longue montée ; 1h6 halte ; 1h7 marche&lt;br /&gt;
2h0 a’di rasou, lieu desert et petite source sortant du rocher ; 2h2 halte sous&lt;br /&gt;
un bel arbre près de q.q. palmiers : déjeuner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6h9 depart et longue route ; 8h0 arrivé à dig Saho d’où 33°&lt;br /&gt;
à la boussole dans la direction du Mt bizen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
partis le ♀ 15 à 6h4 long-tems avant l’étoile du matin ; 9h1 tcha’ytou ; 10h4 halte&lt;br /&gt;
10.5 depart 10.7 k’ayakor. Ce matin nous avons marché très vite et tout cette &lt;br /&gt;
route depuis waynôgous a été faite promptement : j’avais un guide et deux domestiques&lt;br /&gt;
seulement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis de K’ayak’or le ☾ 18 octobre à 5h6 ; 6h0 à droite Kor zöbi colline isolée de roches à&lt;br /&gt;
droite, laissé à gauche quand nous entrons à K’ayak’or. La route que nous suivons se nomme&lt;br /&gt;
Salk’at ; arâhto est le nom de la colline sur laquelle est K’ayak’or : Mt Arug est derrière Sasaḥ;&lt;br /&gt;
6.5 halte ; 6.6 marche ; 7.3 dispute parce que nous voulions traverser les derniers champs de blé&lt;br /&gt;
que nous avions foulés jusqu’ici. 7.6 depart ; 7.8 halte à dig Saho, où nous passames&lt;br /&gt;
la nuit avec les vaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis le ♂ 19 octobre à 8.7 ; 8.9 halte ; (8.8 petit ruisseau de ga’dan dans le lit d’un&lt;br /&gt;
torrent) 9.0 marche ; 10.0 halte à un autre dig pour boire du lait ; 0h9 depart ; 1h2 faite&lt;br /&gt;
? d’une montée où une femme fut violée ; 1h4 fond de la montée ; 1h6 day dora roche large &lt;br /&gt;
et bas où il y a de l’eau en hiver. 2h0 halte près des tombeaux ; 2h2 marche en descendant&lt;br /&gt;
sur la rive droite du lit de torrent. 2h9, 346° à la boussole sur le col en deça de Bizen.&lt;br /&gt;
nous entrons dans le lit: 3.5 nous le quittons pour monter à gauche afin d’éviter un&lt;br /&gt;
détour à droite. 3.7 plusieurs baobab (Oinia) dans le lit où nous entrons. 3h9 eau ; 4h1 halte&lt;br /&gt;
à la même eau plus haut mais plus bas que la halte de l’an dernier. l’eau denomme &lt;br /&gt;
köla’ot ; nous y mangeons. la verdure et les arbres sont magnifiques ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
repartis à 6h3 ; 6h6 montée ; 7.6 halte dans le col à l’entrée de la vallée de mogat&lt;br /&gt;
qui court à peu près N. et S. 7h7 depart ; 8h4 halte dans le premier dig de mogat après avoir&lt;br /&gt;
laissé à gauche le mt Bizen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis à pied le ☿ 20 octobre à 10h8 ; 11h0 montée ; 11h7 halte ; 11h8 depart ; plus tard&lt;br /&gt;
repos de 20 minutes en deux fois. Paturages de zala (!!!) 11h2 eau de hörrayto dans&lt;br /&gt;
le lit d’un torrent ephemère. 1h75 halte ; 2h05 marche ; 2h3 halte à la jolie source (en&lt;br /&gt;
coupe) de Debela a’ba’ ; 2h7 marche ; 3h2 halte ; 3h5 marche ; 4h0 entrés au monastère de&lt;br /&gt;
Bizen où j’écrit ceci. Auj. j’ai dû marcher pieds nus ce qui m’a gêné beaucoup.&lt;br /&gt;
Si ma mule était mulet elle m’aurait servi mais rien de femelle ne peut vivre dans &lt;br /&gt;
l’enceinte du monastère pas même la femelle d’une mouche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous le porche de l’eglise ma boussole n’oscillait pas du tout ce qui me fait croire qu’il&lt;br /&gt;
y a du fer enseveli dessous. A vue d’œil l’axe principal de l’Eglise est orienté E. et O. ce qui&lt;br /&gt;
joint à sa forme d’un carré long prouve assez que c’est l’ouvrage d’un Européen accoutumé&lt;br /&gt;
à voir les eglises orientées vers Jerusalem. Le corridor qui regne autour de l’Eglise est etroit&lt;br /&gt;
et du coté du N. en partie encombré par les debris des deux murs. de ce coté le mur du&lt;br /&gt;
sanctuaire a été grossièrement refait en partie mais avec de la boue et l’on a&lt;br /&gt;
totalement negligé de reparer le toit qui est tombé en dedans et cause la ruine des &lt;br /&gt;
murs. Dans le corridor du coté du Sud, il y a deux petit tas de grosses pierres, peut-&lt;br /&gt;
-être des tombeaux. Le mur du sanctuaire est en partie recrepi au mortier evidemment&lt;br /&gt;
un ouvrage antique ce qui contredit l’assertion de G. Mariam d’après un moine&lt;br /&gt;
du lieu, savoir : que l’ancienne église était dans l’espace vide en allant de&lt;br /&gt;
l’Eglise actuelle vers l’Ouest au trésor (ökabeyt). D’ailleurs on voit encore des&lt;br /&gt;
poutrelles horizontales qui font partie intégrante des murs et dont les surfaces&lt;br /&gt;
exterieures sont complement charbonnées. le sanctuaire ne présente à &lt;br /&gt;
l’intérieur rien de remarquable sinon trois arches surbaissées sur leur piliers de&lt;br /&gt;
bois, le tout assez bien travaillé pour me faire douter qu’elles appartiennent à la&lt;br /&gt;
dernière réparation. Il y a une trentaine de livres sur parchemin dans un triste &lt;br /&gt;
état de conservation et la plupart déposés pêle mêle dans le fond d’un parallelepipede&lt;br /&gt;
squelette qui contient contient une peinture sur toile non fixe au cadre et représentant&lt;br /&gt;
la T.S. Vierge tenant l’enfant Dieu Sur Son bras gauche. Les bords de la toile sont&lt;br /&gt;
detruits et l’on n’y peut découvrir aucune inscription. Deux planches formant&lt;br /&gt;
chacune un carré très alongé contiennent des peintures dont les grosses couches&lt;br /&gt;
se delitent vers les bords. L’une représentant le Dieu crucifié avec les Saintes femmes&lt;br /&gt;
au bas et deux anges de chaque coté : la croix porte l’inscription INRI preuve &lt;br /&gt;
d’origine Europeenne. l’autre planche présente une figure attachée par les cordes&lt;br /&gt;
à une poutrelle et les pieds alongés et liés ensemble : une inscription Ethiopienne&lt;br /&gt;
près la tête mentionne le genre de supplice sans dire qui c’est. J’ai oublié&lt;br /&gt;
la figure du milieu mais la 3e celle d’en bas représente un personnage dont&lt;br /&gt;
la coiffure rappelle la mitre ou la tiare de l’occident. Toutes ces peintures sont&lt;br /&gt;
d’un faible style.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous passames la nuit dans la boulangerie au N. de l’Eglise. C’est une&lt;br /&gt;
hutte à porte très basse et batie en croix comme les beaux aderach d’Abyssinie.&lt;br /&gt;
le toit est parfaitement entretenu et fait honte à la mince couche de chaume qui&lt;br /&gt;
laisse tomber la pluie dans le sanctuaire de l’Eglise. Nous y trouvames des&lt;br /&gt;
plats de paille coupee, du bois de chauffage et un foyer en boue seche. chose&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13129</title>
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		<updated>2020-12-02T10:36:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;194&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Couvens d'Abyssinie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l'interprète de l'Abouna le couvent de Bizen fut fondé par David père de Claudios&lt;br /&gt;
qui donna au monastère des fiefs par ci par là jusqu'à Gondar. Sa collection de livres était jadis&lt;br /&gt;
fort précieuse : maintenant ce qui en reste a été porté à tsolat village de hamasen. on avait&lt;br /&gt;
prononcé la plus terrible communication si une femme entrait dans le couvent ce qui eut lieu&lt;br /&gt;
néanmoins il y a 25 à 30 ans et la belle eglise fut brulée. sous son dome était une espèce&lt;br /&gt;
d'illusion qui représentait un baton dit d'or. dans certaines positions on ne le voyait pas et&lt;br /&gt;
quand on voulait le toucher il disparaissait. les bois de cette église étaient venus de&lt;br /&gt;
Jerusalem (de par delà la mer). L'eglise fut brulée par le feu du ciel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le même D. oubi doit mourir de maladit avant l'arrivée de l'Abouna, qui ne&lt;br /&gt;
viendra pas cette fois ci mais le patriarche cophte enverra une sentence d'excommunication&lt;br /&gt;
d'abord pour qu'on ne fasse aucun mal à l'evêque et si on la recoit bien l'Abouna viendra &lt;br /&gt;
ensuite en 2 ans d'ici. cette prediction a été faite par un moine d'Axum qui fait toujours maigre&lt;br /&gt;
porte un cilice en fer et mange des feuilles de Kosso les mercredis et vendredis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
parmi les nombreux livres déposés à tsolat dans une maison de pierre de taille où l'on a&lt;br /&gt;
gardé deux ans le tabot de Bizen après l'incendie est une bible (les 81 livres) en un seul &lt;br /&gt;
volume d'un format si enorme qu'on ne sait de quel peau on l'a faite. chaque page&lt;br /&gt;
contient 150 lignes. cette bible forme la charge d'un mulet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ab. aregawi était sur le nu rock de Dabra damo (alors nommé dabra alleluia)&lt;br /&gt;
quand l'empereur gabra maskal descendit pour ravager Baŧé. ensuite il alla ravager&lt;br /&gt;
Sennar et puis revint porter terres et pierres sur le mont qui en prit le nom de Damo, car&lt;br /&gt;
damohou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 juin. Selon un moine d'Abba Garima il est rare qu'un mamhar gouverne&lt;br /&gt;
jusqu'à 4 années. le mahalar ou chapitre le change pour le moindre défaut comme&lt;br /&gt;
p. ex. pour l'avarice. sous lui vont 1.° l'afa mamhar. 2.° le daña ou juge qui entend&lt;br /&gt;
les contestations hors du couvent 3°. enfin le karra qui perçoit les contributions, prend&lt;br /&gt;
pour lui 6 mösa par chacun des 44 villages et en outre ce qu'il vole. Les contributions &lt;br /&gt;
se composent 1.° de möbaö ([réserve]) ou contribution pour l'Eglise : elle est de&lt;br /&gt;
80 tan (204.8 hectolitres) de grain et de 80 chamma - 2.° le fasas qui est de 384&lt;br /&gt;
hectolitres dont le gouvernement civil depuis oubie mange les 2/3 environ. 3.° le&lt;br /&gt;
dafawa qui consiste en 150 [chauma ?] dont 50 au mamhar 4.° le [réserve] qui&lt;br /&gt;
est un chauma par village. 5.° le miel 6.° les vaches de boucherie (frida), 44 : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a auj. 60 moines dans le couvent et celui qui m'en parle a vu lorsqu'il y &lt;br /&gt;
est entré une grande portion des 40 mulets de selle qu'on y avait autrefois. Des qu'il&lt;br /&gt;
a fait sa profession, ce qui a lieu sans noviciat, ou le religieux a voix au chapitre&lt;br /&gt;
mais il faut qu'il soit aimé ou qu'il ait du bonheur pour avoir promptement une&lt;br /&gt;
portion de terre (rim). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent avait jadis 25 villages dans aŧbi et d'autres dans le chöre : auj. il &lt;br /&gt;
ne possède plus que cinq villages dans aŧbi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit de la demande d'un seul moine pour forcer le mamhar à rassembler&lt;br /&gt;
le chapitre. Le couvent d'abba Garima fut doté par le Roi Gabra mask'al. il ne s'y&lt;br /&gt;
trouve auj. que soixante volumes environ parmi lesquels j'ai vu l'énorme matsafa haudi&lt;br /&gt;
le zenad yahoud, les deux évangiles antiques et le falasfa. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dafana se partage ainsi : 25 au mamhar ; 25 à l'azaj qui est aujourd'hui&lt;br /&gt;
Blata darso. 100 pour les moines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Axum est la plus ancienne église du Tögray, dit-on, quoiqu'il ait plus de&lt;br /&gt;
probabilités pour Abba Garima. Axum est auj. le meilleur sanctuaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Abba Garima tout près d'Adwa n'a tout au plus que 50 moines : il y en avait&lt;br /&gt;
sous R.W. Sólajie 300. mamhar W. döngöl avait 300 fusiliers. c'est lui qui fit une&lt;br /&gt;
mine pour tuer le Ras : elle fut découverte et le mamhar alla mourir en exil du coté du&lt;br /&gt;
hamasen. naguères cet homme et ses frères vendaient des enfans pour l'esclavage. auj.&lt;br /&gt;
ce commerce n'est plus fait que par des gens d'Axum, mais non par les moines. il y a auj. &lt;br /&gt;
ten [ferd] nappers à Adwa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Dabra Damo a auj. 300 moines mais est bien tombé auj. quoiqu'il soit encore&lt;br /&gt;
le couvent le plus florissant du Tögray. il est sur un roc à pic et forme une position&lt;br /&gt;
très forte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Dabra Abay était naguères très riche et a auj. 200 moines sous sabagadis&lt;br /&gt;
ils allaient à la guerre. [Ton ?] y est si riche qu'il est très ordinaire à un seul moine&lt;br /&gt;
d'avoir cent tan de grain. C'est un bon sanctuaire mais les Galla l'ont devasté &lt;br /&gt;
à la mort de Sabagadis. Il est censé faire partie du Wal döbba car les moines font&lt;br /&gt;
leurs vœux dans l'un ou l'autre couvent. leur saint est Samuel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. öda abba hadara dans le tamben est un gros couvent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. öda sölasie appelé aussi ödda ötage dans le tanben, province qui a&lt;br /&gt;
200 églises.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. gwöndögwönde dans le pays Taltal au dessous de l'Agame. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. dabra bizan bien connu, bien fameux et bien tombé. il est abandonné&lt;br /&gt;
les 3/4 de l'année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9. dabra bahwöri dans hahayle province qui est k'öbat comme le Gojam. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10. dabra bärbare à un mille du précédent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11. dabra mark'orios dans le kwölla sarawe jadis 300 auj. 40 moines.&lt;br /&gt;
il est sur la frontière du Bidel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
12. dabra hallelo dans a'derba'te ab. samouel est leur saint. il y a&lt;br /&gt;
une bible en un vol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
13. ab. gabra mask'al lagaso tout près du N.° 12 et du marab.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13125</title>
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		<updated>2020-12-02T10:28:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;190&lt;br /&gt;
renseignemens oraux sur les pays inconnus&lt;br /&gt;
163&lt;br /&gt;
de Siara à gaha on va au Sud et très peu à l'ouest (Aly fahya) j'ai vu cuire la viande&lt;br /&gt;
nōböl près boulömok est une source chaude. nōbör est une grande montagne dont&lt;br /&gt;
la source sort (A'ly fahūa) 6 Sept.re boulimok veut dire : où l'on n'entre pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bouche du Webi&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a beaucoup d'iles à l'embouchure du Wébi mais point de bandar. ockda est le&lt;br /&gt;
nom d'un des villages de Lamou là il y a 24 heures par terre. le pays est malsain. les &lt;br /&gt;
elephans y abondent. Le Wibi avant d'entrer en ougadayn passe par Obo gens jadis&lt;br /&gt;
chrétiens (kostan) et qui parlent somali.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barka&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon roble (23 Sept.re) Barka a des chrétiens en petit nombre sur la frontière&lt;br /&gt;
et qui furent pillés dernièrement par Oubi. Le reste est un peu Musulman et beaucoup paien. &lt;br /&gt;
A labka sur le torrent ou la rivière sont les atô maryam. les atö klès occupent&lt;br /&gt;
les alentours de la saline et sont païens comme la plupart des habab qui en sont&lt;br /&gt;
voisins. roble connait des tribus. Khasi seulement les hardenrdoa parce qu'ils enlevèrent&lt;br /&gt;
dernièrement 150 têtes de bétail aux habab. Les hardenrdoa ont de beaux chevaux&lt;br /&gt;
ce qui suppose de vastes paturages. un hardenrdoa qui vint vendre son beurre à&lt;br /&gt;
Mouszawwa' refusa 150 th. de son cheval ce qui est une somme enorme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tehama &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Tehama Arabe a ses torrens ephemères comme le Samhar car selon la&lt;br /&gt;
nouvelle arrivée dernièrement à Baté les Arabes avaient recueilli leurs dattes et les&lt;br /&gt;
sèchaient par terre non loin de Loheia quand un torrent a tout emporté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barka&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon G. mariam qui a demeuré un an à A'ilat les éléphans qu'on y voit en&lt;br /&gt;
hiver (janvier feb. etc) se retirent en été à barka pays où on les chasse ainsi que les&lt;br /&gt;
rhinoceros. Ceci tendrait à indiquer que les niveaux de ces deux pays ne different pas&lt;br /&gt;
beaucoup. Si barka etait un daga on n'y trouverait pas de rhinoceros. mais&lt;br /&gt;
d'un autre coté l'epoque des saisons parait n'etre pas la même). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bœuf Apis&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon A. roble les Habab, les beni a'měr et même quelques Belaw aiment la&lt;br /&gt;
vache qui leur donne du lait et ne veulent pas la vendre encore moins la tuer. Quand elle&lt;br /&gt;
meurt naturellement ils détachent sa tête et l'enterrent. (Il me semble voir ici le&lt;br /&gt;
vestige ou l'origine du culte du bœuf Apis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
kossa ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le village du Limmou de waŧou esclave de M. de Goutyn est jossa. toufa est l'abba&lt;br /&gt;
ganda. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
hazo η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tribu des Hazo ne mange que de la viande et du lait : ces gens sont tous &lt;br /&gt;
rouges quoique par le fait ils demeurent dans le Samhar. Ceci tend à conformer l'opinion&lt;br /&gt;
que c'est le Soleil plus une nourriture végétale qui noircit la peau à la longue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a'nsaba &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon un vieillard du hamasen que j'ai vu à k'ayak'or le pays près de chez&lt;br /&gt;
lui où l'on chasse le rhinocéros se nomme a'nsaba. Les gens du Sauchas ne m'ont &lt;br /&gt;
jamais parlé que de Barka que le vieillard affirme ne pas connaitre /20 octobre)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
liste de pays Gallas&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Djohar l'esclave Galla du Nayb, on tire des esclaves des pays suivans&lt;br /&gt;
non nègres mais qu'il appelle à tort Gallas : 1- limmou - 2. djimma - 3 nonno - 4&lt;br /&gt;
amourou - 5 hórro - 6 gómbo - 7 djidda - 8 touloma - 9 talleha - 10 leka - 11 kaka - 12&lt;br /&gt;
liban - 13 badi - 14 kafa - 15 sibou - 16 goudrou - 17 waraŧa - 18 kouta - 19 tambaro&lt;br /&gt;
20 bocha - 21 djandjöro - 22 marako 6 23 södama - 24 zourgwa - 25 dawaro - 26&lt;br /&gt;
gourage - 27 azabo - 28 raya - 29 gararge - 30 wolo - 31 wari haymano - 32 gouma&lt;br /&gt;
qui a un roi toujours en guerre avec celui de limmou - 33 antarro - 34 dóko - &lt;br /&gt;
35 tara&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
positions des pays Gallas&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Djidda est sur la rive gauche de l'Abay vis à vis les Agaw, et est borné&lt;br /&gt;
au N. par les nègres : au S. et confinant à l'Abay est hórro et en suivant, &lt;br /&gt;
amourou. De Basso à Önarya il y a comme de Dokhono à Adwa et un &lt;br /&gt;
homme seul peut faire la route en huit jours. Il foule successivement &lt;br /&gt;
amourou, horro, gombo, djimma et nonno, ou gombo leka et nousso car il y &lt;br /&gt;
a deux routes. à önarca qui est un waynadaya il fait un peu plus chaud qu'à Adwa&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
langues du versant N.E d'Abyssinie &lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Idris il faut trois jours pour aller d'ici à Barka passant par le &lt;br /&gt;
Dämbidjen. on passait autrefois par les habab mais les extortions de ces tribus firent&lt;br /&gt;
que le Nayb a changé la route. A Barka on est musulman et on parle hadarebe. Les &lt;br /&gt;
habab parlent tögre comme les Belaw : il en est de même dans asgida contrée qui était&lt;br /&gt;
chrétienne et a été convertie à la foi musulmane il y a auj. dix ans. (27 octobre) Les autres&lt;br /&gt;
langues parlées par les peuplades voisines sont 3°. la langue Barea &lt;br /&gt;
4.° la langue des melhit kena et hardenrdoa. 5.° la langue du bilen peuplade non loin d'ici&lt;br /&gt;
et qui n'est ni musulmane ni chrétienne. (27 oct.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens de Södama qui ont un reste de chretieneté portent en guise de matab&lt;br /&gt;
dune lanière de toile de Sourat (marawde) attaché autour du col (Djohar)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
31 octobre. Auj. est parti pour Dokhono faradj esclave de la famille du&lt;br /&gt;
Nayb Othman. on le dit chank'ama mais bien qu'il soit noir il n'a aucun trait&lt;br /&gt;
nègre sinon les lèvres plus épaisses que les Gallas et Abyssins. Il ressemble par le &lt;br /&gt;
visage et le teint aux gens que j'ai vus de waraŧa. Il a été pris très jeune, a&lt;br /&gt;
passé par Gondar et son pays est au delà de l'Abay qu'il nomme aya, mot qui&lt;br /&gt;
veut dire eau. J'ai dû lui parler par interprète et en Tögre car il ne connait&lt;br /&gt;
aucune de mes langues Ethiopiennes. il m'a dit que son pays se nomme gösösa&lt;br /&gt;
gouverné alors par le nommé wazani. Les pays voisins qu'il connait sont α. dahwa&lt;br /&gt;
- β. wahanza - γ oubok'za - δ wahak'a - ε defila - ζ dabantza - η mansa&lt;br /&gt;
ces gens appellent leur langue hīga baga c.a.d. si je ne me trompe, langue&lt;br /&gt;
de l'homme ou des hommes. L'esclave m'a dit très positivement que leurs&lt;br /&gt;
ennemis sont les Amaras et les Gallas ce qui est assez contradictoire car les&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13091&amp;diff=24782</id>
		<title>13:144:13091</title>
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		<updated>2020-12-02T10:24:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;157&lt;br /&gt;
commerce de Mousawwa'&lt;br /&gt;
107&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
batimens&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement du port est de 240 à 250 batimens par an dont 8 à&lt;br /&gt;
10 tout au plus sont de gros baghlah. Le droit d'ancrage qui varie de 1&lt;br /&gt;
à 2.5 th. produit 400 th. environ par an. Il est partagé entre le capt. du port, &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
l'emir el bahr et les soldats. Ce droit n'existait pas avant Haseyn effendi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peaux &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant le droit établi par ce même gouvn. il est venu dit-on en un an&lt;br /&gt;
jusqu'à 40000 peaux la plupart de vaches. depuis il n'en vient que 6 à 7000&lt;br /&gt;
par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
café&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le café d'Önarya que bien des gens ici et tous à Bombay préfèrent&lt;br /&gt;
à celui de l'Yemen se vend souvent sur place 80 centimes le kilogr. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
laine&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une sorte de couverture de laine grossière qu'on exporte d'ici&lt;br /&gt;
et dont l'origine parait être au N.O. des hǎbab : elle se vend sur place 1/8&lt;br /&gt;
ou 1/4 th. et en Yemen 1 et 1.5 th. cet article est consommé par les Arabes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
esclaves &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne vient guère plus des mille esclaves par an de ceux qui ont passé le&lt;br /&gt;
Takaze. Il est difficile d'estimer le nombre d'esclaves A'far et Kostan volés&lt;br /&gt;
par les Saho et vendus ici. on en embarque plusieurs en contrebande. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
droits&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
La portion de ce droit pour les soldats est juste parce que deux d'entr'eux&lt;br /&gt;
vont garder chaque batiment dans le port tant qu'il y a des marchandises à&lt;br /&gt;
bord. B estime le total de ce droit à 300 th par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
recettes&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même estime ainsi les dépenses : 12060 pour les Belaw de Dokhomo&lt;br /&gt;
800 th. pour les employés de tout grade. 200 th. pour [réserve] ou 22000&lt;br /&gt;
th. par an. Les droits s'élèvent à près de 40 000 th. sur les marchandises&lt;br /&gt;
car le mouvement commercial est de plus de 400 000 th. ou 2 112 000 fr.&lt;br /&gt;
au pair et les droits sont de 10% mais l'excédant de 18 000 th. de douanes&lt;br /&gt;
168 η&lt;br /&gt;
est en partie éludé par la contrebande et en partie  volé par les employés&lt;br /&gt;
car on s'arrange en général pour que mousawwa' ne donne aucun &lt;br /&gt;
revenu à Djiddah. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
contrebande &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
neuf dixièmes du civet entrent en contrebande car le droit est &lt;br /&gt;
exorbitant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nayb perçoit 1.° une achor ou 1/10 en nature quand la caravane passe ou&lt;br /&gt;
plutôt quand on l'a arrêtée à hamhasso. 2.° un awayd (don) de 7 1/2 % perçu&lt;br /&gt;
en argent [ajout] non [/ajout] sur les 9/10 de marchandises qui restent mais sur la quantité&lt;br /&gt;
primitivt. recensée à hamhasso ce qui equivaut environ à un second droit de&lt;br /&gt;
10%. 3.° un (fasas) qui se conclut par négociation quand les marchands&lt;br /&gt;
Abyssins sont prêts à s'en retourner sans quoi le nayb leur refuse un guide.&lt;br /&gt;
ce dernier droit monte souvent à 1000 th. pour une seule caravane ; astif&lt;br /&gt;
angöda paya pour lui seul 600 th. et jamais caravane n'est retournée pour moins&lt;br /&gt;
de 400 th. Jadis le cadeau de retour était une poignée de café par outre pour&lt;br /&gt;
le findjan au nayb : puis il voulut un esclave puis il prit 100 th. effectifs comme&lt;br /&gt;
prix de l'esclave. En somme le nayb quel qu'il soit est le plus gr. voleur de caravanes&lt;br /&gt;
qui existe. Après qu'il a tondu les marchands on leur prend encore 10% ici&lt;br /&gt;
sur ce qui leur reste. le dernier gouverneur prenait jusqu'aux tafar ou lanières&lt;br /&gt;
de cuir à ceux qui n'avaient pas autre chose à donner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nazil&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après le nayb et la douane de l'ile le marchand Abyssin doit&lt;br /&gt;
encore subir la tyrannie du nazil. il doit en prendre un et ne peut en &lt;br /&gt;
changer durant tout son séjour mais seult lorsqu'il revient une autre fois.&lt;br /&gt;
c'est presqu'un abban plus les droits qu'on a payés. le nezil qui est toujours&lt;br /&gt;
un marchand vend le café à la livre de 448 gr. et l'achète aux Abyssins&lt;br /&gt;
à la livre de 616 gr. Quand Kahsay gros marchand chrétien accusa son&lt;br /&gt;
nazil A'ly Sarour de l'avoir trompé celui-ci l'accusa d'avoir insulté la&lt;br /&gt;
religion musulmane et lui fit appliquer des coups de baton par le&lt;br /&gt;
gouverneur A'ydin Agha. Si un Français voulait s'établir nazil il &lt;br /&gt;
devrait avoir 10000 th. environ pour acheter d'avance d'après les lettres de ses&lt;br /&gt;
correspondans Abyssins, les marchandises de retour, car à Baŧé toutes les&lt;br /&gt;
affaires se font au comptant. on [garderait ?] 8% de commission dont 1/2&lt;br /&gt;
de la part des vendeurs à Baŧé. Le nazil porte le même nom dans la&lt;br /&gt;
langue de Baŧé en Tögryaña hadar en Amarña adar. En droit le maitre&lt;br /&gt;
de la maison où l'Abyssin couche la 1.ère nuit de son arrivée est son nazil. &lt;br /&gt;
En général dès son débarqt on l'entoure et on l'ennuie pour savoir&lt;br /&gt;
qui est son nazil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les grains de verre de couleur foncée étant recherchés comme ornemens&lt;br /&gt;
par les Habab sont devenus la petite monnaie de Baŧé. A mon arrivée le&lt;br /&gt;
change était 32 harf de 120 grain chacun pour un thaler. M. maferrah un &lt;br /&gt;
autre marchand et le chef des soldats achetèrent à Djiddah des grains plus petits&lt;br /&gt;
de 1/2 au taux de 160 à 170 harf par thaler mais comme marchandise : ils&lt;br /&gt;
payèrent comme telle à la douane et puis s'en servirent pour changer des&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13104&amp;diff=24781</id>
		<title>13:144:13104</title>
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		<updated>2020-12-02T10:19:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;168&lt;br /&gt;
Batzé et son commerce&lt;br /&gt;
169&lt;br /&gt;
pénitent et des successeurs ont [ajout] été [/ajout] obligés de tenir deux anes dont chacune porte &lt;br /&gt;
ses 4 girbeh. ils ont le droit de prendre deux batons dans chaque charge de bois,&lt;br /&gt;
un findjan dans chaque vase à lait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
cire α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon B. le nayb prend 5% en nature de la cire qui vient d'Abyssinie&lt;br /&gt;
puis le chaymackam prend 25% puis le mezzan ou peseur prend 1.5 livre&lt;br /&gt;
de sorte que les droits emportent près d'un tiers de la cire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
péage β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abderrahman Kahysay envoie son fils à Hamhamo ou à&lt;br /&gt;
yānögous pour écrire les marchandises. on paie ensuite les droits au nayb dans&lt;br /&gt;
gomme&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
Batze. Selon Y. Sayack il vient ici par an environ 50 à 60 zembil de&lt;br /&gt;
gomme. le zembil est un 1/2 bahar. la gomme des Habab est blanche. celle de Wia'&lt;br /&gt;
et environs recueillie par les Seho est rouge et  d'ailleurs mélangée de terres etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
laine δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le même les couvertures de laine viennent de chez les Habab seulement et&lt;br /&gt;
servent aux femmes en Arabie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
contrebande ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aidin Agha decouvrit une contrebande de civet qui lui valut&lt;br /&gt;
500 th. de droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
caravanes&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Auj. 23 Aout le nayb hasen est venu de Dokhono dans une&lt;br /&gt;
barque. on y découvrit deux outres de vin qui furent confisquées car depuis&lt;br /&gt;
peu on a arbitrairement établi l'usage de confisquer au lieu de faire&lt;br /&gt;
payer double droit comme auparavant. cette année on a découvert qu'on&lt;br /&gt;
fesait entrer la cire dans des paquets de bois de chauffage. Le droit sur cette&lt;br /&gt;
denrée est si fort que la caravane qui va entrer n'a déclaré que douze outres&lt;br /&gt;
de cire. un homme de Dokhono dit en avoir vu 60 à 70 charges. Pour empêcher&lt;br /&gt;
la contrebande faite par les habitans de Baté on a defendu à la caravane de&lt;br /&gt;
passer par omokoullou. Elle doit venir par Zaga et de nuit au ras gerar : elle&lt;br /&gt;
entrera demain matin. On la nomme caravane de Derita parce que la plupart &lt;br /&gt;
des marchands sont de cette ville. IL y a 109 têtes d'esclaves et seulement douze&lt;br /&gt;
cornes de civet ce qui fait présumer une forte contrebande. La caravane Amara&lt;br /&gt;
celle des marchands chrétiens doit pousser en avant sans atteindre les cent chameaux&lt;br /&gt;
qu'elle avait demandés et que celle de Derita avait déja pris : celle-là menera&lt;br /&gt;
jusqu'ici Sy anes et ses mulets car la pluie recente a fait pousser beaucoup d'herbe, &lt;br /&gt;
Le nayb est venu en ville pour percevoir ses droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
velours η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
une pièce de velours qui se vend ici six th. paie quatre th. de &lt;br /&gt;
droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peseur θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon B. le peseur public de Baté (25 aout) donne 560 thalers de&lt;br /&gt;
ferme pour sa charge et par conséquent fait usage de faux poids. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
civet ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon B. il vient pour 30 000 th. de civet par an ce qui suppose 150 cornes&lt;br /&gt;
par an : car une corne moyenne sera de 200 th. [sténographie] Le droit nominal&lt;br /&gt;
sur le civet est 10% mais par le fait il est plus de 20%. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
droits du nazil&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
le hadarit ou droit du nazil est variable selon les articles, de 1/15 à 1/5&lt;br /&gt;
pour le café il n'y a soi disant pas de hadarit mais on le prend par l'usage de&lt;br /&gt;
poids différens et il est de 1/15 environ. Du reste le nazil prend un hadarit du&lt;br /&gt;
vendeur et un autre de l'acheteur : c'est plus qu'un usage c'est un droit reconnu&lt;br /&gt;
et on le réclame devant le gouverneur. Pour l'ivoire on prend sur les 43 livres&lt;br /&gt;
4.5 th. au vendeur et autant à l'acheteur. c'est la plus grande des fetters du &lt;br /&gt;
commerce. Les pauvres gens du hamaseu viennent en petites caravanes chargés de&lt;br /&gt;
farine ou de blé. le nazil reçoit le prix et donne au simple Abyssin un peu &lt;br /&gt;
de ckohol ou une petite toile ou quelque bagatelle au lieu du prix reçu&lt;br /&gt;
mais ne donne jamais de l'argent. Les nazil ont soin d'augmenter le&lt;br /&gt;
Ladarit quand ils ont affaire à un homme simple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
poisson dangereux&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a à Batzé un poisson a queue filiaire forte et qui d'un seul &lt;br /&gt;
coup donne des blessures aux jambes très difficiles à guérir. il se tient terre&lt;br /&gt;
à terre près de la cote. les habab le monument safan, les gens de Batzé&lt;br /&gt;
remich et les Arabes abou taback. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
café μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le café se vend auj. 25 aout 13 livres pour un th. c'est le café du&lt;br /&gt;
monde qui coute le moins dans un port de mer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nazil ν&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même qu'à Barberah le titre de nazil parait être réciproque ici, car si&lt;br /&gt;
l'on veut interpeller un homme qu'on ne connait pas on l'appelle adaro. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ivoire&lt;br /&gt;
ξ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon B. (☿ 8 Septembre) la livre pour l'ivoire = 14 th. &lt;br /&gt;
ce qui fait 392 grammes et l'ockyah vaut 44 livres ou 17.248 kilogrammes. l'ivoire&lt;br /&gt;
de grandes dimensions étant la plus rare les qualités sont établies sur cette&lt;br /&gt;
circonstance sans que l'on s'enquière jamais si l'ivoire est verte ou blanche. La&lt;br /&gt;
pièce d'ivoire qui pèse plus de 16 livres (6.3 kil). Se nomme a'dj et se vend auj.&lt;br /&gt;
à 34 th. l'ockyah. une pièce qui pèse 16 livres est aussi dite a'dj. l'ivoire qui &lt;br /&gt;
pèse 10 livres ou au dessus jusqu'à 16 se nomme dandi et se vend à 60 thalers p.r&lt;br /&gt;
deux ockyah. Au dessous de dix livres l'ivoire se nomme ckalandjah et se vend&lt;br /&gt;
60 th. pour quatre ockyah ce qui est une grande disproportion. En masse on appelle&lt;br /&gt;
l'ivoire a'dj. Comme il n'y a pas de qualité meilleure que l'a'dj on a interet à scier&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13086&amp;diff=24780</id>
		<title>13:144:13086</title>
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		<updated>2020-12-02T10:13:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;renseignemens oraux sur les pays inconnus&lt;br /&gt;
153&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
immigration (avant hordal mahys). Il n'y a pas dans les&lt;br /&gt;
montagnes un autre lieu nommé Bouré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
β &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom A'far de l'eau d'Awsa (la rivière ou le lac ?) est&lt;br /&gt;
wi'ayŧo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 1/2 journée d'A'yd est la perte d'une belle rivière dont le&lt;br /&gt;
nom m'a échappé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de gonboudle (Adulis) au pays haut il y a trois routes dont j'ai&lt;br /&gt;
oublié les noms car A'bdallah me donnait tous ces renseignemens la&lt;br /&gt;
nuit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nabtab sont une fameuse tribu du pays de Gach. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom local de Dahlak est Dahlak (confirmé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
volcan ?&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A coté du lac de dagard est un roc à caverne où durant les&lt;br /&gt;
vagues de l'a'ziab l'eau se jette en haut en poussière comme des&lt;br /&gt;
narines d'un marsouin. Près de là est une montagne qui fume&lt;br /&gt;
toujours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Hanfaleh à Röntalo, sans bagages, six jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
le madir de Salt est mö'dr : son Daroro est Sahel. &lt;br /&gt;
hanfaleh est proprt. le nom de la pointe sud de terre qui enfonce&lt;br /&gt;
la baie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je n'ai pas oui parler du Yasso ni de l'Anazo et ne connais &lt;br /&gt;
pas la grande rivière entre A'yd et Awsa. La distance de ces deux&lt;br /&gt;
lieux est six jours sans charge ou quinze jours avec chameaux&lt;br /&gt;
chargés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mousawwa' 17 juillet. L'esclave de Yousouf Sayenlk natif du&lt;br /&gt;
waraŧa et qui a residé dans le sidama m'a dit ce qui suit : Gomara &lt;br /&gt;
est le nom que se donnent les habitans au pays : les Galla le nomment Kafa&lt;br /&gt;
et les Abyssins sidama. Il est près de gouma. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux rivières principales dans le pays kafa : le gōdom très grand&lt;br /&gt;
et qui en definitif mêle ses eaux à l'Abay. 2;° le ouma très petit dans la&lt;br /&gt;
saison sèche et qu'on passe dans le karamt sur un radeau d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ν&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les villages principaux sont nommés n.°159.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ξ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mer qui baigne gofu est d'eau amère on ne la boit pas : elle&lt;br /&gt;
porte des bateaux petits vilains et qui amènent du cuivre et des perles de&lt;br /&gt;
verre des pays inconnus. cette mer n'a pas de batimens à mats et nos gens&lt;br /&gt;
(blancs) n'y sont jamais venus. il faut un gros mois pour traverser cette mer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ο&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les montagnes de Kafa n'ont pas de neiges eternelles : le pays est dans le&lt;br /&gt;
bassin de l'Abay. (toutes les gr. rivières sont Abay ainsi on ne peut pas bien&lt;br /&gt;
compter sur ce renseignement. de même les A'far disent que l'Awach vient&lt;br /&gt;
de l'Abay)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
π&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a encore auj. 25 villages dans Dahlak. la langue est presque&lt;br /&gt;
Tïgray. on y appelle l'ile addina c.a.d. notre pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N°53&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après 153 λ que j'ai vu le 18 juillet, walaytza, k'outa, &lt;br /&gt;
Tzambara, gōpa et doko sont du pays de Waratta dont le roi est halal&lt;br /&gt;
kwanŧa obeit au roi gōbe. gōpa est sur le lac. Ceci contredit en &lt;br /&gt;
partie 159 δ et suivans mais je n'ai pu verifier la chope. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le même waratta est au Sud Est de kafa, &lt;br /&gt;
limmou est au S.O. de waratta. waratta est arrosé par l'ouma dont&lt;br /&gt;
les eaux vont il ne sait où mais j'ai cru comprendre d'après lui que cette&lt;br /&gt;
rivière revient sur elle-même comme l'Abay autour de Goam. waratta&lt;br /&gt;
ne produit ni dagousa ni maïs mais on y sême l'adja.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N°54&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il m'est bien difficile (Baŧé 26 juillet) de prononcer sur la&lt;br /&gt;
valeur des renseignemens qui suivent. Je les ai reçus auj. du chaykh Idris dont&lt;br /&gt;
le père est Fellatah qui est né au Maroc a été élevé dans le Darfour a vécu dans&lt;br /&gt;
le pays de Gach dont il parle la langue et reste auj. ici fesant la medecine et&lt;br /&gt;
écrivant au besoin des charmes. Je crois d'après les variations de ses nombres que les&lt;br /&gt;
distances qu'il donne sont pour la plupart imaginaires : cependant il entend par&lt;br /&gt;
une heure de chemin (n'a-t-il dît de son propre mouvement) la distance d'ici &lt;br /&gt;
à Harckycko. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Khasy sont identiques (Khas&lt;br /&gt;
doit être le [éthiopien] de l'inscription N°.1 de M. Ruppell et dont l'explication a&lt;br /&gt;
embarrassé M. Roediger.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des chameaux chargés qui ne s'arrêteraient pas iraient en&lt;br /&gt;
quinze jours (240 milles environ) de el obeyd dans le Kondofan à Kobé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
162&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13072&amp;diff=24779</id>
		<title>13:144:13072</title>
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		<updated>2020-12-02T10:06:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;138&lt;br /&gt;
Séjour à Toudjourah ☾ 12 avril&lt;br /&gt;
139&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tremblet. de terre&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l'Ada'loum peu après minuit dans la matinée du 7 avril il y eut&lt;br /&gt;
une secousse de tremblement de terre et une 2e. peu avant l'aurore. cela &lt;br /&gt;
présage dit-il la pluie, superstition que j'ai trouvée aussi à mousfawwa, et qui&lt;br /&gt;
ferait croire que ces phénomènes sont communs ici. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
remarques géologiques &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre ces phenomènes on voit ici des exemples de tout ce qui change l'aspect&lt;br /&gt;
physique du globe. Les nombreuses collines qui enserrent le village sont&lt;br /&gt;
volcaniques vers l'intérieur et formées de calcaire coralligène vers le chaykh [arabe]&lt;br /&gt;
de l'autre coté là où j'ai terminé ma base à chaque extremité on voit des&lt;br /&gt;
roches basses formées de débris agglutinés et que l'action des vagues use&lt;br /&gt;
inégalement. Devant le village même et delà vers l'Ouest la plage est&lt;br /&gt;
generalement un sable plus ou moins fin rarement mêlé de galets. A&lt;br /&gt;
l'Est au contraire les galets amassés sur la grève suivant une courbe&lt;br /&gt;
parabolique et provenant presque tous de débris volcaniques forment un&lt;br /&gt;
bourrelet contre les vagues et laissent dans l'intérieur des creux où l'eau de&lt;br /&gt;
mer reste stagnante après que les hautes marées l'ont portée en petites quantités&lt;br /&gt;
à la fois au dessus du bourrelet car elle ne parait pas s'infiltrer au&lt;br /&gt;
travers. En dedans de ce bourrelet et jusqu'au chaykh se forment de&lt;br /&gt;
tout petites plaines horizontales bien unies et formés d'une terre pareille à ce&lt;br /&gt;
140&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
terrain coralligène si fréquent dans les petites iles de la mer Rouge qui&lt;br /&gt;
prend l'empreinte du pas d'abord et semble revenir à son premier niveau&lt;br /&gt;
au bout de quelques jours par une sorte d'efflorescence. En allant du&lt;br /&gt;
village vers la fontaine on trouve une miniature de crique avec une petite&lt;br /&gt;
barre là où elle se joint à la mer. Elle est formée par un torrent&lt;br /&gt;
ephemère qui suit toute la vallée où est la fontaine. Sur le flanc gauche de&lt;br /&gt;
cette vallée à environ 1/2 heure de la mer est une petite colline coupée à&lt;br /&gt;
pic par rupture et qui laisse voir ainsi qu'elle est formée tout entière de&lt;br /&gt;
depots d'eau douche, soit galets soit limon. on peut compter plus de cinquante&lt;br /&gt;
de ces depots qui se refèrent sans doute à autant d'années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pluies&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on m'a dit que les torrens n'arrivent qu'à la fin de la saison pluvieuse&lt;br /&gt;
d'Abyssinie (septembre) et qu'ils ne durent jamais autant qu'une journée&lt;br /&gt;
ce qui est assez probable car toutes les collines environnantes sont nues ou n'ont &lt;br /&gt;
qu'un leger manteau de petits buissons sans herbes ni arbres épais dont les&lt;br /&gt;
racines pourraient comme en Europe ralentir et régulariser les cours d'eau. &lt;br /&gt;
Il est surtout remarquable que la saison pluvieuse ici n'est pas dans&lt;br /&gt;
l'hiver septentrional comme à Moussawwa' mais coincide avec celle&lt;br /&gt;
du daga Abyssin. Une explication de ces deux phénomènes déroulerait&lt;br /&gt;
un nouveau volume de la physique du globe. Ici depuis notre arrivée&lt;br /&gt;
en Janvier nous avons en deux ou trois fortes ondées par mois. M. &lt;br /&gt;
Rocher à son arrivée en Juin eut une forte ondée et c'est pendant&lt;br /&gt;
des pluies fréquentes et très fortes qu'il fit en Aout et septembre&lt;br /&gt;
son voyage vers Ifat. Les gens du pays disent qu'en Juin, Juillet&lt;br /&gt;
et Aout, le seul vent qui souffle vient du N.O. qu'il est rare &lt;br /&gt;
leger et étouffant et que lorsque la pluie tombe par torrens la chaleur&lt;br /&gt;
est atroce. Auj. 12 avril la plus forte chaleur dans la maison est&lt;br /&gt;
34 G. 1 au dehors sous le souffle puissant du vent elle ne depasse&lt;br /&gt;
guères 27 à 28 G. Tous les matins généralement le ciel est couvert de&lt;br /&gt;
nuages et ils sont balayés vers 9h. du matin pas le vent du&lt;br /&gt;
large.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Galla Itou &lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon K. les Galla Itou font un singulier usage de leurs boeufs : ils les&lt;br /&gt;
saignent à la veine jugulaire et boivent le sang chaud soit pur soit mêlé&lt;br /&gt;
avec du lait soit cuit avec du poivre et autres épices. La même bête sert&lt;br /&gt;
plusieurs fois. Ces Itou sont tous cavaliers et usent de lances enormes&lt;br /&gt;
dont le creux du fer peut contenir une petite main d'homme. Les Debane&lt;br /&gt;
qui vivent dans la plaine au pied des montagnes Itou sont leurs éternels&lt;br /&gt;
ennemis. Ils font leurs traités de paix ou plutôt de suspension d'armes en&lt;br /&gt;
brisant un des os d'un mouton ou chèvre égorgé et disant alors yalla ke&lt;br /&gt;
degun. (que Dieu te brise ?) Les Eysa et les Moudayŧou emploient le&lt;br /&gt;
même genre de ceremonie avec les Uema.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un homme blessé ou serré de près veut se rendre il&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
240&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13071&amp;diff=24778</id>
		<title>13:144:13071</title>
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		<updated>2020-12-02T10:03:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;138&lt;br /&gt;
Sejour à Toudjourah ♄ 3 avril &lt;br /&gt;
137&lt;br /&gt;
Sur son compte mais on n'a rien à dire si elle a alternativement des&lt;br /&gt;
garçons et des filles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
jeu de dag&lt;br /&gt;
 α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeu des jeunes garçons ici est le dāg (dagah) sorte de lutte d'un&lt;br /&gt;
genre particulier. Devant une assemblée assise par terre sur le rivage au&lt;br /&gt;
clair de la Lune se dressent d'un coté 4 à 5 garçons qui restent debouts les&lt;br /&gt;
mains appuyés sur les genoux. vis à vis d'eux se présente un garçon nu&lt;br /&gt;
qui tient son goldöm des deux mains au devant du col, et le corps ployé&lt;br /&gt;
en avant il sautille à droite et à gauche criant göde, göde. Enfin l'un du&lt;br /&gt;
parti opposé s'avance vers lui et il essaie de lui toucher le haut de la &lt;br /&gt;
poitrine de la main droite tandis que de la gauche il jette son göldöm&lt;br /&gt;
dans les yeux. Si l'autre l'accroche, le champion ne compte rien&lt;br /&gt;
bien qu'il l'ait deja touché. Pour empêcher qu'il ne s'échappe les 3 à&lt;br /&gt;
4 autres viennent au secours du 1er. et sont ainsi 4 à 5 contre un. si le&lt;br /&gt;
champion s'échappe néanmoins le parti opposé ne joue plus de la soirée. Il&lt;br /&gt;
n'est pas rare que les deux champions tombent ensemble par terre et&lt;br /&gt;
j'ai vu un garçon de 20 ans s'avancer contre un autre de 14. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyageurs Europeens&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 mars au soir M. Combes vint et fit en vain une tentative&lt;br /&gt;
de débarquement. le 1er avril au matin il fit une 2e. tentative et fut reçu&lt;br /&gt;
[arabe] à coups de baton par Isaac et st Pierre. M. Combes était accompagné de &lt;br /&gt;
M. Evens. le 31 mars au matin M.M. Lombard &amp;amp; Mariani étaient partis&lt;br /&gt;
ils étaient arrivés la veille à 1h. du matin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nourritures maladies&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on ne mange ici que du beurre du riz, du dourrah blanc qui&lt;br /&gt;
vient d'Awsa et des dattes. on boit beaucoup d'eau : dans la saison&lt;br /&gt;
chaude un Arabe m'a dit avoir bu 26 vases de plus d'un demi litre dans les &lt;br /&gt;
24 heures : le tout passa en sueur. Il résulte de cette nourriture de la vie&lt;br /&gt;
sédentaire qu'on mène et du manque total d'occupations qui excitent au&lt;br /&gt;
mouvement que la constipation est la maladie la plus commune ici. &lt;br /&gt;
Par suite les maux d'yeux, de la vessie ne sont pas rares. Le mal de&lt;br /&gt;
dents si peu connu ailleurs en Ethiopie n'est pas sans exemple ici. Le&lt;br /&gt;
cautère actuel paraît être le seul remède pour toutes les maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
heurah &lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
137 γ&lt;br /&gt;
La portion inférieure des poils est teinte de hennah qui croit avec&lt;br /&gt;
abondance aux environs d'Awsa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
poterie etc&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lon fait ici de la poterie très commune mais sans vernis. ce sont des &lt;br /&gt;
vases ronds pour boire des magogo (elê en Ilmorma) avec leur couvercle en&lt;br /&gt;
dome pour faire le pain, etc. les ecuelles de bois les mortiers de bois viennent&lt;br /&gt;
d'Abyssinie. J'ai vu faire aussi des toiles minces de coton Abyssin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
wardj ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Ifat on appelle wardj les gens de Toudjourah. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
divination &lt;br /&gt;
z&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Ada'louss pratique la divination par le rammal d'une manière&lt;br /&gt;
qu'on n'a pas pu m'expliquer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyageurs Européens&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
☿ 7 avril. la barque de Charmarka vient d'arriver avec deux&lt;br /&gt;
missionnaires Protestans. l'Ada'loum en ma présence a refusé de les&lt;br /&gt;
recevoir et a menacé d'employer la force s'ils tentaient de débarquer.&lt;br /&gt;
Il a aussi defendu à M. Pr. de communiquer avec eux. Ils sont repartis&lt;br /&gt;
dans la nuit avec une lettre, dit-on, de l'ada'loum pour le C.e Haines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tribus emules&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maison ou sous-tribu de l'ada'loum se nomme bouranŧo  ; celle du&lt;br /&gt;
vizir est dinsarah : celle-ci est le parti ou de l'opposition : l'autre&lt;br /&gt;
est le parti Anglais. Ces noms sont ceux de deux frères qui se donnèrent&lt;br /&gt;
alternativement le pouvoir souverain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
femah &lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femah existaient déja du tems de Hadas maheis. Il y a environ&lt;br /&gt;
cinq ans que les dinakalah ont conquis tous les privilèges des farada. &lt;br /&gt;
Peu de tems après la naissance d'un enfant mâle son père le donne&lt;br /&gt;
formellement au femah qu'il désire, et il y a festin de café et de&lt;br /&gt;
dattes à cette occasion. Le père de Kamel eut cinq fils : il en&lt;br /&gt;
donna 3 aux dinakalah et 2 seult. aux farada. Dans le cas où&lt;br /&gt;
pour blessures, dispute ou autre méfait un homme est condamné à&lt;br /&gt;
une amende, tout son femah doit contribuer. Et, dis-je, si c'est un&lt;br /&gt;
mécréant toujours fesant le mal ? Alors, dit Kamel on assemble&lt;br /&gt;
sa tribu qui décide que le femah n'est plus tenu de le secourir. si&lt;br /&gt;
un pauvre veut se marier tout son femah doit lui faire un cadran : &lt;br /&gt;
la 1/2 de la masse sert à payer la femme, l'autre 1/2 le fondt. &lt;br /&gt;
du ménage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
forgerons&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travailler le fer est une honte. les forgerons sont Somal et par&lt;br /&gt;
heredité : on ne s'allie pas avec eux.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13076&amp;diff=24777</id>
		<title>13:144:13076</title>
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		<updated>2020-12-02T09:50:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;142&lt;br /&gt;
Sejour à Toudjourah ☾ 3 mai&lt;br /&gt;
143&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
paix &lt;br /&gt;
α &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à l'entour d'une chambre ayant laissé leurs sandales à l'extérieur. chacun &lt;br /&gt;
des bouranto fit le tour de l'assemblée prenant à chacun deux&lt;br /&gt;
ou ses bras près des coudes. le bouranto debout disait habaz (laisse - le)&lt;br /&gt;
et le dimarah assis disait habe (je l'ai laissé) : parfois le bouranto posait&lt;br /&gt;
les deux mains sur les épaules du dinsarah. je n'ai pas pu voir autre chose&lt;br /&gt;
de cette cérémonie : les dynsarah demandèrent pardon ensuite [sténographie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyageurs européens&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 mai est arrivé le sloop de guerre constance, cap. Young. Le 7 je lui&lt;br /&gt;
écrivis : le 8 il vint me faire une atroce réponse verbale. Il nous enleva M.&lt;br /&gt;
Prendergast. Le 10 vint la barque qui avait emmené les missionnaires de&lt;br /&gt;
Zela' à A'den : on nous dit qu'ils ne tarderaient pas à arriver dans une&lt;br /&gt;
barque Arabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
possessions territoriales&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
141 θ&lt;br /&gt;
J'ai mesuré auj. 11 mai la longueur d'une de ces cordes à chameau : (il &lt;br /&gt;
en faut deux pour charger un chameau) selon ma coudée elle serait =&lt;br /&gt;
31m 12 ; d'après mon ruban Anglais elle serait = 95 feet. la contenance est donc&lt;br /&gt;
un peu au dessous d'un are.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
barda&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les femmes grosses mangent le barda terre blanche, crayeuse et&lt;br /&gt;
compacte. beaucoup de vieilles et de jeunes filles en mangent aussi : on dit&lt;br /&gt;
qu'il forme des kystes dans l'estomac et que les facultés intellectuelles en&lt;br /&gt;
souffrent. néanmoins quelques hommes en mangent aussi pour corriger&lt;br /&gt;
disent-ils la débilité de l'estomac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
femah &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
gedo pl. gedoria serait le nom du femah chez les Somal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
entrevue avec le Cap˜. du Sloop&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8 mai donc le Cap˜. Young vint chez nous après le Lt. Christopher : il parla&lt;br /&gt;
longtems de choses et autres dit à son officier enfin : I believe we must go&lt;br /&gt;
et s'etant levé, comme je le reconduisais, il me dit abruptement : &amp;quot;I should be&lt;br /&gt;
very happy to do anything in my power for you in a private way : as for your&lt;br /&gt;
letter I have no answer to give&amp;quot; you received my request in writing : I think&lt;br /&gt;
it but meet you should answer in writing also. I'd rather not. As the&lt;br /&gt;
subject of a friendly nation I think I have a right to claim your good offices&lt;br /&gt;
when I have in these barbarous parts no representative of my own nation. &lt;br /&gt;
my protection that may be but not my assistance. I crave your protection&lt;br /&gt;
only : I am here insulted daily, my life is not in safety &amp;amp; the people say&lt;br /&gt;
their conduct is in pursuance with the views of the English. That may&lt;br /&gt;
be but I d'ont know what instructions they have received from A'den. &lt;br /&gt;
After that I have nothing to say to you - et le Cap˜. s'en alla pour&lt;br /&gt;
ne plus revenir. (I ask it as a private favor - I can't)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
esclave chrétien&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'esclave que les Anglais ne voulurent pas proteger se nomme walda&lt;br /&gt;
ab : son surnom est jajou. wand ounkwan prêtre à l'eglise St. michel à&lt;br /&gt;
Ankobar est son père. sa tante maternelle est babtich. Il était Afaro (sorte&lt;br /&gt;
de page) du Roi. son maitre immédiat était Ato ou chalaka baymot. Sa&lt;br /&gt;
soeur est doubala. Quand on le fit prisonnier il se battait à Daer contre&lt;br /&gt;
les gens du Wollo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pouvoir du fémah&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
une querelle entre deux A'far du même fémah se juge par les gens du&lt;br /&gt;
fémah : si les contestans sont de fémah différens cela regarde l'Ada'loum. à &lt;br /&gt;
Hodaydah Daoud le makhouda est une querelle avec  Hommoud le fils de l'Ada'loum&lt;br /&gt;
sans la maison de Bourhan. Ces trois sont sont dinakala. Daoud furieux jeta sa&lt;br /&gt;
sandale à Hommad mais le manqua. Alors dit Bourhan tu es chez moi&lt;br /&gt;
nous sommes tous dinakala et tu ne defères pas l'affaire à nous comme&lt;br /&gt;
arbitres. Donc tu vas donner 2 th. pour avoir meprisé notre bon sens et notre&lt;br /&gt;
justice. Daoud paya le jour suivant mais dit qu'il y comprenait les dommages&lt;br /&gt;
dus a Hommad. non dit Bourhan l'Ada'loum jugera cela. Isa'ak que Daoud ne&lt;br /&gt;
lui donnerait pas de dommages. Hommoud sortit furieux et s'avancant jusqu'à&lt;br /&gt;
Daoud lui donna deux coups de sandale à la figure. Bourhan s'avança pour&lt;br /&gt;
les séparer et dit ensuite à Hommad : tu as agi comme un enfant en prenant la&lt;br /&gt;
justice entre tes mains et te défiant de nous. maintenant tu vas donner deux&lt;br /&gt;
deux th. pour témoigner de ton respect pour les arbitres de ton fémah. ce qui fut&lt;br /&gt;
faît, et l'on mangera les dattes ensemble. Hors de leurs pays les A'far vident&lt;br /&gt;
toutes leurs contestations entr'eux et n'en refèrent à l'autorité locale que lorsqu'un&lt;br /&gt;
étranger s'y trouve mêlé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vêtement d'un homme à Toudjourah coute 1.5 th. dont 0.5 pour le&lt;br /&gt;
göldöm. Sa femme ne peut pas s'habiller à moins de 3 à 4 th. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet esclave s'est échappé est venu à Hodayah comme mendiant. je l'ai &lt;br /&gt;
accueilli sur sa demande : il m'a volé q.q. nippes et s'est enfui.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13073&amp;diff=24776</id>
		<title>13:144:13073</title>
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		<updated>2020-12-02T09:47:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;140&lt;br /&gt;
Séjour à Toudjourah ♂ 13 avril &lt;br /&gt;
139&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
prisonniers&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
crie : yerdis et il n'y a pas d'exemple qu'un guerrier ait immolé celui&lt;br /&gt;
qui se rend ainsi. il est honteux pour le prisonnier de s'etre rendu et &lt;br /&gt;
glorieux pour son vainqueur qui le plus souvent le traite bien et le&lt;br /&gt;
reconduit chez lui, après quoi ils demeurent amis, ne peuvent plus s'entretuer&lt;br /&gt;
à la guerre et leur obligation est transmise à leurs descendans en&lt;br /&gt;
ligne droite. Si toutefois ceux-ci se tuent avant de s'être reconnus ils&lt;br /&gt;
ne sont pas repréhensibles. leur obligation mutuelle ne va pas jusqu'à&lt;br /&gt;
demander le prix du sang de leur vainqueur (ou prisonnier) tué mais&lt;br /&gt;
s'ils sont présens ils doivent le défendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
vengeance&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mort d'un homme ne peut être vengé que par le sang : tous les&lt;br /&gt;
A'far croient qu'il est honteux de recevoir le prix du sang d'un parent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouda&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Dabene sont les seuls qui consentent à contracter&lt;br /&gt;
alliance avec des forgerons. Peu de gens consentent à manger avec des&lt;br /&gt;
forgerons car ils sont Bouda mais on mange avec un Debane. K. &lt;br /&gt;
rêva une nuit qu'un de ces Bouda lui grattait le visage et qu'il lui&lt;br /&gt;
appliqua un coup de baton sur la tête. En se levant K. trouva&lt;br /&gt;
des traces de sang sur son visage et alla de suite chez le Bouda&lt;br /&gt;
dont il vit la tête blessée. K. ne dit rien mais un autre demanda au&lt;br /&gt;
forgeron la cause de sa blessure et celui-ci dit qu'il s'était frappé &lt;br /&gt;
contre l'auvent en entrant chez lui. Je fus heureux dit K. car on ne &lt;br /&gt;
peut blesser un Bouda qu'en rève. En effet un vieillard respectable&lt;br /&gt;
souffrait beaucoup d'un bouda qui lui était entré par les pouces. Le&lt;br /&gt;
neveu du malade vit le forgeron accroupi au bord de la mer pour&lt;br /&gt;
un besoin et lui assena par derrière deux coups de göle : on accourut&lt;br /&gt;
pour les separer mais le bouda n'avait même pas la peau entamée.&lt;br /&gt;
on connait ici quelques bons remèdes pour les bouda surtout la fumée&lt;br /&gt;
d'une mèche de fusil et le poil d'un ane. ce dernier remède est comme en&lt;br /&gt;
Abyssinie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
zèbres etc.&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
84 ζ&lt;br /&gt;
Les A'far errans mangent la zèbre et l'onagre qu'ils disent &lt;br /&gt;
ruminer. Plusieurs même égorgent ou p. mieux dire coupent le col à un &lt;br /&gt;
animal mort de maladie ; et le mangent. Ils font cela souvent&lt;br /&gt;
douze heures après la mort. Mais ces gens là sont [réserve] c.a.d. ni&lt;br /&gt;
Musulmans ni Chrétiens ni infidèles mais tiennent de toutes les croyances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
plaines d'alluvion&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
139&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
Ces petites plaines sont des produits d'alluvion. en les remontant vers les&lt;br /&gt;
collines on ne tarde pas a trouver les lits des torrens qui s'epanouissent en &lt;br /&gt;
nappes horizontales à mesure qu'ils s'approchent du bourrelet de la grève. d'ailleurs&lt;br /&gt;
les nombreux galets et le grand melange de limon indiquent un depot d'eau&lt;br /&gt;
tranquille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mariage&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
kamel a été pendant deux ans à rechercher la fille qu'il veut épouser&lt;br /&gt;
auj. il va acheter maintenant 5 à 6 chèvres et des dattes pour festoyer sa tribu&lt;br /&gt;
lorsque selon l'usage elle viendra lui donner sa femme. Cette tribu&lt;br /&gt;
est celle à laquelle la jeune fille appartient et par son consentement elle la fait&lt;br /&gt;
passer dans la tribu de son mari. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id tribu&lt;br /&gt;
 η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'on se marie on donne au beau père comme prix de la femme deux&lt;br /&gt;
chameaux ou bien un chameau et 12 th. qui représentent le prix de l'autre bête. les&lt;br /&gt;
chameaux doivent être un male et une femelle. A la mère de la jeune fille le fiancé&lt;br /&gt;
donne 1/4 taka de toile bleue de sourat, 2 moura de riz, un de blé froment, un&lt;br /&gt;
göldöm rouge et quelques autres choses. Si l'on vient d'Abyssinie on donne dix&lt;br /&gt;
ankab de taff au lieu du riz. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tan θ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucun A'far ne sait tanner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
cuiller ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est honteux de manger avec une cuiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
femah κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
142 β&lt;br /&gt;
Si un homme est farada ici il ne peut être que farada à Awsa et&lt;br /&gt;
vice versa.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
génération &lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on connait ici des hommes et des bêtes qui n'ont qu'une testicule. Aucun&lt;br /&gt;
animal domestique n'a un tems fixe pour être en chaleur et les naissances des&lt;br /&gt;
veaux, chevreaux etc. ont lieu à toutes les époques de l'année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
gages μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Awsa on paie en blé les services d'un homme libre pour labourer&lt;br /&gt;
la terre. il y a néanmoins beaucoup d'esclaves dans le pays. on y vend le sol [id ?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
femah ν&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le makabantou a seul autorité pour faire convoquer l'assemblée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ci-joints sont les noms des prédécesseurs de hada mahays qu'on &lt;br /&gt;
dit être tous des génies. cette tradition&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13063&amp;diff=24775</id>
		<title>13:144:13063</title>
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		<updated>2020-12-02T09:41:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;130 &lt;br /&gt;
Sejour à Toudjourah ♀ 5 mars 1841&lt;br /&gt;
129&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
α &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de la chair ; boire de l'eau et aller au soleil ensuite donne le mal&lt;br /&gt;
de tête. l'eau de notre pays ne va pas avec la viande : le lait est bien&lt;br /&gt;
préférable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tambours &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Toudjourah tous les vendredi, on appelle les habitans à la&lt;br /&gt;
mosquée occidentale au moyen de deux tambours de cuivre ronds d'un coté&lt;br /&gt;
et de l'eau larges de 0m.4 leur son est très agréable et ils sont l'apanage &lt;br /&gt;
du chef. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
marée &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 7h du matin (tems moyen) environ le 21 fevrier la mer était très&lt;br /&gt;
haute, et seul.t à 0m.15 au dessous de la surface du bloc qui fait&lt;br /&gt;
l'extrémité orientale de ma base. Le 26 à 6h0 (Xl. A) basse mer. Le&lt;br /&gt;
2 mars à 6h15m environ la marée était plus basse que je ne l'avais&lt;br /&gt;
encore vue. Le 6 mars à 6h.7 du Xl.A la mer était très haute mais avait déja&lt;br /&gt;
commencé à descendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
galla &lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon 127 γ les Gallas viennent originairement du M.t Sejan au N.? &lt;br /&gt;
de Rahaita et près la mer Rouge. Delà ils se sont repandus au Sud et ont&lt;br /&gt;
d'abord conquis tout le pays que les Adal. leur ont enlevé plus tard. on ne sait&lt;br /&gt;
d'où ces Ckafres sont venus originairement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
batailles Ouda'el &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Ouda'el ne vont pas à la guerre comme les Somal mais d'une&lt;br /&gt;
manière beaucoup plus régulière. Quand les deux parties sont sur le terrain&lt;br /&gt;
et en présence les plus vaillans rangent tout le monde en ordre serré au&lt;br /&gt;
moyen d'un faisceau d'epines dont ils frappent les recalcitrans. Ensuite les&lt;br /&gt;
hommes du 1.er rang prennent chacun une pierre grosse comme le poing&lt;br /&gt;
et la lancent vers leurs adversaires. La guerre est alors déclarée et la&lt;br /&gt;
mêlée commence. Dans l'ordre de bataille les principaux se mettent en &lt;br /&gt;
avant puis creux qui ont vu le sang, enfin les enfans et ceux qui n'ont pas&lt;br /&gt;
encore combattu. Dans une bataille qui finit avant midi cinq cents&lt;br /&gt;
Moudeyto restèrent sur la place sans compter ceux qui furent tués&lt;br /&gt;
dans la poursuite. Quand un guerrier est las de carnage et qu'il a &lt;br /&gt;
pris un ennemi il le promène devant les siens en déclarant que c'est&lt;br /&gt;
son prisonnier et que celui qui le touchera aura affaire à lui. Il est&lt;br /&gt;
arrivé plus d'une fois que le vainqueur a  donné a son captif des armes&lt;br /&gt;
et vêtemens pour le renvoyer libre dans son pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
moudeyto &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Moudeyto occupent A'yd et la cote au Sud jusqu'à rahayto&lt;br /&gt;
qui est Ada'li. Awsa est occupé par les Moudeyto et Uema. Awsa&lt;br /&gt;
est un daga. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
usage &lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hier (5 mars) qui était le 10e jour de la Lune les jeunes filles &lt;br /&gt;
allaient de maison en maison jeter de l'eau de mer sur les gens. Le &lt;br /&gt;
ḳadi lisait le ḳouran et cria en vain d'attendre qu'on eut fermé le&lt;br /&gt;
livre sacré : on les mouilla tous deux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
marques &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
chacun ici a un signe pour marquer ses effets. le chef met [signe qui ressemble à un n] sur&lt;br /&gt;
ses chameaux et Δ sur ses autres effets. le ckadi a'bderrahman met [signe : cube séparé en 4] &lt;br /&gt;
sur ses chameaux et - sur le reste. kamil met [signe] (25) sur son&lt;br /&gt;
poignard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
usage &lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choum est le seul dont les sandales aient une pointe (salle)&lt;br /&gt;
de cette sorte que les somal nomment fay. cet usage est le même&lt;br /&gt;
chez tous les Ada'l à Awsa, Rahayta etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
emploi du fer rouge &lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'avais un terrible asthme me dit Khamis : on me fit toute sorte&lt;br /&gt;
de remèdes mais en vain et je restai quatre mois sur ma natte jusqu'à ce&lt;br /&gt;
que tous mes camarades fussent partis pour les Sawāhil. Cela me fit de&lt;br /&gt;
la peine et je partis malgré mes amis. mes forces étant épuisées je restais&lt;br /&gt;
seul et triste sur le pont. une nuit que nous voguions chez les Somal &lt;br /&gt;
je mis le doigt sur le sommet de ma tête : à mesure que je pressais je &lt;br /&gt;
me crus mieux : je fis chauffer un fer et on me brula le dessus de la tête en &lt;br /&gt;
trois endroits. dès cette heure je guéris. Je suis bien maintenant. le fer rouge est&lt;br /&gt;
un remède pour tout mais il faut connaitre les endroits. Les maux d'eux se&lt;br /&gt;
guerissent par un bouton de feu sur l'artère un peu au devant de&lt;br /&gt;
l'oreille. J'ai gueri une blennorhagie en l'appliquant aux reins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
esclaves &lt;br /&gt;
λ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
♄ 6 mars. Ce soir après le coucher du Soleil la caravane&lt;br /&gt;
d'Awsa est entrée composée de 51 chameaux et 193 esclaves, presque tous&lt;br /&gt;
du sexe feminin. on a soin d'entrer tard afin d'eviter le mauvais oeil &lt;br /&gt;
des gens. Ces esclaves iront à Mokha parce que la saison de Barberah&lt;br /&gt;
va passer. Le frère du choumi, Isaak a 50 têtes à lui. Il venait du &lt;br /&gt;
Wollo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
chaykh &lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les lundis au matin on va lire une portion du ckouran&lt;br /&gt;
au rocher escarpé du chaykh mouhammed natif de Sana' en Arabie&lt;br /&gt;
et dont la dépouille mortelle est à Harar. ce lieu est orné d'un oeuf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13062&amp;diff=24774</id>
		<title>13:144:13062</title>
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		<updated>2020-12-02T09:29:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;128&lt;br /&gt;
Sejour à Toudjourah &lt;br /&gt;
129&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
opération curieuse &lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dessus de la cheville et en dehors) ouvrit les chairs jusqu'à l'os et&lt;br /&gt;
tira en dehors par le moyen d'une aiguille courbe une veine (ou&lt;br /&gt;
artère car le nom est le même) l'attacha en double de manière à &lt;br /&gt;
la raccourcir et coupa le double qu'il jeta, puis ferma la plaie. &lt;br /&gt;
le lendemain j'étais guéri de mon rhumatisme. Je demandai &lt;br /&gt;
au Galla ce qu'il voulait : il me répondit : 4 toiles noires que je lui &lt;br /&gt;
donnai : j'y ajoutai ensuite 4 livres d'encens et 4 tasses à café ; Le&lt;br /&gt;
Galla retourna chez lui et je me suis toujours bien porté depuis. &lt;br /&gt;
L'année d'après il revint et logea chez moi : je lui fis porter un &lt;br /&gt;
brille de bière boisson que j'ai toujours prise depuis ma&lt;br /&gt;
241 η&lt;br /&gt;
maladie d'après son conseil. Il demanda le brille et je le lui&lt;br /&gt;
donnai. Etant à Argoubba auparavant j'avais refusé 17&lt;br /&gt;
brille ordinaires pour celui que je donnai au Galla. Depuis je&lt;br /&gt;
l'avais refusé au Sultan ici. Ce Galla est un tout jeune homme &lt;br /&gt;
129 &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
et a fait beaucoup de guerisons curieuses. Il dit que ses moyens&lt;br /&gt;
curatifs lui sont indiqués dans ses rêves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tribus ouda'el &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Ouda'el Debene, harabo, et Teka'el sont en&lt;br /&gt;
guerre continuelle avec les Galla Ito leurs voisins, à tel point que&lt;br /&gt;
lorsque leurs bêtes vont au paturage elles sont toujours précédées&lt;br /&gt;
de cavaliers armés. Chez ces Ouda'el un homme qui n'a pas tué est&lt;br /&gt;
refusé par toutes les femmes et lorsqu'il mange à la gamelle les&lt;br /&gt;
guerriers ont le droit de lui casser les mains avec un os&lt;br /&gt;
de boeuf ou de chameau, de sorte que tout le monde est guerrier&lt;br /&gt;
chez eux. Les Galla Itou ne craignent rien sinon le fusil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ada'li &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tribu des Ouda'el est une tribu noble : la tribu Aba'li est&lt;br /&gt;
son médiateur dans les disputes avec d'autres tribus. les Ouda'el se disent&lt;br /&gt;
venus de Boure chez les Faltal qui parlent la même langue qu'eux ;&lt;br /&gt;
mais ils se croient venus originairement de Djiddah. La domination&lt;br /&gt;
du Wizir n'est pas prospère. Ceux de sa race qui parviennent à gouverner&lt;br /&gt;
vivent peu et c'est alors qu'on a des famines des incendies etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
femmes &lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les filles vont chercher le bois et l'eau et doivent moudre dès&lt;br /&gt;
qu'elles sont mariées elles sont dispensées des deux premières corvées. Les&lt;br /&gt;
femmes qui veulent du lait prennent en retour du riz a volume égal : &lt;br /&gt;
les hommes prennent du cuir pour se faire des sandales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis cette opération la partie de mon pied au dessus des 3&lt;br /&gt;
α doigts mitoyens est comme morte et insensible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
femmes &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon 127 γ les femmes ici restent cousues avant leur mariage mais&lt;br /&gt;
pas aussi fortement qu'à Dögsa car il suffit d'une nuit ou tout au plus&lt;br /&gt;
de deux pour rompre la barrière et l'on n'a connu ici qu'un seul homme&lt;br /&gt;
qui ait eu besoin d'employer le rasoir encore s'est-on moqué de lui.&lt;br /&gt;
à Halay &amp;amp; Dögsa au contraire les plus vaillans n'en peuvent pas venir&lt;br /&gt;
à bout avant 15 jours et il en faut bien souvent 40 &amp;amp; même 50 à &lt;br /&gt;
tel point qu'on use la peau de son coté gauche sur lequel on&lt;br /&gt;
reste toujours couché pendant cette opération interessante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
arc-poison &lt;br /&gt;
η &lt;br /&gt;
bōn&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a que très peu d'Ouda'el qui se servent de l'arc&lt;br /&gt;
arme qui est reservée aux Somal. ceux qui le portent n'ont d'ailleurs&lt;br /&gt;
autre chose que le poignard. ces archers tuent le gibier à&lt;br /&gt;
coups de flèche et le mangent sans l'égorger. Cela seul suffit&lt;br /&gt;
peut-être pour qu'on les appelle bōn c.a.d. infidèles qui ne prient&lt;br /&gt;
jamais usent de manger immonde et pratiquent la sodomie&lt;br /&gt;
quand leurs femmes accouchent ils leur donnent la moelle d'une&lt;br /&gt;
autruche, k. ne sait pour quelle raison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Eysa &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le poison des flèches se nomme öngidâto ici : les Ouda'el &lt;br /&gt;
le recueillent pour le vendre aux Somal Eysa chez qui il n'y en &lt;br /&gt;
a pas. la scarification est le seul remède pour ses blessures. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on a fait ici le pourtour d'une maison et creusé &lt;br /&gt;
le trou pour le poteau central on y depose trois dattes et un&lt;br /&gt;
oeuf qu'on brise en élevant le poteau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
hygiène &lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lait de chameau fait maigrir mais donne beaucoup&lt;br /&gt;
de force au corps et fait endurer la fatigue. Il en est de&lt;br /&gt;
même du lait de chèvre mais moins. Le lait de vache engraisse&lt;br /&gt;
et l'on peut en dire autant de celui de brebis. manger&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13039&amp;diff=24773</id>
		<title>13:144:13039</title>
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		<updated>2020-12-02T09:26:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;107 &lt;br /&gt;
commerce de Mousfawwa' Dögsa 22 juin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ivoire &lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y. Sayeukh estime qu'il vient annuelle.t 1500 dents d'elephant. les plus belles valent au&lt;br /&gt;
plus 50 th. les moyennes de 15 à 20. Ceci ferait approximativement 2500 th. d'ivoire. &lt;br /&gt;
ces dents sont en moins grand nombre mais bien plus belles que celles qui arrivent à&lt;br /&gt;
sawakin, n'étant pas brisées. Celles que j'ai vu arriver à Mousfawwa' étaient réunies &lt;br /&gt;
au nombre de deux ou trois par des peaux brutes cousues et séchées sur place ce qui&lt;br /&gt;
forme un lien très fort. si la dent est grande la livre d'ivoire vaut 0.75 th. si elle &lt;br /&gt;
est petite , c'est 378 de th. Y.S. prétend qu'on n'introduît pas d'ivoire par la &lt;br /&gt;
contrebande. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
esclaves &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
une caravane que je vis arriver le 13 ou le 14 juin portait 33 têtes d'esclaves : &lt;br /&gt;
(c'est par le nombre d'esclaves qu'on estime l'importance de la caravane) : il n'y en &lt;br /&gt;
avait pas un beau. cette caravane vint par le Hamasen, route agréable en ce qu'il&lt;br /&gt;
n'y a de péage qu'à Goura mais dangereuse à cause du pays desert qui s'étend de &lt;br /&gt;
là jusqu'à Hharckicko. les Saho Toroa qui servent de guides se contentent d'une&lt;br /&gt;
bagatelle, 1/4 our 1/8 de th. C'est là l'ancienne route de l'Abyssinie depuis la perte&lt;br /&gt;
d'Adulis, mais on préfère l'autre par Dögsa ou Halay parce qu'elle est plus&lt;br /&gt;
courte plus sûre et plus fréquentée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
eau &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Mousfawwa' 40 outres d'eau coutent un th. car dans le divan on me &lt;br /&gt;
déclara que l'ile dépense journell.t 50 th. pour ses 2000 outres d'eau. ce qui fait 18250&lt;br /&gt;
th. par an. je provoquai cette déclaration en voulant leur prouver l'avantage qu'il y &lt;br /&gt;
aurait à faire un aqueduc. Salt dit (vers la fin) qu'une outre vaut 5 gallons et que 20&lt;br /&gt;
outres d'eau se vendaient 1 th. ce qui était peut-être vrai de son tems. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
157&lt;br /&gt;
Commerce de Barberah. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barberah nolis &lt;br /&gt;
δ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ici 10 à 15 frazle de cafe sont cousues ensemble dans une natte et leur notes jusqu'à &lt;br /&gt;
mokha varie de 1/2 à 3/4 th. le frazle vaut environ 3 th. mais on paie toujours en etoffes &lt;br /&gt;
blanches de coton qui valent ce prix là sur le marché ici mais doivent avoir couté bien&lt;br /&gt;
moins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
esclaves &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toudjourrah exporte de 3 à 400 esclaves par an, mais toujours bien inférieurs&lt;br /&gt;
à ceux de Barberah qui voit passer les plus beaux esclaves du monde. hadjimahmoud&lt;br /&gt;
de Tunis acheta l'an dernier un esclave 50 th. et le revendit à l'hodajdah 125 th. &lt;br /&gt;
Les Arabes connaissent mieux les esclaves que les Turcs et les Egyptiens et les achètent &lt;br /&gt;
plus cher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id saison. mercantile &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La 1ère caravane de Harar arrive ici vers le 100e jour de l'année &lt;br /&gt;
nérouz. on abandonne la ville du 220e au 250e. Cette année-ci ce sera vers la&lt;br /&gt;
dernière époque, car auj. 93e nérouz (30 novembre) on assure que la caravane &lt;br /&gt;
ne pourra pas arriver avant 15 jours. Une année les marchands voulurent&lt;br /&gt;
rester 6 à 7 jours de plus mais furent bien surpris quand tous les Somal&lt;br /&gt;
décampèrent une même nuît. Ce qui s'oppose à ce que Barberah soit &lt;br /&gt;
habité pendant l'été c'est que 1.° le port n'est pas tenable, la mer ouverte au&lt;br /&gt;
N.O. étant toujours agitée et allant même assez avant dans les terres là.&lt;br /&gt;
2.° le Simouna du vent chaud qui est tellement malsain qu'une barque &lt;br /&gt;
montée par 30 hommes et qui pour tenir le marché contracté par&lt;br /&gt;
Charmark avec un Français pour des mules vint ici pendant l'été, perdit&lt;br /&gt;
23 hommes. 3.° enfin l'état du vent qui soufflant de la partie de&lt;br /&gt;
l'ouest ne permet pas à des barques arabes inhabiles à louvoyer &lt;br /&gt;
d'arriver de l'Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Saison d'ete &lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant cette saison il ne reste pas une ame ici : même les&lt;br /&gt;
gardiens n'y viennent qu'un instant et tous les 15 à 20 jours. leur&lt;br /&gt;
présence n'est du reste pas nécessaire car les seuls voleurs sont les&lt;br /&gt;
matelots Arabes que le mauvais tems pousse parfois et qui &lt;br /&gt;
auraient besoin de bois à bruler. on paie gener.t les gardiens 1.5 th et&lt;br /&gt;
jusqu'à 2. chacun surveille une 20.e. de maisons et pille celles pour&lt;br /&gt;
lesquelles on ne l'aurait pas payé. Il y a des maisons debout et entières&lt;br /&gt;
depuis dix ans. Chaque année au départ on brule les epines qui&lt;br /&gt;
entourent les maisons et empêchent que des voleurs n'y entrent la nuit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
abban &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut ni changer d'abban ni en prendre un autre même&lt;br /&gt;
lorsqu'il serait notoirement infidèle, mais ce cas là ne s'est jamais &lt;br /&gt;
présenté. Dans ce contrat chaque partie s'oblige respectivement pour&lt;br /&gt;
ses héritiers et le fils d'un marchand etranger est obligé de prendre l'abban de son père et à son défaut le fils de cet abban. le protegé &lt;br /&gt;
est tenu de donner à l'abban deux pains de douprah par jour. S'il &lt;br /&gt;
achète un esclave, il donne un th. à son abban et un au dalal (crieur&lt;br /&gt;
ou courtier) qui en rend la moitié à l'abban. le vendeur donne aussi&lt;br /&gt;
un th. à son abban et ces droits sont indépendans de la valeur de&lt;br /&gt;
l'esclave. Pour chaque frazle de café acheté ou donné un souda&lt;br /&gt;
(auj. 1/16 de th.) à son abban. mais quant à la myrrhe et à la gomme&lt;br /&gt;
c'est le vendeur seulement qui donne à l'abban de l'acheteur 1/2 th. par&lt;br /&gt;
car ces produits sont d'origine Somaly. Pour être abban il &lt;br /&gt;
faut appartenir à l'une des 4 tribus : eyyal djedid, eyyal hōch, eyyal &lt;br /&gt;
et . charmark qui est Somali. mais d'une autre tribu est&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13051&amp;diff=24772</id>
		<title>13:144:13051</title>
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		<updated>2020-12-02T09:21:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;118&lt;br /&gt;
journal (Souays 30 octobre) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
couvent de Bizen &lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pillé et brulé le couvent. Quoiqu'il en soit depuis les 15 ou 20 ans que cet&lt;br /&gt;
evènement est arrivé, les moines ne l'habitent plus mais viennent tous les ans vers&lt;br /&gt;
le 24 juin faire une neuvaine à leur vieux couvent. Ils l'avaient quitté depuis quelques&lt;br /&gt;
jours lors de ma visite. Dans une hutte près de l'église je trouvai deux pierres à&lt;br /&gt;
moudre, deux tamis et une grande quantité de balles de froment. un mögogo ou&lt;br /&gt;
four ouvert était tout près. Dans l'Eglise était encore de la paille peu foulée les&lt;br /&gt;
batons à tête sur lesquels on s'appuie pour chanter, quelques vieux exemplaires des&lt;br /&gt;
Pseaumes écrits sur Parchemin, d'autres livres que je n'ai pas pu déchiffrer, et &lt;br /&gt;
jusqu'aux lampes grossières de terre demi remplies de beurre. Les portes de&lt;br /&gt;
l'Eglise étaient closes sans fermeture : elle n'avait d'autre garde que la&lt;br /&gt;
Sainteté du lieu. Dans le sanctuaire était un tableau à l'huile tellement&lt;br /&gt;
placé par rapport aux lumières qu'il faut y aller exprès pour le voir. Il est&lt;br /&gt;
d'environ 1.m 2 sur 0.m 7 et représente la T.S. Vierge tenant le Divin Enfant sur&lt;br /&gt;
son bras gauche. Autant qu'il m'est permis d'en juger c'est le style du 16e &lt;br /&gt;
siècle et l'ouvrage paraît Italien. Il y a une inscription sur le cadre&lt;br /&gt;
indiquant le sujet mais pas de nom d'auteur. Je remarquai que les chrétiens qui&lt;br /&gt;
étaient avec moi ne firent aucune difficulté de laisser entrer les musulmans dans l'Eglise. &lt;br /&gt;
Je fis bouillir l'eau sous le porche puis j'allai au clocher. Je ne trouvai aucune&lt;br /&gt;
inscription. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id position topograph. &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du clocher ou sommet du M.t Bizen on distingue aisément mousfawwa'&lt;br /&gt;
et les deux iles voisines. Avec la très petite lunette du théodolite Falbe je voyais&lt;br /&gt;
les maisons blanches fort bien et avec un bon instrument on verrait aisément les&lt;br /&gt;
mats des batimens. Bizen est un lieu admirable comme station de signalement&lt;br /&gt;
entre mousfawwa' et le M.t Börkáko. un 43e télégraphe sur le M.t Saloda servirait&lt;br /&gt;
à transmettre en moins d'une heure les nouvelles de la mer à Adwa si le tems était&lt;br /&gt;
clair et les lunettes bonnes. Du M.t Bizen je pris les angles suivans : (voir 111 β) je dois &lt;br /&gt;
ici mentionner que quoique mes notes stenographiées que je copie en ce moment datent&lt;br /&gt;
du vendredi 3 juillet mes souvenirs diraient au contraire que l'accident m'est arrivé le 4&lt;br /&gt;
juillet, ce qui serait le jour des azimuths à Bizen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyage de là &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain matin à 5.h6 commencé à descendre la montagne qui est couverte&lt;br /&gt;
d'une magnifique végétation auj. un peu fanée. 6.h5 lomita ou source des citrons&lt;br /&gt;
jolie source entourée de citronniers plantés jadis par les moines. 7h6 halte à la source de&lt;br /&gt;
nagarto ou des oranges. départ à 11.h6 après avoir bien dormi. 0.h3 ruisseau de&lt;br /&gt;
tsöret (1m sur 0m. 03 et 5 noeuds) ; 0h.7 halte sur le même ruisseau plus bas ; 0.h8 route. &lt;br /&gt;
1h.7 perte du tsöret ; 2.h0 arrivée à gadamsöga, 120 huttes sahos en cercle dans un &lt;br /&gt;
vallon. il n'y a ici que des chèvres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain à 1.h4 départ à pied laissant la mule p.r appat aux Lions. 2h.0&lt;br /&gt;
dongalla cours d'eau (1m et 0m.02 à 4 noeuds) ; 2.h2 vallée de damās ; à droite la route&lt;br /&gt;
de la caravane vient embrancher ou se réunit à la notre. le confluent se nomme dalömlo&lt;br /&gt;
Plus loin est baha'röz à notre droite : c'est prob.t une montagne. 2h.5 halte ; 3.h5 route ; &lt;br /&gt;
4.5 halte ; 4.h 7 route ; 5;h2 quitté la route ; 6.h0 arrivés au ruisseau de mas h'ēl dans un &lt;br /&gt;
vallon large de 2 à 3 milles, long de 4 à 5 et ayant des troupeaux de chèvres, beaucoup&lt;br /&gt;
d'arbustes épineux mais peu de verdure. le nom du lieu où le manque d'eau nous fit&lt;br /&gt;
quitter la route des caravanes est embetogam lieu ouvert mais à brousailles. &lt;br /&gt;
Jusqu'ici les arbres épineux nous ont gêné beaucoup. 0.h1 route ; 1.h0 halte p.r manger. &lt;br /&gt;
2.h0 depart ; 2.h6 halte au camp de [réserve] sous choum souleyman qui &lt;br /&gt;
commande une tribu branche des hassaworta. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain à 1.h6 route ; à 3.h0 petit ruisseau de Waynegous qui ne tarit jamais&lt;br /&gt;
sangliers, et pintades en gr. nombre. nous restames là jusque vers 3.h et arrivames dans&lt;br /&gt;
la nuit à Omokoullou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ömaro &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mon saho favori se nommait ömaro fils de hammadin fils d'Ichmayl fils de &lt;br /&gt;
hasseyn fils de a'li choum fils de hammado fils de mousa fils d'abrāhim fils de naser&lt;br /&gt;
fils de abrahīm fils de ... il a oublié les autres. il n'y a que 10 générations tandis que&lt;br /&gt;
d'autres m'en ont donné 13 jusqu'à hasawor qui descendit le 1.er du daga. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
montres &lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mes chronomètres étant revenus de Bombay, Arnold [&amp;amp; ?] Dent avait dit-on une&lt;br /&gt;
marche de + 4.3 et Barraud une de - 4.7. on fait payer 60 Rs. pour les avoir&lt;br /&gt;
arrangés et 10 Rs. pour avoir dérangé mon compteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyage de Souays à A'den&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous sommes partis de Souays le 1.er novembre au soir. vent leger du N. qui a duré 3&lt;br /&gt;
jours : le 6 novembre latitude = 18e 35' avec leger vent du S. le 7, 20° 58' avec calme et vent du &lt;br /&gt;
N. la nuit précédente. le 7, 16° et 33 ou 32' vent du S qui nous a accompagnés jusqu'au&lt;br /&gt;
détroit qui est celui entre Perim et l'Arabie. 12 heures après c.a.d. à 2h du matin du 10&lt;br /&gt;
novembre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id à Barberah &lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous quittames A'den le ♄ 21 novembre à 4h. P.M. nous arrivames à Barberah&lt;br /&gt;
le 22 à 8 ou 9h du soir. nous avons presque toujours navigué au plus près, mais le vent etait&lt;br /&gt;
fort et la traversée a été fort courte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
harar &lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
vue de Barberah la direction de harar telle qu'elle m'est montrée par les gens du&lt;br /&gt;
pays est 130° ou SO 1/4  O environ, azimuth magnétique.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13051&amp;diff=24771</id>
		<title>13:144:13051</title>
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		<updated>2020-12-02T09:15:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;118&lt;br /&gt;
journal (Souays 30 octobre) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
couvent de Bizen &lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pillé et brulé le couvent. Quoiqu'il en soit depuis les 15 ou 20 ans que cet&lt;br /&gt;
evènement est arrivé, les moines ne l'habitent plus mais viennent tous les ans vers&lt;br /&gt;
le 24 juin faire une neuvaine à leur vieux couvent. Ils l'avaient quitté depuis quelques&lt;br /&gt;
jours lors de ma visite. Dans une hutte près de l'église je trouvai deux pierres à&lt;br /&gt;
moudre, deux tamis et une grande quantité de balles de froment. un mögogo ou&lt;br /&gt;
four ouvert était tout près. Dans l'Eglise était encore de la paille peu foulée les&lt;br /&gt;
batons à tête sur lesquels on s'appuie pour chanter, quelques vieux exemplaires des&lt;br /&gt;
Pseaumes écrits sur Parchemin, d'autres livres que je n'ai pas pu déchiffrer, et &lt;br /&gt;
jusqu'aux lampes grossières de terre demi remplies de beurre. Les portes de&lt;br /&gt;
l'Eglise étaient closes sans fermeture : elle n'avait d'autre garde que la&lt;br /&gt;
Sainteté du lieu. Dans le sanctuaire était un tableau à l'huile tellement&lt;br /&gt;
placé par rapport aux lumières qu'il faut y aller exprès pour le voir. Il est&lt;br /&gt;
d'environ 1.m 2 sur 0.m 7 et représente la T.S. Vierge tenant le Divin Enfant sur&lt;br /&gt;
son bras gauche. Autant qu'il m'est permis d'en juger c'est le style du 16e &lt;br /&gt;
siècle et l'ouvrage paraît Italien. Il y a une inscription sur le cadre&lt;br /&gt;
indiquant le sujet mais pas de nom d'auteur. Je remarquai que les chrétiens qui&lt;br /&gt;
étaient avec moi ne firent aucune difficulté de laisser entrer les musulmans dans l'Eglise. &lt;br /&gt;
Je fis bouillir l'eau sous le porche puis j'allai au clocher. Je ne trouvai aucune&lt;br /&gt;
inscription. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id position topograph. &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du clocher ou sommet du M.t Bizen on distingue aisément mousfawwa'&lt;br /&gt;
et les deux iles voisines. Avec la très petite lunette du théodolite Falbe je voyais&lt;br /&gt;
les maisons blanches fort bien et avec un bon instrument on verrait aisément les&lt;br /&gt;
mats des batimens. Bizen est un lieu admirable comme station de signalement&lt;br /&gt;
entre mousfawwa' et le M.t Börkáko. un 43e télégraphe sur le M.t Saloda servirait&lt;br /&gt;
à transmettre en moins d'une heure les nouvelles de la mer à Adwa si le tems était&lt;br /&gt;
clair et les lunettes bonnes. Du M.t Bizen je pris les angles suivans : (voir 111 [β ?]) je dois &lt;br /&gt;
ici mentionner que quoique mes notes stenographiées que je copie en ce moment datent&lt;br /&gt;
du vendredi 3 juillet mes souvenirs diraient au contraire que l'accident m'est arrivé le 4&lt;br /&gt;
juillet, ce qui serait le jour des azimuths à Bizen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyage de là &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain matin à 5.h6 commencé à descendre la montagne qui est couverte&lt;br /&gt;
d'une magnifique végétation auj. un peu fanée. 6.h5 lomita ou source des citrons&lt;br /&gt;
jolie source entourée de citronniers plantés jadis par les moines. 7h6 halte à la source de&lt;br /&gt;
nagarto ou des oranges. départ à 11.h6 après avoir bien dormi. 0.h3 ruisseau de&lt;br /&gt;
tsöret (1m sur 0m. 03 et 5 noeuds) ; 0h.7 halte sur le même ruisseau plus bas ; 0.h8 route. &lt;br /&gt;
1h.7 perte du tsöret ; 2.h0 arrivée à gadamsöga, 120 huttes sahos en cercle dans un &lt;br /&gt;
vallon. il n'y a ici que des chèvres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain à 1.h4 départ à pied laissant la mule p.r appat aux Lions. 2h.0&lt;br /&gt;
dongalla cours d'eau (1m et 0m.02 à 4 noeuds) ; 2.h2 vallée de damās ; à droite la route&lt;br /&gt;
de la caravane vient embrancher ou se réunit à la notre. le confluent se nomme dalömlo&lt;br /&gt;
Plus loin est baha'röz à notre droite : c'est prob.t une montagne. 2h.5 halte ; 3.h5 route ; &lt;br /&gt;
4.5 halte ; 4.h 7 route ; 5;h2 quitté la route ; 6.h0 arrivés au ruisseau de mas h'ēl dans un &lt;br /&gt;
vallon large de 2 à 3 milles, long de 4 à 5 et ayant des troupeaux de chèvres, beaucoup&lt;br /&gt;
d'arbustes épineux mais peu de verdure. le nom du lieu où le manque d'eau nous fit&lt;br /&gt;
quitter la route des caravanes est embetogam lieu ouvert mais à brousailles. &lt;br /&gt;
Jusqu'ici les arbres épineux nous ont gêné beaucoup. 0.h1 route ; 1.h0 halte p.r manger. &lt;br /&gt;
2.h0 depart ; 2.h6 halte au camp de [réserve] sous choum souleyman qui &lt;br /&gt;
commande une tribu branche des hassaworta. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain à 1.h6 route ; à 3.h0 petit ruisseau de Waynegous qui ne tarit jamais&lt;br /&gt;
sangliers, et pintades en gr. nombre. nous restames là jusque vers 3.h et arrivames dans&lt;br /&gt;
la nuit à Omokoullou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ömaro &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mon saho favori se nommait ömaro fils de hammadin fils d'Ichmayl fils de &lt;br /&gt;
hasseyn fils de a'li choum fils de [hammadi ?] fils de mousa fils d'abrāhim fils de naser&lt;br /&gt;
fils de abrahīm fils de ... il a oublié les autres. il n'y a que 10 générations tandis que&lt;br /&gt;
d'autres m'en ont donné 13 jusqu'à hasawor qui descendit le 1.er du daga. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
montres &lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mes chronomètres étant revenus de Bombay, Arnold [&amp;amp; ?] Dent avait dit-on une&lt;br /&gt;
marche de + 4.3 et Barraud une de - 4.7. on fait payer 60 Rs. pour les avoir&lt;br /&gt;
arrangés et 10 Rs. pour avoir dérangé mon compteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyage de Souays à A'den&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous sommes partis de Souays le 1.er novembre au soir. vent leger du N. qui a duré 3&lt;br /&gt;
jours : le 6 novembre latitude = 18e 35' avec leger vent du S. le 7, 20° 58' avec calme et vent du &lt;br /&gt;
N. la nuit précédente. le 7, 16° et 33 ou 32' vent du S qui nous a accompagnés jusqu'au&lt;br /&gt;
détroit qui est celui entre Perim et l'Arabie. 12 heures après c.a.d. à 2h du matin du 10&lt;br /&gt;
novembre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id à Barberah &lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous quittames A'den le ♄ 21 novembre à 4h. P.M. nous arrivames à Barberah&lt;br /&gt;
le 22 à 8 ou 9h du soir. nous avons presque toujours navigué au plus près, mais le vent etait&lt;br /&gt;
fort et la traversée a été fort courte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
harar &lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
vue de Barberah la direction de harar telle qu'elle m'est montrée par les gens du&lt;br /&gt;
pays est 130° ou SO 1/4  O environ, azimuth magnétique.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13060&amp;diff=24770</id>
		<title>13:144:13060</title>
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		<updated>2020-12-02T09:10:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;121&lt;br /&gt;
Sejour à Toudjourah&lt;br /&gt;
127&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
jeu de balle &lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
♃ 11 fevrier. Tous les soirs les hommes de ce village s'assemblent sur&lt;br /&gt;
un terrain ouvert au SE. des maisons et près les tombeaux de ce coté. on &lt;br /&gt;
y joue avec grande ardeur avec une balle aussi grosse que celle du blé&lt;br /&gt;
et qui paraît faite de chiffons et non couverte. chacun des deux partis a &lt;br /&gt;
son servant qui est un homme fait. Quand il a la main l'autre servant&lt;br /&gt;
le prend par derrière la main à sa ceinture et suit tous ses mouvemens. &lt;br /&gt;
Le servant tourne de tous les cotés en fesant la feinte de jeter : enfin&lt;br /&gt;
il jette par terre et près de lui. on saisit la balle au rebond et on &lt;br /&gt;
tache de la toucher avec le dos de la main ce qui parait compter.&lt;br /&gt;
pour gain. mais le plus souvent un adversaire se jette sur le joueur&lt;br /&gt;
et l'empêche. on court beaucoup à ce jeu et souvent on est renversé&lt;br /&gt;
dans l'ardeur pour accrocher la balle qu'on nomme koso. A la &lt;br /&gt;
nuit tombée les joueurs vont se laver dans la mer. ce jeu exerce&lt;br /&gt;
plus et est moins dangereux que le mail des Somal. on a gagné le&lt;br /&gt;
jeu quand on a compté jusqu'à dix et on fait un point quand on a attrapé la balle après l'avoir jetée par terre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Serment &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le serment solennel des ouda'el se fait en égorgeant une brebis&lt;br /&gt;
ou belier ?) dont on brise ensuite un des os. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Debenet, gousagousa sont des noms de tribus ouda'el.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
esclaves &lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
19 fevrier. Kamyl - qui est venu nous voir auj. nous a dit : &lt;br /&gt;
c'est une honte ici pour un Ada'li d'en servir un autre ou même de lui &lt;br /&gt;
rendre dans le village aucun service pour gages. Cependt. en route il y en a &lt;br /&gt;
plusieurs qui moyennant une récompense soignent les chameaux, font le pain&lt;br /&gt;
etc. Ici, tous ont des esclaves et c'est par les esclaves seuls que Toudjouraha&lt;br /&gt;
subsiste depuis un tems immemorial. Depuis que les Anglais ont pris A'den&lt;br /&gt;
quelques esclaves y ont trouvé un refuge entr'autres un esclave de mon frère &lt;br /&gt;
qui y est resté un an. Mais ayant découvert sa retraite j'y allai le réclamer&lt;br /&gt;
à l'Agent Politique qui me le rendit dès qu'il vut que son maître était habitant de Toudjourah. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
armes &lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
même dans ce village nous ne sortons jamais de la maison sans le&lt;br /&gt;
göle et un baton. Ce dernier est notre arme si nous n'avons affaire&lt;br /&gt;
qu'à un seul homme : s'il y en a plusieurs nous tirons le göle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
poignard &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le göle Ada'li a une lame de 0.4m de long sur 0.06m de large&lt;br /&gt;
aux 2/3 c'est a.d. près de la pointe : il a deux tranchans doit être en&lt;br /&gt;
acier de l'Inde est fabriqué ici et coute deux th. Sous les ornemens&lt;br /&gt;
de cuivre ou d'argent dont on le décore ainsi que son fourreau qui est &lt;br /&gt;
en cuir d'un rouge foncé. Le göle est porté à droite et lorsqu'on l'a tiré il est dans la main la pointe en bas comme un poignard. L'axe de&lt;br /&gt;
la lame forme une arête leger.t saillante par rapport aux deux creux&lt;br /&gt;
qui le dessinent. on le repasse sur sa sandale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[schéma] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
chevaux &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chevaux Somal sont plus durs à la fatigue&lt;br /&gt;
que ceux des Abyssins, puisque quelques uns d'entr'eux partent de Barberah&lt;br /&gt;
et viennent piller jusque chez les Eysa, tribu qui s'étend de l'autre coté&lt;br /&gt;
au golfe ici. Ces chevaux boivent le lait de chameau et souvent la queue&lt;br /&gt;
des moutons. Les chevaux Abyssins ne font jamais de longues courses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
caravane &lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 fevr. est entrée une petite caravane venant d'Awsa en six&lt;br /&gt;
jours et composée de 20 chameaux et deux esclaves. La plupart des bêtes&lt;br /&gt;
portaient du grain princ.t du machella. Tout ce grain est enfermé dans des&lt;br /&gt;
sacs de nattes bien cousues ce qui prouve ou que le grain est cher ou les nattes&lt;br /&gt;
bon marché à Arosa. La plupart des chameaux portaient 20 de ces sacs ou &lt;br /&gt;
au plus 30 : ils sont longs de millimètres et ont million. detour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ornemens des femmes &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes ont des boucles d'oreilles de 6 centim. de diamètre et de 7 à 8 &lt;br /&gt;
millim. d'epaisseur faits en étain et d'un travail très rude. comme elles&lt;br /&gt;
sont fort lourdes on les soutient au devant de l'oreille par une tresse&lt;br /&gt;
de cheveux. Les jeunes filles ont la tête découverte. les bracelets des coudes&lt;br /&gt;
sont larges de 1.5 centimètres et (de section) rondes. ceux des poignets&lt;br /&gt;
sont larges de 3 à 4 centimètres peu epais et plates. Tous ces ornemens sont &lt;br /&gt;
en étain. Quelques femmes ont un 2e bracelet en travail d'osier. elles&lt;br /&gt;
portent au col le katouwa ou petit collier serré en outre de deux &lt;br /&gt;
[réserve] grand collier qui tombe a 4 ou 5 décimètres. Tous ces colliers &lt;br /&gt;
sont en grains de verre. Les femmes du dehors ont souvent le göldöm&lt;br /&gt;
de cuir. Toutes les femmes jettent une toile sur les épaules et de cette &lt;br /&gt;
façon leurs seins sont souvent exposés. la toile ne descend guère au dessous&lt;br /&gt;
des reins.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13038&amp;diff=24769</id>
		<title>13:144:13038</title>
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		<updated>2020-12-02T09:02:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;journal (Souays 28 octobre) &lt;br /&gt;
106&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[sténographie]&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
au Caire plus 7035 [sténographie] (1700 fr environ) pour Domingo. puis 28 souverains à 10 ι = 2828 et&lt;br /&gt;
1234 talaris à 21 = 25914. les frais ont été : commission (1%) à Aidée = 377 et frais de&lt;br /&gt;
courier = 62 piastres. Le 28 octobre payé 150 th. pr. mon passage par le steamer&lt;br /&gt;
+ 25 th. pour mon domestique Prendergant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dépots à Souays &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai laissé chez N. ckosta 200 th. dont reçu en double daté du 18 octobre. J'en ai&lt;br /&gt;
envoyé un reçu chez Mr. Pruner au Caire : j'ai gardé l'autre. J'ai aussi déposé à Suez&lt;br /&gt;
mais chez Nicolas Ckodsi un paquet de lettres et papiers et ma carte de la mer Rouge&lt;br /&gt;
au 4 feuilles avec les noms écrits de ma main en Arabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeudi 2 juillet partis de Kayakor à 3h.7 ; à 4h.O laissé à droite la route pour&lt;br /&gt;
Baŧé ; 5h.0 halte toujours dans la plaine ; 5.h1 route ; 5h.3 camp de pasteurs ; 5h.7 depart ; &lt;br /&gt;
6h.3 commencement des collines ; 6H.5 halte au sommet d'un petit col nommé dara'&lt;br /&gt;
ka'dögā : balak' est le nom de la plaine depuis k'ayakor ; ga'b est celui de la plaine&lt;br /&gt;
devant nous. Le Mt. hara'do est à notre gauche. 6.h 8 depart et descente brusque. 7h.4 halte dans&lt;br /&gt;
alougēna prairie où il y a beaucoup de boeufs. peu après est un col puis descente 7h.45 halte dans&lt;br /&gt;
alougēna prairie où il y a beaucoup de boeufs. peu après est un col puis descente 7h.45 route&lt;br /&gt;
8h.1 entrés dans un système de petites collines ; 8h.3 entrés dans le lit sec d'un torrent. &lt;br /&gt;
vu d'ici le col que nous devons atteindre avant d'entrer dans Bizen est par 355° à la &lt;br /&gt;
boussole burnier. 8h.6 entrés dans le lit d'un torrent large comme le Taranta mais sec&lt;br /&gt;
et dont nous suivons les méandres jusqu'à 9h.5 où nous atteignons une source de&lt;br /&gt;
bonne eau qui coule vers nous et se perd à 2 ou 300 pas. La chaleur est étouffante&lt;br /&gt;
les bords du torrent ont des arbres epars et sont souvent à pic. (sa largeur est ici &lt;br /&gt;
de 15 à 20m de souvenir)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 10h.7 nous repartons tournant brusquement à droite pour monter le contrefort&lt;br /&gt;
agamle et aller à sa montagne nommée barra daga ; 11h. 3 halte ; 11h.5 route ; 11h.8 halte&lt;br /&gt;
à un col d'où 53° sur la vallée de mōgat longue de 4 à 6 milles ayant beaucoup&lt;br /&gt;
d'arbres épars et terminée par une haute colline perpendiculaire à la direction de la&lt;br /&gt;
vallée Jusqu'ici nous avons grimpé avec une vallée à gauche et à peu près perpend.t&lt;br /&gt;
au lit du torrent où nous nous sommes reposés. 0h.0 route ; 0h.4 halte après avoir&lt;br /&gt;
toujours monté ; 153° sur Mt. Börk'ako ; 0h.7 route ; 1h.2 col élevé et verdoyant ; 1h.7 route. &lt;br /&gt;
2h.0 halte ; perdu 0h.3 à retourner de la direction du couvent et à 2h.9 arrivés dans un &lt;br /&gt;
superbe parc plein de troupeaux et nommé zala. Mt. awalid est celui par lequel nous&lt;br /&gt;
sommes venus. Les voleurs de Dembezan pays chrétien du Hamazen volerent 60 boeufs &lt;br /&gt;
au fils du shoum Ydris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
♀ 3 juillet à 10h.0 partis [sténographie] ; commencé à monter peu après ; 11h.1 arrivês à la &lt;br /&gt;
croix de bois ; 11h.3 couvent de Bizen ; mesurée en dedans l'église a 20.m6 de long sur 11.m9 de &lt;br /&gt;
large mesurés au pas. La citerne, bouchée aujourd'hui a environ 2.m5 de large. L'axe de l'eglise&lt;br /&gt;
est à peu près N. et S et est ainsi tourné vers Jerusalem chose fort rare en Abyssinie. nous&lt;br /&gt;
fumes 50 min. à retourner au parc de Zala. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la montagne soit escarpée surtout du coté de Zala il s'y trouvait&lt;br /&gt;
beaucoup de traces d'éléphans, à un peu plus de mi chemin est, sous un rocher en&lt;br /&gt;
surplomb une source d'eau claire et peu coulante. Dans ce bassin le prieur fesait&lt;br /&gt;
abreuver jadis 3 anes et 7 mulets. La montagne est formée de roches primitives. La&lt;br /&gt;
croix mentionnée est Latine et non Grecque. L'enceinte du couvent, formée par un &lt;br /&gt;
mur bas de pierres sèches et aisé à franchir peut avoir 2 à 300 mètres. toute être&lt;br /&gt;
femelle qui y entre meurt, même une poux. Il y a peu de tems un chef qui arriva comme&lt;br /&gt;
moi sur une mule crut que sa bête echapperait à l'anathème et la fit entrer mais&lt;br /&gt;
elle mourut 3 jours après. Le couvent est composé de maisonnettes éparses sans plan&lt;br /&gt;
et au nombre de 10 à 12. une masse saillante de schistes qui forme le sommet de &lt;br /&gt;
la colline porte deux montans brulés auj. et qui soutenaient probablement par une&lt;br /&gt;
traverse les pierres trappiques suspendues à des lanières de cuir pour remplacer&lt;br /&gt;
des cloches. La montee est fort abrupte jusqu'au sommet de ce clocher naturel :&lt;br /&gt;
du coté du N. est un fort beau précipice vêtu de verdure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'église est ce qui reste de plus interessant. elle est carrée long avec une porche&lt;br /&gt;
à l'extremité N. du coté des maisons-cellules. L'intérieur n'a rien de remarquable.&lt;br /&gt;
Les murs épais d'ailleurs portent de distance en distance des traverses horizontales&lt;br /&gt;
de bois mêlés à la maçonnerie (?) et portant toutes les marques de l'incendie&lt;br /&gt;
qui consuma l'ancienne Eglise. Celle-ci me dit-on avait été batie par mes&lt;br /&gt;
frères blancs et avait un dome où se voyait la celèbre baguette suspendue&lt;br /&gt;
entre ciel et terre. on ne pouvait la toucher ce qui prouve qu'elle n'était qu'une&lt;br /&gt;
apparence. Sa couleur était blanchatre et mal definie : elle n'etait donc pas&lt;br /&gt;
d'or. on pouvait passer un baton à travers ou pour mieux dire quand on venait&lt;br /&gt;
assez près pour cela on ne voyait plus rien. Ce phenomène disparut pour&lt;br /&gt;
toujours dans l'incendie allumé me dit-on par les feux nombreux destinés à&lt;br /&gt;
enfumer les puces et poux qui abondent encore dans l'Eglise. C'est là l'histoire &lt;br /&gt;
des Sahos mais tsage haymanôt me dit que les Sahos eux-mêmes avaient&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13024&amp;diff=24768</id>
		<title>13:144:13024</title>
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		<updated>2020-12-02T08:58:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;usages&lt;br /&gt;
92&lt;br /&gt;
travaillé en paille pour le beurre à oindre la tête tous les matins. 18 rasoir pour l'[önus?] &lt;br /&gt;
19 bournous blanc - 20 paire de souliers qui durent 6 à 7 ans. 20 peigne en argent à&lt;br /&gt;
 3 dents. 21 sait faire le chero, du vulnéraire, guérit des maladies et sait engraisser&lt;br /&gt;
 n'importe quel homme en moins de 2 mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mize&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le moine les jeunes qui ont atteint l'age de puberté se réunissent&lt;br /&gt;
à l'ecart loin des maisons, font serment commun et deviennent ainsi mize l'un de &lt;br /&gt;
l'autre. la femme de mon mize devient mon mize ce qui se fait par un serment de&lt;br /&gt;
tous mes mize la veille de mes noces. Les mize etant freres. il est monstrueux et presqu'inoui &lt;br /&gt;
de commettre adultère avec la femme de mon mize. il en arriva un cas dans amba sel&lt;br /&gt;
l'homme s'expatria et mourut. (L'institution des mize est un vestige de celle des femah si &lt;br /&gt;
je ne me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
viandes&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
un des usages les plus frappants en Abyssinie c'est la distinction des viandes : les&lt;br /&gt;
musulmans et les chrétiens ne mangeant que des bêtes égorgées par leurs coreligionnaires. En&lt;br /&gt;
pays ennemi on voit souvent des vaches fraichement égorgées par les maraudeurs et que&lt;br /&gt;
personne n'ose toucher parce qu'on ne sait pas qui les a egorgées. Un musulman instruit à qui je&lt;br /&gt;
demandais l'origine de cette coutume me dit : vous égorgez au nom de Dieu et nous mangeons&lt;br /&gt;
de votre chair ainsi que vous avez pu le voir au Caire et ailleurs. Quant aux Abyssins&lt;br /&gt;
lorsqu'ils furent vaincus par l'Imam Ahmed ils devinrent tous musulmans : mais ils changerent&lt;br /&gt;
ensuite et tu sais combien nous détestons tout ce qui vient d'un rénégat. les Abyssins sont une&lt;br /&gt;
nation de rénégats. Les Abyssins au contraire expliquent l'origine de l'usage par une&lt;br /&gt;
sentence d'excommunication proférée par Abba Salama contre tous ceux qui mangeraient &lt;br /&gt;
avec les musulmans à l'Ouest de l'ile de Dahlak: ce qui est absurde puisque Abba Salama&lt;br /&gt;
a vecu long-tems avant Mohammed.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fe'ma γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens de Toudjourrah me dirent que fe'mah se dit hiria en Galla : et les gens&lt;br /&gt;
du wallo me disent que mize se dit hiria : cela confirme l'analogie des mize et des &lt;br /&gt;
fe'mah. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mize&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Baynösay les jeunes gens du Tögray même enfans choisissent leur arke&lt;br /&gt;
à leur guise et font le pacte en jurant avec les petits doigts de la main droite croisés en &lt;br /&gt;
crochets ; en outre ils avalent un très-petit caillou (tinta). Parmi les 20 à 30 mize qui&lt;br /&gt;
se font ensemble l'un est nommé bekr arke (ou chef du fe'mah car je ne&lt;br /&gt;
crois pas qu'on puisse se refuser à poursuivre l'analogie ;) et c'est lui qui lors d'un &lt;br /&gt;
mariage déclare que la femme du mize est entrée dans la réunion. Chez les Amara selon G. &lt;br /&gt;
maryem le couseur, on ne recherche des mize que lorsqu'on est à la veille de contracter&lt;br /&gt;
mariage. Le ras mize et l'ögör mize mangent à part avec les epoux, recueillent la &lt;br /&gt;
preuve de virginité et la rapportent aux père et mère de l'épouse. Si cette preuve&lt;br /&gt;
manque le mari renvoie sa femme avec un wanta défoncé, ce qui est un signe de&lt;br /&gt;
divorce pour avoir perdu sa virginité avant mariage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pieu &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on enfonce un pieu en terre la nuit les génies ou gnomes le repoussent &lt;br /&gt;
à moins qu'on ne dise hodjimdöma mots magiques qui font taire les esprits. &lt;br /&gt;
Tous les négocians savent cela dit Gebray (20 octobre)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
bouda&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux de mes enfans ont la dyssenterie me dit Gebray : je ne sais d'où cela &lt;br /&gt;
vient, mais c'est peut-être d'un bouda car j'ai acheté un fer à pain (ya borot&lt;br /&gt;
maŧad) un peu auparavant et je n'aurai pas assez bien payé le bouda de&lt;br /&gt;
forgeron. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
noms et sobriquets &lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Abyssins Chrétiens ont toujours un nom d'église comme g. tsadeos etc. &lt;br /&gt;
et souvent un second nom que leur donne leur mère quand elle les aime bien, &lt;br /&gt;
comme habtay, zörnay, etc. le monde les appelle par leur second nom ce qui atteint &lt;br /&gt;
le but qu'on s'est proposé car leurs ennemis qui veulent les maudire ne connaissant pas&lt;br /&gt;
leur vrai nom ne peuvent jamais les maudire. way lay, ajouta Gebra tsadeos, ma mère&lt;br /&gt;
ne m'a pas donné d'autre nom ! elle ne m'aimait pas (20 octobre)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
matalbo&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'Akale Gouzay et l'öngana on organise chaque année le&lt;br /&gt;
matalbo au commencement de hamle. Pour ce tous lesjeunes gens majeurs c.a.d. &lt;br /&gt;
pubères se rassemblent et elisent d'abord un chef (halak'ha) à la simple&lt;br /&gt;
majorité, ensuite deux nabara. chacun vote en mettant un peu de verdure sur la&lt;br /&gt;
tête du candidat qui reste assis pendant cette opération. chaque membre du &lt;br /&gt;
matalbo sela rélu à tour de role et quand tous ont passé par cette dignité on&lt;br /&gt;
redit tout à tour ceux qui ont le mieux gouverné ou sous le règne desquels les saisons&lt;br /&gt;
ont été les plus fortunées. si l'un des trois officiers prévarique on ne le destitue pas mais&lt;br /&gt;
on attend la St. michel de hödar jour auquel leurs fonctions cessent de plein droit. &lt;br /&gt;
Si un jeune homme pubère refuse de faire partie du matalbo, on le condamne&lt;br /&gt;
à une vache d'amende pour le premier refus, à deux pour le second. Les autres&lt;br /&gt;
amendes consistent principalement en bière. ainsi il y a amende si celui qu'on a&lt;br /&gt;
chargé d'allumer le feu dans le parc ne l'a pas fait avant l'entrée de la 1ère tête de&lt;br /&gt;
bétail, si le dimanche on a laissé traire sa vache dans le village, si un gardien &lt;br /&gt;
s'est endormi etc. Le lien de l'institution est le repas commun fait tous les&lt;br /&gt;
dimanches dans le paturage ou braha et consistant surtout en lait. Cette réunion &lt;br /&gt;
du dimanche empêche les jeunes gens d'assister aux Saints offices et les églises de Dögsa&lt;br /&gt;
k'ayïkor etc sont desertes le dimanche. Le grand but du matalbo est la garde&lt;br /&gt;
des troupeaux et tant qu'il dure les Saho ne volent pas une vache. Le matalbo&lt;br /&gt;
existait dans le Sarawe de mémoire d'homme. auj. il est tombé en désuetude. &lt;br /&gt;
Après l'election, l'élu se lève et exhorte ordinairement ses sujets à l'obéissance. Si un membre&lt;br /&gt;
du matalbo est malade le dimanche on lui porte son lait chez lui. A Dögsa tous les&lt;br /&gt;
hommes même vieux appartiennent au matalbo sauf le bahrnögach et deux vieillards. Pendant&lt;br /&gt;
toute la durée du matalbo si un homme non marié dort ailleurs que dans le braha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
242&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13023&amp;diff=24767</id>
		<title>13:144:13023</title>
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		<updated>2020-12-02T08:53:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;91&lt;br /&gt;
n°91 usages - Adwa&lt;br /&gt;
couches &lt;br /&gt;
(alpha)&lt;br /&gt;
Auj. une religieuse a donné le jour à un enfant, et toutes les compagnes selon&lt;br /&gt;
l'usage lors des couches vont demandant pour elle du lait à tous leurs amis.&lt;br /&gt;
20&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
usage Juif&lt;br /&gt;
(béta)&lt;br /&gt;
Dans toute la province de Gouzay le frère épouse la femme de son frère&lt;br /&gt;
défunt, selon l'us Juif. Les prêtres du Gouzay desapprouvent cela fortement mais &lt;br /&gt;
en vain. Dernièr.t une veuve près de logo se plaignait hautement de la coupable négligence&lt;br /&gt;
de son beau-frère pour la postérité de son frère defunt. je n'ai d'ailleurs qu'un&lt;br /&gt;
enfant disait-elle, c'est une fille et le nom périra. Le frère fut contraint&lt;br /&gt;
malgré lui de céder au préjugé. dans le Tögray propre on regarde cette &lt;br /&gt;
coutume avec horreur &amp;amp; on la reproche aux gens du Gouzay.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
jeune&lt;br /&gt;
(gamma)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant le carême les gens d'église et ceux qui communient ne mettent pas&lt;br /&gt;
du beurre sur leur tête : cela pénètre, disent-ils, dans l'intérieur du corps par les&lt;br /&gt;
racines des cheveux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On attribue à un souvenir de la colombe de Noé l'usage où l'on est de ceindre&lt;br /&gt;
la tête, le matin du Samedi saint avec un jonc ou autre plante aquatique. On se rappelle&lt;br /&gt;
à ce propos l'usage des Saho de mettre un peu de verdure sur leur tete lorsqu'ils&lt;br /&gt;
aperçoivent pour la première fois le croissant de la lune nouvelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens de Dögsa n'ont pas de prostituées. Leurs filles sont non pas cousues mais&lt;br /&gt;
rapprochées au moyen d'une opération sanglante. comme on n'emploie pas d'instrument &lt;br /&gt;
pour les ouvrir, il faut plus d'un mois d'essais infructueux. Au bout de ce tems les maris&lt;br /&gt;
ont souvent use la peau de leur cuisse gauche car on se couche toujours sur ce cote&lt;br /&gt;
pour le coït. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On abat toujours le bétail sur le côté droit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Galla ont l'usage Judaïque d'épouser la femme d'un frère mort. ils ne&lt;br /&gt;
mangent pas le poivre disant que cela empêche de grandir. ils mangent très &lt;br /&gt;
souvent et peu à la fois, beaucoup de lait et de viande crue. ils ne font guère&lt;br /&gt;
de cuisine. le fromage est bien plus commun chez eux qu'en Abyssinie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Saho ne connaissent pas le bouillon de viande et ne mangent point &lt;br /&gt;
de chair crue, ni les poules ni coqs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lorsqu'un Abyssin a bu le Kosso il présente à son supérieur une croix&lt;br /&gt;
de paille : ce qui veut dire : donnez moi à boire. on prétend que la boisson est&lt;br /&gt;
bonne pour ce remède : Le vers est rendu dans un trou creusé à l'intérieur de la&lt;br /&gt;
maison et le patient ne voit toute la journée qu'un domestique et la femme qui &lt;br /&gt;
prépare le remède. ensuite on lui demande enqwan keuna s'il a été heureux&lt;br /&gt;
car il est très-honteux de mentionner le mal ou son remède. on fait après un&lt;br /&gt;
bon repas de viande pour se restaurer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vendredi saint on mange du nöfro brouet de haricots et d'orge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Galla font des prières en l'honneur de Marie et emploient la&lt;br /&gt;
divination par les entrailles des victimes. Si elles sont favorables ils se les &lt;br /&gt;
suspendent autour du col.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Adwa le choum des mesures est héréditaire depuis les jours de Ras Mikael : &lt;br /&gt;
il a le droit de casser toute mesure trop petite ou trop grande surtout &lt;br /&gt;
les [muchés ?] qui sont ordin.t faits en bois et couverts en peau non tannées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Assa awli et non Assauli est le nom d'un ruisseau et du chemin qui mène&lt;br /&gt;
de Bizan à la mer. le tombeau dont parle Salt est celui d'Awlia ainsi nommé par&lt;br /&gt;
les chrétiens (les musulmans &amp;amp; Saho l'appellent chayykh hammado). quand il n'y a pas&lt;br /&gt;
de pluie on va y égorger une vache. Chrétiens &amp;amp; musulmans y égorgent aussi pour&lt;br /&gt;
obtenir quelques faveurs du ciel et jettent aux quatre coins du monde du pain, du lait etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens de Dögsa mangent les petits de tous les animaux permis ce qui est regardé avec&lt;br /&gt;
horreur par le reste des Abyssins. ----- Ils abattent le betail indifferemment d'un cote ou de&lt;br /&gt;
l'autre mais le font expirer comme les autres Abyssins la tete tournée vers le couchant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ዘር du Tögray correspond à peu près à notre méchante fée. un soir les&lt;br /&gt;
gens de Dögsa étaient tous assis sur leurs toits quand ils entendirent le cri&lt;br /&gt;
déchirant : gwale, gwale. ma fille, ma fille. le lendemain on reconnut par témoig.&lt;br /&gt;
négatif que personne n'avait poussé ce cri et on l'attribua nécessairement à une&lt;br /&gt;
zar dont la fille aura été enlevée par une hyène : car on sait que les bouda&lt;br /&gt;
aiment beaucoup à manger les zar. G. tsadewos entendit un soir frapper à sa&lt;br /&gt;
porte alla ouvrir et ne trouva personne. c'était un zar qui entra à l'état&lt;br /&gt;
invisible et ses père et mère moururent cette nuit. G. ts. aurait dû ne pas&lt;br /&gt;
ouvrir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon un parent (?) de Gabrou lorsqu'un homme reçoit une blessure&lt;br /&gt;
mortelle dans le tronc, le ver solitaire sort par là. C'est pour cette raison que lorsqu'un&lt;br /&gt;
homme est condamné à mort on lui donne trois jours pour expulser son ver. Si la&lt;br /&gt;
medecine du 1er jour ne suffit pas, il recommence le 2e jour etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dot d'une dame veuve de rang de wayzaro qu'on proposa à mon frère dans le &lt;br /&gt;
Gojam comprenait : terres patrimoniales donnant 50 tan (40 hectolitres) de blé. 2. bestiaux &lt;br /&gt;
3 une mule. 4 selle ornée de cuir rouge. 4 3 ou 4 esclaves. 5. 10 filles et 5 à 6 domestiques mâles. &lt;br /&gt;
6 un eunuque. 7. parasol. 8. bourriques de charge. 9. alga et son cuir 10. bagues et bracelets &lt;br /&gt;
en argent et en corne. 11. mantares 12 q.q. wanta 13. corne p.r le tadj. 14. K'öl p.r id. faucille &lt;br /&gt;
16 2 chemises 3 kware une paire de pantalons p.r la mule qu'on ne lave jamais. 17 vase&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13002</title>
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		<updated>2020-12-02T08:38:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;questions de Geographie Abyssine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
questions de géograph. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
change the native r into l ) ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
75 &lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The iron money of Arargue, yedjace, Damot etc. merits some attention. It is&lt;br /&gt;
the model of the iron money of Kordofan (NB Iron money for the coast of Africa&lt;br /&gt;
coined after the best patterns, is manufactured largely in Birmingham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Have you any vocabularies of the Warata or Kaffa negroes &amp;amp; if you have, &lt;br /&gt;
can you communicate to me a dozen words. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Agow &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Agows are the most interesting portion of the Abyssinian population. &lt;br /&gt;
what is the structure of their language ? The Falasha are probably Agows. Is &lt;br /&gt;
not sha a characteristic termination in the Agow language ? The customs&lt;br /&gt;
&amp;amp; arts of the Agows are worth observing minutely for the sake of comparing  &lt;br /&gt;
them with those of the pastoral nations of Eastern Africa. Is the name&lt;br /&gt;
Behet mehet learned by Cailliaud &amp;amp; applied apparently to Damot &amp;amp; Gojam, &lt;br /&gt;
known in Abyssinia ? Is A maitsha ? Is the name Betharin (i.e. the&lt;br /&gt;
mountains of the moon, according to Marmol &amp;amp; other old writers near the&lt;br /&gt;
the Sources of the Nile) extant in any Abyssinian language ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Portuguese were long settled at Nanina in Gojam about 12&lt;br /&gt;
miles from the Sources of the Nile. Are their descendants recognizable&lt;br /&gt;
in that country at the present day ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What are the physical particularities of the country which make the&lt;br /&gt;
road to Enarea go nearly westward through Damot &amp;amp; the country of the&lt;br /&gt;
Gonjas to Miné on the Nile, instead of passing through Oleka &amp;amp; South &lt;br /&gt;
of that river. In the country between Miné &amp;amp; Enarea are the Zeytes &amp;amp;&lt;br /&gt;
Xates (shats). The Shoas, Zeytes &amp;amp; Xates, according to Almeyda all speak&lt;br /&gt;
different languages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The King of the Conchas (Gongas or Gonjas) is called Axgagce (?)&lt;br /&gt;
(Bermudez) - The Takazza rises in a place called Axguagua (Almeyda) -&lt;br /&gt;
Is this word a general epithet ? The church of Lalibela are excavated &lt;br /&gt;
in a place called oror. Is not this also a frequent recurring designation ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arab etymologists suppose that the kingdom of Arar (or Hurrur&lt;br /&gt;
as it appears in our maps) is so called from the shrub Arar a kind of&lt;br /&gt;
Juniper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It appears very extraordinary that the nile should have a fall of&lt;br /&gt;
4000 or 5000 feet between its sources in Gojam &amp;amp; Fazoglo. It must run like &lt;br /&gt;
a torrent the greater part of the way. It winds very much in Damot (&lt;br /&gt;
Bermudez). Any information throwing light on this part of its course must&lt;br /&gt;
be very interesting. There is a strange obscurity over the character of the&lt;br /&gt;
western frontier of Abyssinia. Is it an impenetrable forest ? The Arab&lt;br /&gt;
merchants of Sarsar on the Nile below miné probably have some&lt;br /&gt;
knowledge of the interior westward. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Is it worth while to explain the origin of the word Gibberty (or Jabarty).&lt;br /&gt;
Are not the Gibberties the same people who were called by the missionaries &lt;br /&gt;
Ghibetes &amp;amp; Gafats ? Can these names be derived or corrupted from Ifat or Oifat&lt;br /&gt;
or vice versa. (The missionaries wrote both oirague &amp;amp; gurague, the dubious&lt;br /&gt;
articulation being probably the Arabic [arabe])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
May not the province Ogga, Oggy or wedge be identical with edjow or&lt;br /&gt;
yedjan ? if not, They have certainly been often confounded together. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ought not the Sengara of the maps, in Cambate, be read yangara ? if so, &lt;br /&gt;
it is the yer angroo of Pearce. Almeyda mentions the great rivers Euna &amp;amp;&lt;br /&gt;
Zorat in Baly. The fate of the waters flowing eastward from Abyssinia deserves&lt;br /&gt;
to be enquired after. They are probably spent in irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The ancient wells in Axum deserve examination. They are of good&lt;br /&gt;
masonry. Pearce procured some silver coins, probably Greek, found in them &amp;amp; sent&lt;br /&gt;
them to Salt, but they were lost. He heard of inscriptions &amp;amp; sculptures in Tegulet.&lt;br /&gt;
Is the town of Manadely (the muntille of Salt's map) visited by Alvarez, still&lt;br /&gt;
flourishing ? He found there merchants from Barbary : The chief ambas in &lt;br /&gt;
Amhara mentioned by Almeyda are Legot, ambacel, madrekel, Goza, Thebet&lt;br /&gt;
mariam, amba gexen. The inhabitants of Thebet mariam were considered by&lt;br /&gt;
him to be the most civilised of the Abyssinians &amp;amp; to have the greatest number &amp;amp;&lt;br /&gt;
variety of books. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Half way between Enarea &amp;amp; the mouth of the Jube is understood to be&lt;br /&gt;
the town of Gonara, a place of much resort. near the Jube are the nubañ a &lt;br /&gt;
Galla tribe. on the coast the Baguna (or Bajuna). The blacks a long way&lt;br /&gt;
S. b. E. of Kaffa are the [barra ?] &amp;amp; [bocoms ?] &amp;amp; on the furthest limits of the &lt;br /&gt;
Gallas southwards, the chaka. The name Renga, Ruenga, Remga (?)&lt;br /&gt;
ruemia or roeña, Arwaña which gives rise to the designation muca-remga&lt;br /&gt;
(i.e. native of Renga) may perhaps be known to some of the merchants of&lt;br /&gt;
Sarsar or Enarea&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:12998&amp;diff=24765</id>
		<title>13:144:12998</title>
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		<updated>2020-12-02T08:34:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Souays 29 Decembre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mes medicamens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
diachilum 64 bis &lt;br /&gt;
α &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
n°.1. Diachylum : contre les coupures pour en faire un sparadrap. &lt;br /&gt;
n.2. Sulfate de zinc. 4 grains pour 4 onces d'eau pour un collyre. On peut y ajouter 4 gouttes laudanum. &lt;br /&gt;
n°.3. calamel à la vapeur, mis sur un chancre il le fait sécher : avec du beurre et quelques&lt;br /&gt;
gouttes [d? sténo ?] laudanum il forme une pommade anti dartreuse.&lt;br /&gt;
n°. 4. Sulfate de quinine, pris en poudre à la dose de quatre graines (jusqu'à 10 suivant &lt;br /&gt;
[Bruner?], 6 le matin et une d'heure en heure) pour arrêter la fièvre. il faut le prendre une&lt;br /&gt;
heure avant l'accès. ____ n°.5. pierre infernale pour bruler les ulcères.&lt;br /&gt;
n°.5. laudanum de sydenham. quelques gouttes dans un verre d'eau sucrée forment une&lt;br /&gt;
potion calmante. quelques gouttes en friction sur la partie malade calment la douleur. en &lt;br /&gt;
lavement la dose est de douze gouttes. &lt;br /&gt;
n°.6. nitr. d'argent ___ n°.7. huile de crotontiglium une goutte sur du sucre, fonda ensuite&lt;br /&gt;
dans un verre d'eau agit comme purgatif. une goutte enfriction sur la poitrine agit..&lt;br /&gt;
n°.8. cantharides en poudre. une pincée mise sur une pate de farine peut faire un&lt;br /&gt;
vesicatoire et une pincée mélangée avec du beurre fera suppurer le vesicatoire &lt;br /&gt;
formé. [signe ?] n°.9. Emétique. trois grains dans deux verres d'eau pour faire vomir une&lt;br /&gt;
grande personne. en beurre ou graine une once : emetique en poudre, deux gros. mêlez pour &lt;br /&gt;
une pommade : on en frotte la partie sur laquelle on désire faire venir des boutons. &lt;br /&gt;
n°.10. Acetate de plomb ou sel de saturne. pour collyre, deux graines dans quatre onces d'eau et&lt;br /&gt;
quatre gouttes de laudanum. pour l'inflammation des yeux. ___ Pour faire secher les&lt;br /&gt;
plaies ou fortifier un organe qui a reçu un coup, un gros pour huit onces d'eau. &lt;br /&gt;
n°.11. Extrait de belladone. deux grains avec deux grains de sulfate de zinc et un verre d'eau&lt;br /&gt;
forme un bon collyre. Pour une potion contre le flux du sang, extrait de bellad. 4 graines &lt;br /&gt;
sucre une once, eau un demi verre. en prendre une cuillerée toutes les demi-heures. &lt;br /&gt;
n°.12. onguent mercuriel. avec de la charpie pour guérir les chancres. mêlé avec trois parties&lt;br /&gt;
de graisse pour en faire une pommade qui tue la vermine. on en graisse le fer contre la rouille. &lt;br /&gt;
n°.13. Acetate de morphine. un grain dans un verre d'eau sucrée pris par cuillerée à bouche&lt;br /&gt;
forment une potion calmante. 4 grains mêlés avec 4 gros de beurre forment une pommade calm. &lt;br /&gt;
n°.14. sublimé corrosif. un grain dans deux onces d'eau convient dans les maladies veneriennes&lt;br /&gt;
une cuillerée à café le matin et autant le soir. __ deux gros dans 8 onces d'eau servent à &lt;br /&gt;
conserver des pièces d'animaux. en poudre il sert à conserver les peaux. &lt;br /&gt;
n°.15. Copahu. pour la gon chaudepisse il faut le faire prendre quand il y a peu d'irritation&lt;br /&gt;
dans le canal de l'urêtre. gros comme une noix soir &amp;amp; matin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Questions de Géographie Abyssine proposées par W.D. Cooley. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
questions de W.D. Cooley &lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alvarez states that going southwards from Tigré, he entered the Doba country by &lt;br /&gt;
a sudden descent &amp;amp; then found the seasons to differ from those of Tigré &amp;amp; to coincide&lt;br /&gt;
with those of Masuah, that is to say, it was the dry season in the Doba country &lt;br /&gt;
were the towns of Menedely &amp;amp; Corcora, both worth enquiring he ascended &lt;br /&gt;
the same valley to the borders of Amhara : now, it would be curious to know at&lt;br /&gt;
what point in that valley (the basin of the Ancona) may be set the limits of&lt;br /&gt;
the climates of the high &amp;amp; low country &amp;amp; what are the meteorological phenomena &lt;br /&gt;
(want of rain, or occasional showers at all seasons?) characteristic of that&lt;br /&gt;
limitary district. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alvarez describes Shoa to be an open country covered with pools, frequented by&lt;br /&gt;
immense flights of Aquatic fowls. This is a peculiarity of aspect which M. M. &lt;br /&gt;
Combes &amp;amp; Tamisier have failed [ajout] omitted [/ajout] to mention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Considering that Abyssinia has deserts on three sides, the phenomena of the &lt;br /&gt;
rains, winds, etc. in that country deserve particular attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
origine du mot Abyssin. &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Some writers ventured to suppose that the name of Abyssinia is derived&lt;br /&gt;
from that of a certain town in the kingdom of Adel. This notion originated no&lt;br /&gt;
doubt in the name aversia (avéssia?) used by some of the missionaries for Aussa&lt;br /&gt;
that is Aussa gurel or Auça gurel (whence the Anca gurel of Arrowsmith's'&lt;br /&gt;
map) the capital of Adel four days from Zeyla on the road to Fatigar. (NB. the creek or&lt;br /&gt;
inlet at Zeyla is navigable four days up, according to old maps. There is no room to&lt;br /&gt;
doubt that the same name has been variously written Auessia, Aussa, Auça&lt;br /&gt;
(corrupted into Anca. now may we not also suspect with some reason that the &lt;br /&gt;
river Anazo into which the Ancona flows, is no other than the Aùazo i.e. hawash ?&lt;br /&gt;
Is not the Hawash a general name for river. Is there not a second Abay or&lt;br /&gt;
Abawy in the yedjou country ? Poncet, Gobat &amp;amp; Pearce all agree in stating &lt;br /&gt;
that the name Tacazé means terrible &amp;amp; Wolf states that it is a general&lt;br /&gt;
appellation of rivers. May not all parties be in the right ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sasù &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Who were the Sasù mentioned by Cosmas Indicopleustes ? Were they the Zeytes &lt;br /&gt;
or shats ? They were certainly somewhere in the direction of the latter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
η &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Where does the auriferous soil commence ? Bermudes says in the country of&lt;br /&gt;
the Gongas (Gonjas?) bordering on Damot. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is worth while to learn the color of flooded rivers. The red soil which dies &lt;br /&gt;
the Toumet in Fa-zoglo colors most of the rivers of eastern Africa. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ι &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Somâly are perhaps not known in Abyssinia by that name, but&lt;br /&gt;
their habit of dyeing their hair may serve to identify them in description. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pepper &lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Is pepper indigenous in Abyssinia or the neighbouring countries ? Is the&lt;br /&gt;
name which it bears in some of those countries, viz. Berber the root of &lt;br /&gt;
[Piperah ? ], filfil &amp;amp; (NB. the Arabs every where on the coast of Africa &lt;br /&gt;
change&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13005</title>
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		<updated>2020-12-02T08:27:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Notes sur les Races [ethvcôr ?].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
chrétiens du Caire&lt;br /&gt;
78&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Chrétiens de Syrie, dits [Levantens ?] au Caire sont gen.t de belle taille, la&lt;br /&gt;
main grande, le visage replet, le nez aquilin les yeux grands noirs et en poche. &lt;br /&gt;
ils ont les sourcils bien pleins et la moustache belle. ils rasent leur barbe. Le&lt;br /&gt;
portrait n° 2 rend bien le type des femmes. Dans le N°. 3 les yeux ont été agrandis &lt;br /&gt;
pour se rapprocher du type. La tête de ces chrétiens (dont j'ai vu plusieurs lorsqu'ils&lt;br /&gt;
otent leur turban dans l'Eglise) est legèr.t comprimée latéralement, ruse et [decretivité ?]&lt;br /&gt;
étant très developpés. la théosophie est pleine sans être saillante mais la persever. &lt;br /&gt;
est très developpée ainsi que les bosses du derrière de la tête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les Sahou et les Bichary lorsqu'ils entendent parler et veulent indiquer&lt;br /&gt;
qu'ils ont l'esprit attentif, font un petit bruit dans le fond de la gorge. comme&lt;br /&gt;
les Galla les Sahou disent petit sabbat et grand sabbat pour samedi et&lt;br /&gt;
dimanche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Saho qui habitent afta et zoulla ont le teint comme à l'ordinaire, très&lt;br /&gt;
diversifié, mais à ce qu'il me parait plus clair que leurs compatriotes du haut&lt;br /&gt;
samhar. mais ce qui est le plus frappant chez eux c'est une foule de figures qui sauf le&lt;br /&gt;
teint et les cheveux sont completement Europens. cela serait-il une conséquence de&lt;br /&gt;
l'ancienne population Greco-Egyptienne qui a dû habiter Adulis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Somal&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Somal sont presque tous de grande taille, sveltes, très agiles&lt;br /&gt;
à la course, la tête les pieds et les mains petits, les lèvres moins grosses que les&lt;br /&gt;
ouda'el. Ils sont coleres vindicatifs et querelleurs. la sodomie ne leur est &lt;br /&gt;
pas inconnue. Ils sont très fiers de leur généalogie et comptent parfois&lt;br /&gt;
jusqu'à 17 et 20 genérations. Comme Musulmans ils ne sont pas &lt;br /&gt;
fanatiques et sauf Eysa &amp;amp; Gadaboursi ils n'ont pas de forme&lt;br /&gt;
de serment qui les lie car jurer par son père et mettre en même&lt;br /&gt;
tems la main dans un trou en terre avec celle de l'autre contractant&lt;br /&gt;
ne leur suffit pas pour éviter le parjure. Ardens au commerce ils&lt;br /&gt;
sont très aptes à tenter des spéculations nouvelles à ouvrir des routes&lt;br /&gt;
non frayées. Leurs chiens (ceux que j'ai vus) sont misérables, leurs chevaux&lt;br /&gt;
laids mais très durs à la fatigue et capables dit-on, d'aller en un&lt;br /&gt;
jour de Barberah jusque chez les Eyssa. Leurs chameaux sont plus&lt;br /&gt;
beaux que ceux de Mousfawwa' mais ils n'ont pas de dromadaires&lt;br /&gt;
animal qui ne parait pas s'étendre au Sud de cette dernière ville. &lt;br /&gt;
Les Somal parlent d'un voyage de Barberah à Rahauwin&lt;br /&gt;
au delà du Djeb, (40 journées de chameau) comme d'une chose&lt;br /&gt;
très ordinaire. Les Eysa et les Galla leur ferment la porte de l'Abyssinie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les A'far appellés Danakil par les Arabes sont gener.t de taille&lt;br /&gt;
moyenne et petits si on les compare aux Somal Habarawal ou &lt;br /&gt;
Harti. le bas de leur visage est large, leurs lèvres un peu épaisses, la tête &lt;br /&gt;
grosse, le pied plutôt grand que petit, les épaules larges et les membres&lt;br /&gt;
quoique grêles sont cependant plus musclés que ceux de la plupart&lt;br /&gt;
des Ethiopiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des Somal différens que j'ai vus à une année d'intervalle et dont le 1.er parlait&lt;br /&gt;
spontanément m'ont assuré que leurs enfans ne grandissent pas en Arabie et que pour les&lt;br /&gt;
empêcher de mourir il faut les transporter quelque part en Afrique chez les Danakil&lt;br /&gt;
ouda'l ou Somal peu importe. Il y a quelque chose d'analogue pour les enfans des&lt;br /&gt;
Anglais qui ne peuvent grandir dans l'Inde et doivent revenir en Europe jusqu'à 18 ou&lt;br /&gt;
20 ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
cheveux Ethiopiens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les habab et Belaw purs ont des formes de tête europeennes et sont de toutes&lt;br /&gt;
les ractes Ethiopiennes ceux qui ont les cheveux les plus doux. Les leurs tombent en &lt;br /&gt;
boucles frisées comme les cheveux des Abyssins sont presque aussi raides que ceux des Saho. &lt;br /&gt;
Ces derniers imitent toutes les variétés de nos perruques du siècle dernier : il suffit au&lt;br /&gt;
coiffeur de demêler et rouler chaque tresse qui conserve ensuite sa forme pendant des&lt;br /&gt;
semaines entières même quand la tête est mouillée comme je m'en suis assuré en&lt;br /&gt;
observant de jeunes matelots A'far qui s'entêtaient à plonger dans une mer agitée&lt;br /&gt;
pour relever une ancre perdue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dames Abyssines qui ont des prétentions à la beauté ont ce qu'on appelle&lt;br /&gt;
tawgour manta des cheveux jumeaux c'est à dire des cheveux qui se dédoublent &lt;br /&gt;
a l'extremité sont ainsi d'une grande finesse et forment une masse fine et douce au&lt;br /&gt;
toucher : cela existe-t-il dans les autres races. cela arrive chez les dames d'Europe&lt;br /&gt;
quand les cheveux ont besoin d'être rafraichis car dès qu'ils se divisent à l'extrémité ils ne &lt;br /&gt;
croissent plus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des cloux que j'ai eus à Batzé au mois d'Aout en se cicatrisant des traces&lt;br /&gt;
d'un noir très prononcé. Au contraire les blessures que j'ai eues aux pieds même pendant &lt;br /&gt;
long-tems mais sur le daga ont laissé des cicatrices de la&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13303&amp;diff=24762</id>
		<title>13:144:13303</title>
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		<updated>2020-12-01T15:18:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;368 &lt;br /&gt;
Les Gallas&lt;br /&gt;
332&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
le hamza consomme inconnu au N. de la méditerrannée et qui a dû s'y perdre. 1. ani&lt;br /&gt;
est le ni Basque. 2. ptou est le tou de la langue d'Oc et du Latin 3. isa rappelle&lt;br /&gt;
le pronom personnel français sa 3. öchi est le she anglais. 1. pou est le nous &lt;br /&gt;
français ou le nos Latin &amp;amp; Grec et cet n se retrouve aussi en Arabe. Il est inutile ici &lt;br /&gt;
d'ajouter que les Galla aiment à conquérir en emigrant et que tel était le penchant &lt;br /&gt;
national des Gaulois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dieu du fleuve&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous traversions le nil dit ab. goud ; allant de Baso au Goudrou. une mule que&lt;br /&gt;
guidait un Galla à la nage fut emportée par un crocodile. Tout le monde eut peur de&lt;br /&gt;
tenter le passage, jusqu'à ce qu'un fokara prit du café et de l'hydromel et en versa&lt;br /&gt;
un peu dans l'eau pour apaiser le chaykh du fleuve, ya wanz kwolle ajouta-t-il en&lt;br /&gt;
Amharña. Ici se trouvent deux pratiques Romaines 1° la libation pour apaiser un&lt;br /&gt;
Dieu irrité. 2° la croyance qu'il existe un Dieu particulier pour chaque fleuve. Le passage&lt;br /&gt;
eut lieu ensuite sans accident. Les Galla disent pour le Dieu du fleuve&lt;br /&gt;
abönas et les Södama [réserve]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fêtes religieuses&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on ne sait rien de la religion des Galla : Le 25 mai 1842 était la fête de toullou&lt;br /&gt;
habib m.t du Djömma. Ce jour là point de monture et non seulement on ne vendait pas&lt;br /&gt;
du lait mais encore on ne donnait pas du lait aux étrangers dans les maisons de peur que&lt;br /&gt;
toullon habib ne rendit les vaches stériles. Le 25 mai était aussi une fête de&lt;br /&gt;
barhaymanot ou un nom approchant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
gada&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abba bosa me dit que cette année les moudana gouvernent puis viendront&lt;br /&gt;
les kirole, puis les robale puis les börmadji mais il avait l'air de parler vag.t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abba magal me dit dans asandabo que les Galla étaient venus par le &lt;br /&gt;
walagga pays à l'O. de Kafa, pays d'or et d'ivoire et complet daga. Il est en &lt;br /&gt;
effet peu probable que les Galla soient venus en traversant l'ounia par le Waratta&lt;br /&gt;
qui est un obstacle enorme puis qu'ils n'ont pu traverser le Garadjab. Ceci ramène&lt;br /&gt;
l'origine des Galla au haut plateau qui donne sans doute naissance au fleuve&lt;br /&gt;
Blanc et ils auront commencé leurs invasions en suivant les lignes de partage ou&lt;br /&gt;
de faite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Choumi meta, abba bia, un Roi Chrétien envoya demander une femme&lt;br /&gt;
à un roi nègre qui par generosité royale lui en envoya 9, avec recommendation de ne&lt;br /&gt;
pas s'arrêter sous un k'eltou (waska) près d'un lac. Ce néanmoins ces 9 vierges nègres&lt;br /&gt;
y passèrent la nuit devinrent enceintes de Seytan (le diable) et donnèrent naissance&lt;br /&gt;
à neuf garçons les ancêtres des Borana ou nobles Galla. on ne sait les noms de ces neuf&lt;br /&gt;
patriarches. Le nom d'oromo qui s'applique aussi à la religion Galla comprend les&lt;br /&gt;
toumtou, faki etc. c.a.d. les ouvriers ou roturiers de toute espèce. Le nom du &lt;br /&gt;
Borana dans son Dounfata est ilma Galla. Galla est le nom d'un homme et&lt;br /&gt;
comme on prononce le Dounfata avant le combat le nom de Galla fut connu &lt;br /&gt;
partout. Le pays originaire des Galla est walal pays au delà de Wallagga&lt;br /&gt;
par rapport à Goudrou. walal est encore auj. habité par des Galla ui n'ont&lt;br /&gt;
d'autres vêtemens que des peaux de mouton. Les marchands et voyageurs n'y vont&lt;br /&gt;
pas. c'est un daga froid et n'ayant que de petites rivières. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conclusions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'en conclus que Walal est le plateau central Africain où le Nil Blanc&lt;br /&gt;
prend sa source. La petitesse des rivières indique la sommité d'un plateau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rivière awasi coule dans walal. Les Galla n'y ont pas le ver solitaire&lt;br /&gt;
et l'ont pris pour avoir mangé le koso d'un nagous Abyssin qui étant preparé &lt;br /&gt;
avec du beurre et enveloppé dans sa chemise tomba dans l'awasi et fut porté&lt;br /&gt;
jusqu'aux Galla, qui d'abord en voyant sortir le ver crurent que leurs entrailles&lt;br /&gt;
devenaient excremens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Goudrou personne ne travaille à la journée. choumi meta a 50 esclaves au&lt;br /&gt;
moins et 50 paires de bœufs pour les terres qu'il laboure lui-même. Quant à ses&lt;br /&gt;
terres données à des metayers à moitié produit on n'a pas pu m'en dire le nombre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le dounfata des Gallas. Borana ouro, Gallei, dira walal, woya&lt;br /&gt;
gourta, gara gourata, gourata mata, korma saladan gale c.a.d. : noble, brave&lt;br /&gt;
de race, homme (vir) de walal, à toge noire, à cœur noir, à noire tête, est entré avec&lt;br /&gt;
sa corne de taureau. Je demandai à plusieurs reprises si on disait Gallei avec l'accent&lt;br /&gt;
tonique sur [el ?] et on me dit qu'oui. ourou ou ouro signifie brave de race. La mention &lt;br /&gt;
de la toge prouve que ce dounfata est postérieur à la sortie de walal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
six gaada et auj. 4 années de la 7e gada se sont écoulés depuis que les Galla sont&lt;br /&gt;
entrés en Goudrou. J'en conclus que Choumi meta n'est pas né en Goudrou et en effet me&lt;br /&gt;
dit-il je suis né à rare près toullou Habib. mon grand père vint sur l'Abay faire la&lt;br /&gt;
paix avec le nögous d'Abyssinie. C'est donc en 1791 que les Galla se sont emparés du&lt;br /&gt;
Goudrou. Les aborigènes se dispersèrent en sortant du pays de leurs ancêtres mais selon&lt;br /&gt;
C. meta ils n'étaient pas Södama. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
même les esclaves qui ont été admises à la couche de leur maitre ne le nomment&lt;br /&gt;
que par le nom de son cheval. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les 1ers aventuriers de Walal attaquèrent la frontière des Södama ils&lt;br /&gt;
fondirent d'abord sur un troupeau de bœufs. les pasteurs s'enfuirent au village où les &lt;br /&gt;
guerriers södama jouaient au gabbata et leur annoncèrent la venue de&lt;br /&gt;
l'ennemi. les guerriers dirent : où y a-t-il des ennemis ? tant on ignorait l'existence&lt;br /&gt;
des Galla. Ils chassèrent ensuite leurs pasteurs à coups de baton comme menteurs, et&lt;br /&gt;
ils furent tous exterminés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est l'arrivée d'un chotal, d'un dög et d'une toge flattés par l'awasi qui&lt;br /&gt;
eveilla d'abord l'esprit de conquête chez les Galla de Walal&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les roturiers (gǎbbaro) dit [C. ?] meta sont descendus des 30 fils d'Adam : les&lt;br /&gt;
Borana des neuf fils du diable. Il y a 30 fils d'Adany n'est-ce pas. nous disons&lt;br /&gt;
qu'il y en a 3. Et nous disons qu'Adany eut trente enfans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
singularité des moeurs Galla : Dibar frère d'armes et ami de Choumi fut invité chez&lt;br /&gt;
lui et vint tandis qu'il était à faire honneur à un gigot desossé. &amp;quot;Dites-lui que je mange et qu'il &lt;br /&gt;
attende dit Chouali l'un des Galla les plus genereux et hospitaliers. un autre jour il commença à &lt;br /&gt;
manger et son fils nögous agé de 25 ans au moins et père de famille sortit aussitôt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enormes bracelets d'ivoire sont mis à leur place par un homme vigoureux qui&lt;br /&gt;
tire la main bien beurrée et refroidie. ainsi une fois mis on ne les ôte plus. ceux des enfans sont&lt;br /&gt;
brisés quand l'avant bras a grandi assez pour que ces singuliers ornemens les gênent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici la généalogie de choumi meta : raya fils de Seytan. 2 mata. 3 sirba. 4 goudrou.&lt;br /&gt;
5 loya qui est le nom de sa tribu. 6 horro ces six ancêtres vécurent dans le pays de walal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
392&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13299&amp;diff=24761</id>
		<title>13:144:13299</title>
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		<updated>2020-12-01T15:16:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;364&lt;br /&gt;
notices et traditions locales&lt;br /&gt;
291&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yadjou a 3 journées de large c.a.d. comme d'ici à Wahd. maryam. &lt;br /&gt;
il y a peu de collines mais beaucoup de précipices ou de coupures abruptes dans la &lt;br /&gt;
plaine. Les villages sont bien peuplés et les chevaux abondent. Ses frontières sont : Lasta&lt;br /&gt;
raya, wani haymano. La rivière ala separe yadjou du raya et s'en va dans le&lt;br /&gt;
k'walla des Galla. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [raya ?] sont des Galla et parlent orma : ils sont sur les frontières des Ada'l&lt;br /&gt;
et sont musulmans. Le nabira M.t et descente du Wadla vers l'Yadjou sépare ces&lt;br /&gt;
deux provinces. mazala qui est du lasta, est sur la frontière du yadjou et est à 3 heures&lt;br /&gt;
de la source du Takaze. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lac Wöföla hachöngi est dans le Woföla dont le grand hachöngi fait une des&lt;br /&gt;
frontières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tradition Awa en Gojam&lt;br /&gt;
δ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition du Gojam porte que tout ce pays était occupée par une population &lt;br /&gt;
Awa et qu'un Roi du chawa les refoula sur leur pays actuel. J'avais déja prévu&lt;br /&gt;
ceci d'après la prédominance de mots Agaw dans la nomenclature du Gojam ; Il est probable&lt;br /&gt;
que la population actuelle du Gojam provient des descendans des conquérens Chawa. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
traces des hamra en Tögray&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
un moine de Sok'ota me dit à Lalibala que les hamra sont venus de&lt;br /&gt;
Jérusalem avec manilak, ce qui prouve que ces Agaw ont conservé un souvenir&lt;br /&gt;
de leur migration. mais ce moine ajouta que les Tögray vinrent avant les Agaw&lt;br /&gt;
ce qui est contredit par l'asalafi du D. Farès. Cette dernière version est plus probable&lt;br /&gt;
car on trouve des noms de lieux Agaw en Tögray et la langue Tögray et même de Gööz&lt;br /&gt;
offrent des évidences de voisinage ou de mélange avec l'Agaw. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
musulmans Lasta&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de Musulmans dans le Lasta sans que j'aie pu savoir pourquoi. &lt;br /&gt;
l'Yadjou en a beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
maryam &lt;br /&gt;
wöha&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
maryam wöha est une province tout à fait à part selon gwoldja bien qu'on le&lt;br /&gt;
compte parfois comme appartenant au wagara. le taha le separe du wagara, &lt;br /&gt;
un précipice du balasa grañ bar de waynadaga, dargadj d'Ayba. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le même balasa n'appartient pas au bagemödr mais est une province à&lt;br /&gt;
part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
limites du kwara&lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
le Kwara est borné par le Chöufa. du coté de l'alafa par un braha du coté &lt;br /&gt;
des gömdjar où andaba est le district frontier, par un braha du coté des fiyen ou konfat&lt;br /&gt;
où molas et kökraho sont les frontières. La descente de armolöt mène aux&lt;br /&gt;
gömdjar partant du Dambya on entre dans le tagousa puis dans l'alafa puis dans le&lt;br /&gt;
kwara. dangal sépare le kwara du talga. Le Kwara a trois journées de long dans un &lt;br /&gt;
sens et deux dans l'autre. de Fandja à Kwara quatre journées allant très vite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mota Kranio&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mota tire son nom d'un abba mota qui y vivait au milieu du bois d'alors.&lt;br /&gt;
kranio fut fondé par Ras marod qui ne savait quel nom lui donner. quelqu'un &lt;br /&gt;
proposa celui de Kranio qui correspond à calvaire m'a-t-on dit et se trouve dans&lt;br /&gt;
l'evangile. Ras marid donna cinq wakkat d'or à celui qui proposa ce nom. &lt;br /&gt;
Plus tard il emprunta le tarika nagast de tadba maryam et le donna malgré &lt;br /&gt;
leurs réclamations à son kranio. Il s'y trouve une chaise du Caire [arabe]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
maryam wöha&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 182 feux dans maryam wöha ou 819 habitans. une bonne &lt;br /&gt;
partie est auj. fief de l'Aboun. jadis dargadj kahnata samay avait neuf&lt;br /&gt;
taka qui donnaient un wakkat chacun. Gomange a 20 feux de gens à leur &lt;br /&gt;
aise toutes les contributions sont payées en tasari ou soldats logés chez l'habitans. &lt;br /&gt;
Le taka mange la 1/2 de ce qu'il prelève et la loi de l'impot est 5 sels par an &lt;br /&gt;
pour deux feux plus 5 sels par feu. on paie à la S.t Jean c.a.d. au commenc.t &lt;br /&gt;
de l'année. Dans nora il y a 5 maisons franches d'impots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dabra wark' &lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dabra wark' dans le Gojam propre doit sa grandeur à deux moines dont l'un se&lt;br /&gt;
nommait Antoine. Martha femme du Roi Baöda maryam successeur de Zara yaök'ob y&lt;br /&gt;
fut guérie d'un mal chronique qui motiva l'erection de ce couvent en sanctuaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
yawöch&lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
yawöch fut erigé en sanctuaire à l'avènement du Roi Salomon en 1799 c.a.d. en même&lt;br /&gt;
tems que k'ranyo. Avant son avènement Salomon fut guéri par une bouteille d'eau d'yawöch&lt;br /&gt;
et le moine qui l'apporta et qui existe encore refusa un cheval et une mule et demanda qu'au cas &lt;br /&gt;
où le patient parviendrait au trone il erigeât son village en sanctuaire, ce qui fut fait sous le&lt;br /&gt;
patriarche yosab. Salomon avait été averti trois fois en songe de boire de l'eau d'un lieu nommé&lt;br /&gt;
yawöch. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adet et naöder font partie d'öda maryam et sont des k'walla à coté du&lt;br /&gt;
Takaze. adet est le plus N. naöder touche au Tanben.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
emigrés Amara&lt;br /&gt;
ξ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le M.t k'alala se trouve à Gombo et en Bagemödr ce qui tend à prouver que les Agaw&lt;br /&gt;
ont aussi passé dans le grand Damot. Selon une tradition des Amara sont venus s'établir en&lt;br /&gt;
Gombo et y ont transplanté les noms de leur patrie matakal et gozamen qui y &lt;br /&gt;
existent encore. Tout emigré aime à conserver les noms qui lui sont familiers dans sa patrie&lt;br /&gt;
comme dit Virgile, Liv. III à propos des emigrés de la Troade : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
emigrés Galla&lt;br /&gt;
ο&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est evident que les Södama du Damot ont été ou exterminés ou expulsés par&lt;br /&gt;
l'invasion Galla car ceux-ci n'ont rien pris à la langue des Södama qui étaient plus civilisés&lt;br /&gt;
qu'eux et auraient par conséquent nourri une grande influence morale sur leurs conquérans. &lt;br /&gt;
pour preuve que les Galla subissent aisément cette influence, on peut remarquer que ceux que&lt;br /&gt;
le grand yasou etablit dans dönsa, meta ont perdu jusqu'à leur nom et qu'auj. les traditions&lt;br /&gt;
du meta n'en parlent plus. Les emigrés Djawi la plus vaillante tribu des Galla ont bien conservé&lt;br /&gt;
dans le Gojam leur nom et l'usage de plaider le fouet à la main mais ils parlent tous &lt;br /&gt;
Amharña. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a'diabo&lt;br /&gt;
π&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a'diabo qu'on doit peut-être écrire ainsi est borné par le marab, &lt;br /&gt;
samama, ömba ŧezou, malaw faras, söbta qui le separe d'asgöde, dolwal&lt;br /&gt;
desert, et un braha du coté des Barya. sous Yasou (prob.t le&lt;br /&gt;
petit) il donnait 1300 toges. auj. il donne 2300 à 2400. sous yasou il y avait moins de 1/4 toge&lt;br /&gt;
par tête. un homme y. ahad dans rohbayta donna à D. Oubi 500 tan de bled D. Oubi en&lt;br /&gt;
rendit 200. jadis il donnait 60 toges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens de mouszawwa' vont commercer chez les Barya. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
idem&lt;br /&gt;
ρ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a'diabo n'est pas adossé à des montagnes mais est au contraire une plaine&lt;br /&gt;
ouverte : c'est sans doute pour cela que le nödad ou fièvre maligne y est peu&lt;br /&gt;
connu. Le pays est à double pente une vers le takaze et une vers le marab. Les&lt;br /&gt;
musulmans y sont fort nombreux sans que je sache pourquoi. Il [ajout] ne [/ajout] commerce pas auj.&lt;br /&gt;
avec les Barya qui vendent leur ivoire aux gens de mouszawwa' venant par&lt;br /&gt;
Barka'. gabra ahad se battit avec le nabrid en refusant de se lever contre Oubie. on&lt;br /&gt;
appelle k'walla la partie vers les Barga. les cours d'eau et les amba ou collines coupées&lt;br /&gt;
à pic y sont fort nombreux. un seul village est situé sur le marab. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
33 a&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13195&amp;diff=24760</id>
		<title>13:144:13195</title>
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		<updated>2020-12-01T15:04:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;260&lt;br /&gt;
Agriculture 7 mars - 1842&lt;br /&gt;
0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gojam&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon K. Wold du Gojam l'assolement des daga consiste en 1ère année orge 2e&lt;br /&gt;
jachère 3e talba ou noug 4e orge. Dans les Kwalla on alterne le machalla et le &lt;br /&gt;
zangada, sans jachère à cause de la fertilité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
rendement dans yaha&lt;br /&gt;
β&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Hagos de Yaha sema son ŧaf au commencement de hamle et récolta le 20 hödār&lt;br /&gt;
ce qui fait 4 mois et 25 jours environ pour la maturité de ce grain. Il a semé 24 möse &lt;br /&gt;
et a eu 24 madaga c'est à dire 16 pour un ce qu'il regarde comme une récolte moyenne. &lt;br /&gt;
Dans une bonne année il aurait de la même semence 7 à 8 tan m'assure-t-il, ce qui me&lt;br /&gt;
semble énorme, car ce serait 64 pour un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ventes&lt;br /&gt;
γ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est honteux de vendre son patrimoine et on ne le fait que pour le plus presst&lt;br /&gt;
besoin. Dans ce cas là on a vendu 12$ une terre qui donnait 30 madaga, &lt;br /&gt;
c.a.d. environ 3$ par an. on a même vendu à bien meilleur marché selon D. &lt;br /&gt;
Hagos. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
terme de maturité&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. aragawi de Gandabta me dit qu'il a semé son orge en söne le 3e jour du mois&lt;br /&gt;
et a recolté le 1er maskarram. Il sème le ŧaf du 1.er au 5 hamle et on récolte le dernier&lt;br /&gt;
tahsas ou le 1er hödar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ŧaf variétés&lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces ou plutôt variétés de ŧaf qu'il connait sont : 1 tsada 2 tsada tangar.&lt;br /&gt;
3 tsada zazowe 4 ŧaf hagay ou ŧaf rouge d'été 5 k'ayöh ŧaf 6 k'ahöh zazawe&lt;br /&gt;
7 wafoy 8 dabo 9 taf de Gondar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
varietés d'orge&lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d'orge selon lui sont : 1 tsalimo 2 k'ountsabe 3 gounaza 4&lt;br /&gt;
gambara bidjay 5 sormaza 6 dömay 7 söhmay 8 manta agazen gzömas&lt;br /&gt;
taffa&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
variétés de pois chiches&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les variétés de chömböra sont 1 blanc 2 rouge 3 noir. Les trois variétés &lt;br /&gt;
de Dagousa portent les mêmes noms. Celles du zangada sont le blanc, le noir et&lt;br /&gt;
le chaytan zar dont les gens très-pauvres seulement usent après l'avoir pilé&lt;br /&gt;
dans un mortier : il est tantôt rouge, tantôt noir et croit spontanément &lt;br /&gt;
ça et là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id de froment &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les variétés de froment sont 1 tsalim 2 walid 3 adigi 4 gouma 5&lt;br /&gt;
zöban gobay 6 k'arn agazen 7 kwala 8 khanakhana.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id de machala&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les variétés de machala sont : 1 goumbilou 2 aywarda 3 waloya &lt;br /&gt;
4 kodan 5 k'ayöh 6 abalay 7 watsa 8 wanze 9 gzourzoura 10 aŧböch&lt;br /&gt;
11 tsada machala&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
rendement&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon W. arag. toujours, 4 möse de zangada ont donné 12 madaga ou &lt;br /&gt;
48 pour un - pour le ŧaf, 4 möse ont donné 8 madaga bonne année et 4&lt;br /&gt;
année moyenne, ce dernier étant 16 pour un. Le bled froment ne donne que 4 pour&lt;br /&gt;
un. Le bak'ela donne 8 pour un. L'adja, deux p.r un. A Gondar selon tatamke&lt;br /&gt;
12 möse de chimböra ont donné 8 tan ou plus de 85 pour un. ce dernier est nié p. Haylou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id près Axum&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon G. maryam qui a vu plusieurs récoltes dans la fertile province d'öda&lt;br /&gt;
maryam, un madaga de gwaya a donné 17 tan ou 136 pour un. 2 1/2 möse. de ŧaf &lt;br /&gt;
blanc ont donné 5 tan c'est à dire 256 pour un. 3 dourgo de machala aböch ont &lt;br /&gt;
donné 7 madaga ou 148 p. un. trois dourgo de Watza espèce de machala blanc ont&lt;br /&gt;
donné 3 tan et 2 madaga ou 554 pour un. un madaga plus sept möse de&lt;br /&gt;
froment ont donné 7 tan ou 42 pour un. Ceci eut lieu avant la venu d'Oubi car&lt;br /&gt;
depuis il n'y a pas eu de bonne récolte. Ramha dit qu'il ne croit pas [ajout] haylou confirme ceci [/ajout] ces chiffres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
richesses en grain etc&lt;br /&gt;
μ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aita fatha nommé par le Ras W. Sölasie djan gabri ou gardien des fruits&lt;br /&gt;
de ses métayers était assez riche pour défrayer pendant trois jours la suite du Ras et&lt;br /&gt;
celle de Ras gabre. Plus tard il fut pillé par le dadj. G. mikael et l'on entra dans &lt;br /&gt;
sa maison où l'ont détruisit les [gotor ?] remplis de miel : mais l'opération fut si&lt;br /&gt;
longue qu'on n'atteignit même pas la chambre au beurre (ya köbie beyt) qui &lt;br /&gt;
èchappa de cette façon. on lui enleva 500 têtes de bétail et comme on accepta &lt;br /&gt;
sa proposition de les racheter à 2$ par tête, il porta lui-même mille talari le&lt;br /&gt;
lendemain et reprit ses bestiaux. Ses enfans ont dû s'exiler à Sokota sous Oubie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
id en bêtes&lt;br /&gt;
ν&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait un seul propriétaire dans le Göra' lta obligé de fuir avec ses&lt;br /&gt;
troupeaux à qui il naquit en route 180 veaux dans un seul jour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ξ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on mouille les pois chiches avant de les semer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ŧaf &lt;br /&gt;
ο&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En terme moyen le ŧaf du Dambya donne dix pour 1. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dambya&lt;br /&gt;
π&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Dambya l'assolement est triennal. 1° ŧef  2.° pois chiches 3.° machalla. on ne fume jamais&lt;br /&gt;
les terres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
valeur de terres&lt;br /&gt;
ρ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans Kwarata qui est un sanctuaire une petite plantation de café qui donne en&lt;br /&gt;
produit net de 1.5 à 2$ par an a été vendu en 1842 pour 6 $, ou environ le revenu de 4 années. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dambya&lt;br /&gt;
σ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Dambya après la saison des pluies à mesure que l'évaporation des eaux du lac&lt;br /&gt;
découvre de nouvelles terres on les sème de pois chiches. göra beta W. maryam a eu cent quatorze&lt;br /&gt;
pour un en pois chiches et deux cents en dagousa. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ŧaf à Gondar&lt;br /&gt;
τ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
özro le falacha a semé (dans kayla meda à coté de Gondar) son ŧef le 21&lt;br /&gt;
hamle (maryam) et l'a récolté le 27 hödar. il est donc resté en terre 131 jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
orge&lt;br /&gt;
υ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 29 décembre sur le M.t Dourmi on recoltait l'orge. Le 20 janvier à Canko on n'avait &lt;br /&gt;
pas encore récolté le froment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lasta&lt;br /&gt;
φ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à Kwaamba, bougna, on me racontait que l'assolement se compose de 5 années, mais&lt;br /&gt;
le maitre de la maison affirma avoir semé du ŧaf 5 années de suite dans le même champ et&lt;br /&gt;
toujours sans diminution dans les récoltes. Il est vrai que le terrain de ce kwalla est très fertile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Baso &lt;br /&gt;
χ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
un vieillard de Baso me dit qu'en moyenne le ŧaf donne 24 pour 1 ??&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ψ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans presque toute l'Abyssinie les semailles ont lieu en gönbot. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goudrou&lt;br /&gt;
ω&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Goudrou le prix d'une journée de terre, ce que deux bœufs peuvent labourer dans&lt;br /&gt;
une journée, est 1000 sels. Si la terre est sur la frontière et exposée aux incursions des ennemis&lt;br /&gt;
le prix est de 200 sels et descend même jusqu'à 90 pour une journée on retire 80 k'ôrta à 5&lt;br /&gt;
sels chacun ou 400 sels par an de sorte qu'on rentre dans ses fonds ou son capital au bout de&lt;br /&gt;
la 3e année. on mesure la longueur et la largeur de champ lors de la vente mais il n'y a &lt;br /&gt;
[2 a ?]&lt;br /&gt;
pas de mesure fixe et c. meta a achete dernièr.t une terre sans la mesurer du tout.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13175</title>
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		<updated>2020-12-01T15:02:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;240&lt;br /&gt;
loix coutumières&lt;br /&gt;
0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ventes à réméré&lt;br /&gt;
α&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après zanaböch toutes les terres d'adi zarma sont des röst c.a.d. terres&lt;br /&gt;
patrimoniales. c'est une honte de vendre son röst mais quand on l'a fait l'acheteur&lt;br /&gt;
ne peut le revendre sans en prevenir le vendeur primitif qui a toujours la&lt;br /&gt;
faculté de reprendre son patrimoine même en donnant un prix moindre que &lt;br /&gt;
l'étranger. La vente d'un röst est donc legalement une vente à rémeré. &lt;br /&gt;
cependent le réméré ne s'étend pas au delà du deuxième degré. p. ex : &lt;br /&gt;
gabray vend son patrimoine à tasfay qui le revend du consentement&lt;br /&gt;
de gabray à za rafael. Ce dernier voulant vendre à son tour est tenu&lt;br /&gt;
d'en prevenir tasfay mais n'a rien à faire avec gabray car c'est parce &lt;br /&gt;
que la terre est patrimoniale qu'on prévient le dernier vendeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
une autre coutume qui n'existe pas à Adwa a force de loi dans &lt;br /&gt;
le Saraway. Deux frères se partagent leur patrimoine : l'un d'eux veut&lt;br /&gt;
vendre et trouve un acheteur à vingt talaris. son frère a de droit la&lt;br /&gt;
préférence s'il offre le même prix au même 15 ou 12 ou même dix&lt;br /&gt;
$ seulement car, dit la coutume, il est important de conserver &lt;br /&gt;
l'intégrité du patrimoine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lamère de Baynasay vendit sa maison cinquante toges qui&lt;br /&gt;
furent payées. quelques mois après le frère de la vendeuse revint de Gondar&lt;br /&gt;
et à son arrivée à Adwa exigea le remeré qui eut lieu sur la restitution&lt;br /&gt;
du prix. Le frère avait droit d'être consulté sur la vente du &lt;br /&gt;
patrimoine qu'il voulait conserver entier. la vendeuse était veuve. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
témoins acte public&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on a acquis une terre ou rassemblé tous les enfant et on leur donne&lt;br /&gt;
du kollo ou grain roti à manger. Par ce moyen on s'assure des témoins de l'achat&lt;br /&gt;
pour 50 ou 60 années ; car les vieillards diront : j'ai mangé le kollo à la vente de&lt;br /&gt;
tel bien. s'il y a discussion après la mort de tous les témoins oculaires on a recours aux&lt;br /&gt;
temoins auriculaires que s'ils sont d'accord, font loi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
arpentage &lt;br /&gt;
ε&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les champs on emploie les pierres bornes appelées [réserve] et on use&lt;br /&gt;
en outre de mataña pour arpenter mais sans s'inquiéter des surfaces car si la &lt;br /&gt;
péripherie est une figure irrégulière, on s'en tire en établissant les longueurs de plusieurs&lt;br /&gt;
diagonales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
hypothèques &lt;br /&gt;
ζ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le Sarawe on connait le prêt sur hypothèque mais jamais pour une&lt;br /&gt;
somme plus grande que dix $ car personne ne veut prêter davantage. si l'emprunteur &lt;br /&gt;
ne peut passer au terme convenu et ne reussit pas à obtenir une prolongation &lt;br /&gt;
le prêteur laboure et recolte lui-même le champ. mais si l'emprunteur vend en &lt;br /&gt;
l'absence du prêteur qui n'a pas fait opposition avant le paiement, ce dernier&lt;br /&gt;
n'a aucun recours ce qui est un grand défaut dans la coutume. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gojam&lt;br /&gt;
η&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute la terre du Gojam est terre de fief. Quand un homme est trop&lt;br /&gt;
pauvre pour labourer sa terre, son plus proche parent s'en charge et lui donne&lt;br /&gt;
un quart de grain comme droit de propriété. Si un homme meurt sans parens &lt;br /&gt;
son fief revient de droit à son seigneur. Dans le Gojam il n'y a pas de ventes de biens&lt;br /&gt;
fonds. une petite portion du Sarawe consiste en röst&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
hypothèques &lt;br /&gt;
θ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. hagos de Yaha me dit que si le preteur sur hypothèque forme&lt;br /&gt;
recours contre l'acheteur du bien hypothéqué ce dernier le paie puis forme son&lt;br /&gt;
recours contre le vendeur de mauvaise fois&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fiefs d'eglise&lt;br /&gt;
ι&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les fiefs d'une Eglise sont héréditaires et s'ils tombent en quenouille la&lt;br /&gt;
femme donne la 1/2 du produit de son fief à un dabtara ou chantre qui&lt;br /&gt;
officie pour le fief.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fiefs dans Yaha&lt;br /&gt;
κ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans Yaha le propriétaire d'un fief qui ne peut le labourer faute de &lt;br /&gt;
moyens est obligé de le ceder à son plus proche parent qui lui donne la moitié&lt;br /&gt;
du produit moins la semence. Au bout de deux récoltes le feudataire doit &lt;br /&gt;
semer lui-même ou céder tout à fait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on ne peut deshériter son enfant même naturel ou adulterin mais on&lt;br /&gt;
peut avantager l'un des enfans ce qu'on nomme goümat. La mère d'un &lt;br /&gt;
enfant adultérin nomme son père après la mort du mari seulement, et &lt;br /&gt;
sous sentence d'excommunication si elle ment. C'est la mère d'un enfant&lt;br /&gt;
naturel qui a seule droit de nommer son père. les enfans naturels&lt;br /&gt;
partagent également avec les enfans légitimes. L'adoption par la mammelle&lt;br /&gt;
a seulement force à l'ouest du Takaze. à l'Est il equivaut simplement à&lt;br /&gt;
une demande de protection. La mère de D. Echeto musulmane convertie et femme&lt;br /&gt;
d'un prêtre déclara après sa mort que le père de cet enfant était D. Oubi : celui-ci&lt;br /&gt;
fit administrer le serment et reçut ensuite l'enfant adultérin comme son&lt;br /&gt;
fils, le nomma dadjazmat etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 juillet. Auj. dans le dadj salam de l'eglise d'abounde abi özgi on m'a dit &lt;br /&gt;
que le mahbar se compose de douze officiers. 1.° Alaka un gouverneur de toute l'eglise.&lt;br /&gt;
2.° marigeta qui remplace l'Alaka en son absence. 3.° zöösadabr ou remplaçant &lt;br /&gt;
du n.°2 3. kañ geta 4 gera geta ces deux gouvernent de l'intérieur de l'eglise 5.° beyt&lt;br /&gt;
tabbak'i geta surveille les portiers et les degradations dans les murailles etc 6. &lt;br /&gt;
deuxième du même titre. 7 et 8 deux ömfömot) qui règlent le service et le tour de&lt;br /&gt;
role des prêtres et dabtara. ces deux-ci n'ont pas droit de juger. 9 et 10 k'añ et&lt;br /&gt;
gera matane qui gouvernent la mangeaille, reçoivent de droit dix pains et un &lt;br /&gt;
madaga de bière à chaque tazkar et convoquent le mahbar d'après l'ordre de&lt;br /&gt;
l'alaka ou de son représentant. Tous les fonctionnaires ci-dessus sont dabtara. 11&lt;br /&gt;
gabaz prêtre qui fait rentrer et conserve les contributions. 12 ök'a beyt qui&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13176&amp;diff=24758</id>
		<title>13:144:13176</title>
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		<updated>2020-12-01T15:01:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;loix coutumières&lt;br /&gt;
241&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
est le conservateur du trésor de l'Eglise et des depots qu'on lui confies 13 trahfi&lt;br /&gt;
töözaz qui écrit et conserve les contrats d'achat et de vente intéressant l'Eglise. Ces&lt;br /&gt;
trois derniers n'ont pas droit de juger. Dans les contestations entre gens d'eglise&lt;br /&gt;
le juge ordinaire est l'agafari ou portier de l'alata bien qu'il n'ait pas droit de &lt;br /&gt;
présence au chapitre et ses jugemens sont sans appels sauf devant le lik'a matan&lt;br /&gt;
ou lik' protecteur de l'Eglise. Il n'existe pas de röösǎ dabr dans les églises rurares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
successions &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage après decès a lieu sans distinction de sexe dans le pays Amharña : frères et&lt;br /&gt;
sœurs ont les mêmes droits. si une sœur a reçu une dot lors du vivant de son père et pour son&lt;br /&gt;
mariage cette dot est regardée comme avancement d'hoirie et elle prend part au partage pour&lt;br /&gt;
ce qui lui reste à compléter une part prenante aux biens appartenant à son père lors du decès&lt;br /&gt;
de celui-ci. un enfant adultérin même élevé chez le mari de sa mère n'a aucun droit à moins &lt;br /&gt;
que ce dernier ne l'institue coheritier expressement et par testament. Le père a le droit de &lt;br /&gt;
desheriter même en tout et pour tout : il peut par conséquent avantager un enfant à son gré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on teste en présence de son père confesseur et oralement : on peut y joindre un ou &lt;br /&gt;
plusieurs anciens : mais le témoignage du confesseur est regardé comme suffisant et il n'est pas&lt;br /&gt;
obligé de garder le secret sur ce point. le lék'a kahnat de Gondar se trouvait très-mal &lt;br /&gt;
d'un erysipèle à la tête fit son testament et guerit ensuite mais son testament étant&lt;br /&gt;
devenu public il perdit plusieurs [amis ?] qui avaient de larges espérances sur son succession.&lt;br /&gt;
Lik'atkou fit écrire sur des billets separés de parchemin et sans adresse ses dispositions&lt;br /&gt;
testamentaires adressées aux personnes qui lui devaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
assassinat&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le procès pour meurtre ou blessures ne peut être intenté que par le plus proche parent&lt;br /&gt;
du mort ou par le blessé. Ainsi quand l'alaka de tsyon à Adwa tua sa fille le dammaña&lt;br /&gt;
était la mère de la victime qui étant en puissance de mari ne put pas poursuivre ce dernier.&lt;br /&gt;
De même un jeune homme ayant tué son frère, le père était le dammaña mais ne poursuivit &lt;br /&gt;
89 ι&lt;br /&gt;
pas afin de ne pas se priver de son dernier fils car à moins d'être homme d'eglise on n'a aucune&lt;br /&gt;
sécurité pour l'avenir si l'on n'a pas d'enfans. La religieuse qui vint avec moi de Suez tua&lt;br /&gt;
en l'étranglant son enfant adultérin pour ne pas rompre avec son mari et comme le&lt;br /&gt;
père n'était pas connu il n'y avait pas de dammaña. c'est ce dernier seul qui tue de&lt;br /&gt;
sa main le meurtrier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
un despotisme tout pur ne peut jamais long-tems exister, sans des institutions ou coutumes qui&lt;br /&gt;
par le principe d'heredité ou par celui d'élection garantissent ou la sureté de propriétés ou la &lt;br /&gt;
levée des imports qui met la propriété foncière en contact avec le Roi. or le gouvernement de l'Abyssinie&lt;br /&gt;
est despotique, même depuis la chute de la Royauté : d'un autre coté les taka sont hereditaires et &lt;br /&gt;
tellement à l'abri de l'arbitraire Royal qu'ils ont donné lieu à l'axiome juridique : samay&lt;br /&gt;
ba tarak'ou mödr ba tak'a. (le ciel par la Lune la terre par le taka) Le taka est de&lt;br /&gt;
tems immémorial héreditaire. s'il meurt sans posterité male sa fille succède et le mari&lt;br /&gt;
de cette fille exerce les fonctions de tak'a du chef de sa femme. Les enfans de cette fille succèdent&lt;br /&gt;
ensuite. A defaut d'enfans le plus moche parent male succède ou si l'heritier du Tak'anat&lt;br /&gt;
est trop jeune un autre gère par interim jusqu'a ce qu'il atteigne l'age de raison.&lt;br /&gt;
si un tak'a par suite des&lt;br /&gt;
malheurs si fréquens en Abyssinie est obligé de quitter le pays avec toute sa famille, le&lt;br /&gt;
choum ou chef nommé par le Roi, désigne (agar waddo) [du ?] consentement du pays, un &lt;br /&gt;
autre taka mais si le tak'a primitif ou son heritier revient il a le droit&lt;br /&gt;
de reprendre son tak'anat. L'institution du tak'a est tellement enracinée dans le pays&lt;br /&gt;
qu'il n'est pas admis que le Roi puisse le destituer, même en cas de prévarication grave&lt;br /&gt;
car sa personne ou ses biens sont passibles dit-on et non son office qui ne peut être separée&lt;br /&gt;
parce qu'elle tient à sa famille dont aucune puissance ne saurait le détacher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a dans le Dambya du moins un tak'a par paroisse (ba dabr) et il est le&lt;br /&gt;
chef immediatement soumis au malkaña (de malaka gouverner) qui représente le&lt;br /&gt;
choum et demeure dans la même paroisse. Le choum est nommé par le Roi (c.a.d. auj.&lt;br /&gt;
par le Ras ou le dadjazmat) et est revocable à volonté. La fonction principale du taka&lt;br /&gt;
est de percevoir les contributions, d'y prendre sa part et de les verser dans les mains&lt;br /&gt;
du choum ou malkaña. C'est lui qui donne ordre de percevoir une contribution de &lt;br /&gt;
guerre ou fortuite comme par exemple de fournir le repas d'un voyageur etc. et en &lt;br /&gt;
son absence temporaire sa femme ou son enfant donne cet ordre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le kwadari est le plus petit officier de la municipalité et est aux ordres du taka&lt;br /&gt;
son office aussi est hereditaire: c'est lui qui fait les proclamations et va requerir de porte&lt;br /&gt;
en porte. par ex. si le choum veut faire labourer un koudad ou terrain banal il&lt;br /&gt;
s'adresse au malkaña qui previent le taka et celui-ci donne ordre au kwadari&lt;br /&gt;
d'aller de porte en porte requérir les bœufs de labour. En Tögray près Adwa le&lt;br /&gt;
kwadari [illisible] un möse (deux litres) de grain ar feu et annuellement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un propriétaire aisé demeure dans le village il est ordin.t ya ayar alaka mais il&lt;br /&gt;
craint le taka et s'étudie ordinairement à se l'attacher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le taka part pour l'exil (sadat) on l'empêche, on l'aide en cas de pauvreté c.a.d. les&lt;br /&gt;
villageois croient n'avoir plus d'organisation s'il part et s'il s'en va c'est à la dérobée à moins que&lt;br /&gt;
le village ne soit abandonné (agar tafata) malheur commun en Abyssinie surtout dans le &lt;br /&gt;
pays Amharña. Le taka s'il est nommé choum par le Roi, cumule les deux fonctions et si&lt;br /&gt;
le choum réside il peut très-bien se passer de malkaña dont l'office n'est pas obligatoire.&lt;br /&gt;
si le fils d'un taka défunt est trop jeune, sa veuve nomme un taka par interim : à défaut de&lt;br /&gt;
veuve le plus proche parent de sa femme nomme ou gère lui-même. Il n'y a pas d'epoque&lt;br /&gt;
fixée pour que l'orphelin entre en office la maxime étant kaamara ka awdeka c.a.i. &lt;br /&gt;
dès que sa raison est assez mure il entre en office sur sa demande ainsi un enfant &lt;br /&gt;
précoce ira à 11 ou 12 ans faire sa demande au choum et reçoit l'investiture de ses&lt;br /&gt;
ancètres. Comme le taka ne peut quitter le pays au su de ses administrés il n'a pas le&lt;br /&gt;
droit de nommer un intérim en cas d'absence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Choum, le malkaña, le taka et le kwadari mangent chacun leur quotepart des contrib.&lt;br /&gt;
qu'ils prélèvent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
vente d'immeubles&lt;br /&gt;
λ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 à Gondar et dans les environs il n'y a pas de kollo ou grain roti donné aux enfans lors d'une&lt;br /&gt;
vente d'immeuble. si c'est un rim ou fief écclésiastique on enregistre la vente par un dabdabi ou&lt;br /&gt;
déclaration écrite ordinairement dans le Sönkösar ou livre des vies des Saints. Cet enregistrement se&lt;br /&gt;
fait en présence du Lik'a matön ou Lik' ecclesiastique et par les soins du alaka qui perçoit alors&lt;br /&gt;
six amolé. l'écrivain qui est le 1.er trouvé perçoit trois amole et ces deux sont témoins. s'il y avait&lt;br /&gt;
fraude ou surcharge de la part de l'ecrivain consentie par le Lik' et l'alka, leur dabdabi&lt;br /&gt;
43 a&lt;br /&gt;
ou titre serait rectifié en justice d'après le temoignage oral de ceux qui ont entendu dire que&lt;br /&gt;
la route a été faite pour tel prix et surtout d'après le témoignage de gens de bien qui&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
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		<title>13:144:13152</title>
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		<updated>2020-12-01T14:38:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;216&lt;br /&gt;
Journal ♀ 15 octobre&lt;br /&gt;
217&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voyage à K’ayak’or&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Repartis de ba’raza à [ajout] 7 ? [/ajout] 8h5 (avant le jour) ; 10h5 mamba dernier point qu’atteignent&lt;br /&gt;
les chameaux chargés quoique ceux qui paissent aillent jusqu’à K’ayak’or. 10.6 depart et&lt;br /&gt;
1° forte montée ; 11h0 faite ; 11h1 montée ; 11h25 bas d’une descente assez abrupte. 11h75 halte à&lt;br /&gt;
oumba mamba source dans le lit du torrent ; 11h8 depart ; 0h2 gala’sa petit vallon&lt;br /&gt;
triangulaire circonscrit par les collines ; 0h9 haut d’une longue montée ; 1h6 halte ; 1h7 marche&lt;br /&gt;
2h0 a’di rasou, lieu desert et petite source sortant du rocher ; 2h2 halte sous&lt;br /&gt;
un bel arbre près de q.q. palmiers : déjeuner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6h9 depart et longue route ; 8h0 arrivé à dig Saho d’où 33°&lt;br /&gt;
à la boussole dans la direction du Mt bizen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
partis le ♀ 15 à 6h4 long-tems avant l’étoile du matin ; 9h1 tcha’ytou ; 10h4 halte&lt;br /&gt;
10.5 depart 10.7 k’ayakor. Ce matin nous avons marché très vite et tout cette &lt;br /&gt;
route depuis waynôgous a été faite promptement : j’avais un guide et deux domestiques&lt;br /&gt;
seulement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis de K’ayak’or le ☾ 18 octobre à 5h6 ; 6h0 à droite Kor zöbi colline isolée de roches à&lt;br /&gt;
droite, laissé à gauche quand nous entrons à K’ayak’or. La route que nous suivons se nomme&lt;br /&gt;
Salk’at ; arâhto est le nom de la colline sur laquelle est K’ayak’or : Mt Arug est derrière Sasaḥ;&lt;br /&gt;
6.5 halte ; 6.6 marche ; 7.3 dispute parce que nous voulions traverser les derniers champs de blé&lt;br /&gt;
que nous avions foulés jusqu’ici. 7.6 depart ; 7.8 halte à dig Saho, où nous passames&lt;br /&gt;
la nuit avec les vaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis le ♂ 19 octobre à 8.7 ; 8.9 halte ; (8.8 petit ruisseau de ga’dan dans le lit d’un&lt;br /&gt;
torrent) 9.0 marche ; 10.0 halte à un autre dig pour boire du lait ; 0h9 depart ; 1h2 faite&lt;br /&gt;
? d’une montée où une femme fut violée ; 1h4 fond de la montée ; 1h6 day dora roche large &lt;br /&gt;
et bas où il y a de l’eau en hiver. 2h0 halte près des tombeaux ; 2h2 marche en descendant&lt;br /&gt;
sur la rive droite du lit de torrent. 2h9, 346° à la boussole sur le col en deça de Bizen.&lt;br /&gt;
nous entrons dans le lit: 3.5 nous le quittons pour monter à gauche afin d’éviter un&lt;br /&gt;
détour à droite. 3.7 plusieurs baobab ([Oina?]) dans le lit où nous entrons. 3h9 eau ; 4h1 halte&lt;br /&gt;
à la même eau plus haut mais plus bas que la halte de l’an dernier. l’eau denomme &lt;br /&gt;
köla’ot ; nous y mangeons. la verdure et les arbres sont magnifiques ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
repartis à 6h3 ; 6h6 montée ; 7.6 halte dans le col à l’entrée de la vallée de mogat&lt;br /&gt;
qui court à peu près N. et S. 7h7 depart ; 8h4 halte dans le premier dig de mogat après avoir&lt;br /&gt;
laissé à gauche le mt Bizen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis à pied le ☿ 20 octobre à 10h8 ; 11h0 montée ; 11h7 halte ; 11h8 depart ; plus tard&lt;br /&gt;
repos de 20 minutes en deux fois. Paturages de zala (!!!) 11h2 eau de hörrayto dans&lt;br /&gt;
le lit d’un torrent ephemère. 1h75 halte ; 2h05 marche ; 2h3 halte à la jolie source (en&lt;br /&gt;
coupe) de Debela a’ba’ ; 2h7 marche ; 3h2 halte ; 3h5 marche ; 4h0 entrés au monastère de&lt;br /&gt;
Bizen où j’écrit ceci. Auj. j’ai dû marcher pieds nus ce qui m’a gêné beaucoup.&lt;br /&gt;
Si ma mule était mulet elle m’aurait servi mais rien de femelle ne peut vivre dans &lt;br /&gt;
l’enceinte du monastère pas même la femelle d’une mouche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous le porche de l’eglise ma boussole n’oscillait pas du tout ce qui me fait croire qu’il&lt;br /&gt;
y a du fer enseveli dessous. A vue d’œil l’axe principal de l’Eglise est orienté E. et O. ce qui&lt;br /&gt;
joint à sa forme d’un carré long prouve assez que c’est l’ouvrage d’un Européen accoutumé&lt;br /&gt;
à voir les eglises orientées vers Jerusalem. Le corridor qui regne autour de l’Eglise est etroit&lt;br /&gt;
et du coté du N. en partie encombré par les debris des deux murs. de ce coté le mur du&lt;br /&gt;
sanctuaire a été grossièrement refait en partie mais avec de la boue et l’on a&lt;br /&gt;
totalement negligé de reparer le toit qui est tombé en dedans et cause la ruine des &lt;br /&gt;
murs. Dans le corridor du coté du Sud, il y a deux petit tas de grosses pierres, peut-&lt;br /&gt;
-être des tombeaux. Le mur du sanctuaire est en partie recrepi au mortier evidemment&lt;br /&gt;
un ouvrage antique ce qui contredit l’assertion de G. Mariam d’après un moine&lt;br /&gt;
du lieu, savoir : que l’ancienne église était dans l’espace vide en allant de&lt;br /&gt;
l’Eglise actuelle vers l’Ouest au trésor (ökabeyt). D’ailleurs on voit encore des&lt;br /&gt;
poutrelles horizontales qui font partie intégrante des murs et dont les surfaces&lt;br /&gt;
exterieures sont complement charbonnées. le sanctuaire ne présente à &lt;br /&gt;
l’intérieur rien de remarquable sinon trois arches surbaissées sur leur piliers de&lt;br /&gt;
bois, le tout assez bien travaillé pour me faire douter qu’elles appartiennent à la&lt;br /&gt;
dernière réparation. Il y a une trentaine de livres sur parchemin dans un triste &lt;br /&gt;
état de conservation et la plupart déposés pêle mêle dans le fond d’un parallelepipede&lt;br /&gt;
squelette qui contient contient une peinture sur toile non fixe au cadre et représentant&lt;br /&gt;
la T.S. Vierge tenant l’enfant Dieu Sur Son bras gauche. Les bords de la toile sont&lt;br /&gt;
detruits et l’on n’y peut découvrir aucune inscription. Deux planches formant&lt;br /&gt;
chacune un carré très alongé contiennent des peintures dont les grosses couches&lt;br /&gt;
se delitent vers les bords. L’une représentant le Dieu crucifié avec les Saintes femmes&lt;br /&gt;
au bas et deux anges de chaque coté : la croix porte l’inscription INRI preuve &lt;br /&gt;
d’origine Europeenne. l’autre planche présente une figure attachée par les cordes&lt;br /&gt;
à une poutrelle et les pieds alongés et liés ensemble : une inscription Ethiopienne&lt;br /&gt;
près la tête mentionne le genre de supplice sans dire qui c’est. J’ai oublié&lt;br /&gt;
la figure du milieu mais la 3e celle d’en bas représente un personnage dont&lt;br /&gt;
la coiffure rappelle la mitre ou la tiare de l’occident. Toutes ces peintures sont&lt;br /&gt;
d’un faible style.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous passames la nuit dans la boulangerie au N. de l’Eglise. C’est une&lt;br /&gt;
hutte à porte très basse et batie en croix comme les beaux aderach d’Abyssinie.&lt;br /&gt;
le toit est parfaitement entretenu et fait honte à la mince couche de chaume qui&lt;br /&gt;
laisse tomber la pluie dans le sanctuaire de l’Eglise. Nous y trouvames des&lt;br /&gt;
plats de paille coupee, du bois de chauffage et un foyer en boue seche. chose&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>13:144:13005</title>
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		<updated>2020-12-01T12:04:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Notes sur les Races [ethvcôr ?].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
chrétiens du Caire&lt;br /&gt;
78&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Chrétiens de Syrie, dits [Levantens ?] au Caire sont gen.t de belle taille, la&lt;br /&gt;
main grande, le visage replet, le nez aquilin les yeux grands noirs et en poche. &lt;br /&gt;
ils ont les sourcils bien pleins et la moustache belle. ils rasent leur barbe. Le&lt;br /&gt;
portrait n° 2 rend bien le type des femmes. Dans le N°. 3 les yeux ont été agrandis &lt;br /&gt;
pour se rapprocher du type. La tête de ces chrétiens (dont j'ai vu plusieurs lorsqu'ils&lt;br /&gt;
otent leur turban dans l'Eglise) est legèr.t comprimée latéralement, ruse et [decretivité ?]&lt;br /&gt;
étant très developpés. la théosophie est pleine sans être saillante mais la persever. &lt;br /&gt;
est très developpée ainsi que les bosses du derrière de la tête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les Sahou et les Bichary lorsqu'ils entendent parler et veulent indiquer&lt;br /&gt;
qu'ils ont l'esprit attentif, font un petit bruit dans le fond de la gorge. comme&lt;br /&gt;
les Galla les Sahou disent petit sabbat et grand sabbat pour samedi et&lt;br /&gt;
dimanche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Saho qui habitent afta et zoulla ont le teint comme à l'ordinaire, très&lt;br /&gt;
diversifié, mais à ce qu'il me parait plus clair que leurs compatriotes du haut&lt;br /&gt;
samhar. mais ce qui est le plus frappant chez eux c'est une foule de figures qui sauf le&lt;br /&gt;
teint et les cheveux sont completement Europens. cela serait-il une conséquence de&lt;br /&gt;
l'ancienne population Greco-Egyptienne qui a dû habiter Adulis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Somal&lt;br /&gt;
δ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Somal sont presque tous de grande taille, sveltes, très agiles&lt;br /&gt;
à la course, la tête les pieds et les mains petits, les lèvres moins grosses que les&lt;br /&gt;
ouda'el. Ils sont coleres vindicatifs et querelleurs. la sodomie ne leur est &lt;br /&gt;
pas inconnue. Ils sont très fiers de leur généalogie et comptent parfois&lt;br /&gt;
jusqu'à 17 et 20 genérations. Comme Musulmans ils ne sont pas &lt;br /&gt;
fanatiques et sauf Eysa &amp;amp; Gadaboursi ils n'ont pas de forme&lt;br /&gt;
de serment qui les lie car jurer par son père et mettre en même&lt;br /&gt;
tems la main dans un trou en terre avec celle de l'autre contractant&lt;br /&gt;
ne leur suffit pas pour éviter le parjure. Ardens au commerce ils&lt;br /&gt;
sont très aptes à tenter des spéculations nouvelles à ouvrir des routes&lt;br /&gt;
non frayées. Leurs chiens (ceux que j'ai vus) sont misérables, leurs chevaux&lt;br /&gt;
laids mais très durs à la fatigue et capables dit-on, d'aller en un&lt;br /&gt;
jour de Barberah jusque chez les Eyssa. Leurs chameaux sont plus&lt;br /&gt;
beaux que ceux de Mousfawwa' mais ils n'ont pas de dromadaires&lt;br /&gt;
animal qui ne parait pas s'étendre au Sud de cette dernière ville. &lt;br /&gt;
Les Somal parlent d'un voyage de Barberah à Rahauwin&lt;br /&gt;
au delà du Djeb, (40 journées de chameau) comme d'une chose&lt;br /&gt;
très ordinaire. Les Eysa et les Galla leur ferment la porte de l'Abyssinie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les A'far appellés Danakil par les Arabes sont gener.t de taille&lt;br /&gt;
moyenne et petits si on les compare aux Somal Habarawal ou &lt;br /&gt;
Harti. le bas de leur visage est large, leurs lèvres un peu épaisses, la tête &lt;br /&gt;
grosse, le pied plutôt grand que petit, les épaules larges et les membres&lt;br /&gt;
quoique grêles sont cependant plus musclés que ceux de la plupart&lt;br /&gt;
des Ethiopiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des Somal différens que j'ai vus à une année d'intervalle et dont le 1.er parlait&lt;br /&gt;
spontanément m'ont assuré que leurs enfans ne grandissent pas en Arabie et que pour les&lt;br /&gt;
empêcher de mourir il faut les transporter quelque part en Afrique chez les Danakil&lt;br /&gt;
ouda'l ou Somal peu importe. Il y a quelque chose d'analogue pour les enfans des&lt;br /&gt;
Anglais qui ne peuvent grandir dans l'Inde et doivent revenir en Europe jusqu'à 18 ou&lt;br /&gt;
20 ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
cheveux Ethiopiens&lt;br /&gt;
Les habab et Belaw purs ont des formes de tête europeennes et sont de toutes&lt;br /&gt;
les ractes Ethiopiennes ceux qui ont les cheveux les plus doux. Les leurs tombent en &lt;br /&gt;
boucles frisées comme les cheveux des Abyssins sont presque aussi raides que ceux des Saho. &lt;br /&gt;
Ces derniers imitent toutes les variétés de nos perruques du siècle dernier : il suffit au&lt;br /&gt;
coiffeur de demêler et rouler chaque tresse qui conserve ensuite sa forme pendant des&lt;br /&gt;
semaines entières même quand la tête est mouillée comme je m'en suis assuré en&lt;br /&gt;
observant de jeunes matelots A'far qui s'entêtaient à plonger dans une mer agitée&lt;br /&gt;
pour relever une ancre perdue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dames Abyssines qui ont des prétentions à la beauté ont ce qu'on appelle&lt;br /&gt;
tawgour manta des cheveux jumeaux c'est à dire des cheveux qui se dédoublent &lt;br /&gt;
a l'extremité sont ainsi d'une grande finesse et forment une masse fine et douce au&lt;br /&gt;
toucher : cela existe-t-il dans les autres races. cela arrive chez les dames d'Europe&lt;br /&gt;
quand les cheveux ont besoin d'être rafraichis car dès qu'ils se divisent à l'extrémité ils ne &lt;br /&gt;
croissent plus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des [cloix ?] que j'ai eus à Batzé au mois d'Aout en se cicatrisant des traces&lt;br /&gt;
d'un noir très prononcé. Au contraire les blessures que j'ai eues aux pieds même pendant &lt;br /&gt;
long-tems mais sur le daga ont laissé des cicatrices de la&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13214&amp;diff=24751</id>
		<title>13:144:13214</title>
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		<updated>2020-12-01T11:49:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Journal 1er juin 1842&lt;br /&gt;
279&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
deux portes. Le sanctuaire n'a rien de remarquable et le tabot ou pierre&lt;br /&gt;
consacrée est portée comme à l'ordinaire sur une espèce de chaise à 4 pieds&lt;br /&gt;
et plus haute qu'un homme. Près delà sur un siège est une peinture Européenne. &lt;br /&gt;
le sanctuaire a deux portes. L'adytus en a 4. Ce qu'il y a de plus remarquable&lt;br /&gt;
dans l'édifice c'est l'abondance de colonnes à section carrée ou carré à pans&lt;br /&gt;
coupés qui sont en bois. Leurs chapiteaux sont très variés et parfois&lt;br /&gt;
[croquis] semblent porter les traces d'anciennes dorures. Les chapiteaux &lt;br /&gt;
supportent des poutres horizontales dont q.q. unes ont plus d'une&lt;br /&gt;
coulée d'épaisseur : que dessus viennent deux rangées de demi cilindres&lt;br /&gt;
en bas relief espacés et rangés verticalement. [croquis] tout cet&lt;br /&gt;
ensemble donne à l'entablure une physionomie lourde, rude&lt;br /&gt;
antique et Egyptienne. En deux endroits il y a en outre&lt;br /&gt;
[croquis] quatre clous saillans en bois bien plus pointus que&lt;br /&gt;
le profil ci-contre et dont on voit plus bas la projection &lt;br /&gt;
horizontale. Leur effet est fort étrange. Dans l'adytus et près de la&lt;br /&gt;
[croquis] porte qui mène par le travers du corridor au sanctuaire est un petit&lt;br /&gt;
dome en bois avec un röösa k'amar comme dans les adarach du &lt;br /&gt;
pays. Une partie des murs intérieurs est batie de pierres de taille mais en &lt;br /&gt;
general on a employé un genre de construction qui a dû exister à Bizan&lt;br /&gt;
et où l'on encastre dans le mur de boue extérieurement et horizontal.t&lt;br /&gt;
des poutrelles qui lient les élémens des murailles. pour empêcher que ces&lt;br /&gt;
poutrelles ne tombent dehors on a mis des [croquis]&lt;br /&gt;
liens de bois perpendiculaires au plan du mur dont les extremités intérieures&lt;br /&gt;
sont noyées dans le mur et dont les têtes saillantes de près d'un&lt;br /&gt;
décimètre retiennent par le menton les poutrelles susdites. Cestêtes sont nommées&lt;br /&gt;
têtes de singe (röösa höbay) dans la description de l'ancienne Eglise d'Axum&lt;br /&gt;
et l'on peut en conclure que cette Eglise était complètement sur le plan de&lt;br /&gt;
celle d'Abba Garima laquelle selon la tradition ne fut pas brulée par Grañ ce&lt;br /&gt;
qui ces derniers faits rendent assez croyable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A coté de l'Eglise, au Nord est l'entrée d'une petite caverne dans le grès blanc&lt;br /&gt;
où Abba Garima aurait vécu. elle est partiellement au dessous de l'edifice&lt;br /&gt;
et ne contient rien de remarquable sauf des ornemens et des fragmens de &lt;br /&gt;
vieux livres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous allames ensuite à l'ök'a beyt dont l'intérieur est aussi noir que&lt;br /&gt;
celui d'une cave. on en tira success.t un calice descendu du ciel dit-on dont le&lt;br /&gt;
pied enlevé par un voleur a été remplacé par un pied d'argent. Le dessus est en cuivre&lt;br /&gt;
et est couvert de dessins au trait avec des inscriptions en caractères anciens. du dedans&lt;br /&gt;
sont les 4 évangelistes avec leurs emblèmes et N.S. au centre. Au dehors les&lt;br /&gt;
12 prophètes avec leurs noms. Ci contre est le croquis de la 1/2 d'une [croquis]&lt;br /&gt;
croix qu'on dit fort ancienne ce que je ne crois pas. Il est en avant&lt;br /&gt;
une autre croix et qui n'a pas pas comme la 1ère env. 4 decim&lt;br /&gt;
de hauteur a une petite inscription écrite verticalement sur les&lt;br /&gt;
facettes de son emmanchure mais qui ne dit pas sous quel&lt;br /&gt;
roi on l'a faite. Ces croix sont moins intéressantes que celles de&lt;br /&gt;
zar-a yaök'ob et d'Irkoum Amlak que je vis à Axum. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les livres d'Abba Garima il n'y en a pas de plus&lt;br /&gt;
interessant que les évangiles d'or et d'argent écrits en deux&lt;br /&gt;
jours par Abba Garima lui même. Leur écriture est d'une &lt;br /&gt;
haute antiquité. L'un a une couverture en bois couverte de&lt;br /&gt;
cuivre rouge embossé. l'autre, de tole aussi ornés de figures&lt;br /&gt;
frappés en relief au marteau. on appelle le tole argent &amp;amp;&lt;br /&gt;
le cuivre rouge or du moins cela m'a paru ainsi. Les coutures des feuillets ayant&lt;br /&gt;
manqué on les a recousus à des onglets de parchemin mais dans cette opération &lt;br /&gt;
on a interverti l'ordre des feuilles. L'écriture est certainement tout ce que j'ai&lt;br /&gt;
vu de plus ancien en Abyssinie. à cette epoque on n'avait aucune idée de faire des&lt;br /&gt;
pleins et des liaisons comme aujourd'hui. L'encre est aussi d'une espèce différente et&lt;br /&gt;
dans plus d'un endroit le corps des lettres a disparu pour ne laisser que leur contour&lt;br /&gt;
comme une inscription vue de loin sur une pierre. Bien que la forme des lettres&lt;br /&gt;
soit insolite on lit aisément. Je ne me rappelle pas s'il y a des [nakt ?] et des&lt;br /&gt;
natb mais sur la croix qui pleure les nakt sont deux points horizontalement placés&lt;br /&gt;
en non verticalement comme c'est l'usage aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une 20e de huttes au couvent d'Abba Garima. L'église des femmes&lt;br /&gt;
brulée il y a 2 ans n'a pas été construite. il y a des palmiers des vignes et plusieurs&lt;br /&gt;
beaux arbres qui en font un séjour delicieux pour celui qui a vécu au milieu des&lt;br /&gt;
campagnes desertes du Tögray. Le mamar est le juge souverain dans tout öda&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
286&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13214&amp;diff=24750</id>
		<title>13:144:13214</title>
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		<updated>2020-12-01T11:45:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Journal 1er juin 1842&lt;br /&gt;
279&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
deux portes. Le sanctuaire n'a rien de remarquable et le tabot ou pierre&lt;br /&gt;
consacrée est portée comme à l'ordinaire sur une espèce de chaise à 4 pieds&lt;br /&gt;
et plus haute qu'un homme. Près delà sur un siège est une peinture Européenne. &lt;br /&gt;
le sanctuaire a deux portes. L'adytus en a 4. Ce qu'il y a de plus remarquable&lt;br /&gt;
dans l'édifice c'est l'abondance de colonnes à section carrée ou carré à pans&lt;br /&gt;
coupés qui sont en bois. Leurs chapiteaux sont très variés et parfois&lt;br /&gt;
[croquis] semblent porter les traces d'anciennes dorures. Les chapiteaux &lt;br /&gt;
supportent des poutres horizontales dont q.q. unes ont plus d'une&lt;br /&gt;
coulée d'épaisseur : que dessus viennent deux rangées de demi cilindres&lt;br /&gt;
en bas relief espacés et rangés verticalement. [croquis] tout cet&lt;br /&gt;
ensemble donne à l'entablure une physionomie lourde, rude&lt;br /&gt;
antique et Egyptienne. En deux endroits il y a en outre&lt;br /&gt;
[croquis] quatre clous saillans en bois bien plus pointus que&lt;br /&gt;
le profil ci-contre et dont on voit plus bas la projection &lt;br /&gt;
horizontale. Leur effet est fort étrange. Dans l'adytus et près de la&lt;br /&gt;
[croquis] porte qui mène par le travers du corridor au sanctuaire est un petit&lt;br /&gt;
dome en bois avec un röösa k'amar comme dans les adarach du &lt;br /&gt;
pays. Une partie des murs intérieurs est batie de pierres de taille mais en &lt;br /&gt;
general on a employé un genre de construction qui a dû exister à Bizan&lt;br /&gt;
et où l'on encastre dans le mur de boue extérieurement et horizontal.t&lt;br /&gt;
des poutrelles qui lient les élémens des murailles. pour empêcher que ces&lt;br /&gt;
poutrelles ne tombent dehors on a mis des [croquis]&lt;br /&gt;
liens de bois perpendiculaires au plan du mur dont les extremités intérieures&lt;br /&gt;
sont noyées dans le mur et dont les têtes saillantes de près d'un&lt;br /&gt;
décimètre retiennent par le menton les poutrelles susdites. Cestêtes sont nommées&lt;br /&gt;
têtes de singe (röösa höbay) dans la description de l'ancienne Eglise d'Axum&lt;br /&gt;
et l'on peut en conclure que cette Eglise était complètement sur le plan de&lt;br /&gt;
celle d'Abba Garima laquelle selon la tradition ne fut pas brulée par Grañ ce&lt;br /&gt;
qui ces derniers faits rendent assez croyable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A coté de l'Eglise, au Nord est l'entrée d'une petite caverne dans le grès blanc&lt;br /&gt;
où Abba Garima aurait vécu. elle est partiellement au dessous de l'edifice&lt;br /&gt;
et ne contient rien de remarquable sauf des ornemens et des fragmens de &lt;br /&gt;
vieux livres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous allames ensuite à l'ök'a beyt dont l'intérieur est aussi noir que&lt;br /&gt;
celui d'une cave. on en tira success.t un calice descendu du ciel dit-on dont le&lt;br /&gt;
pied enlevé par un voleur a été remplacé par un pied d'argent. Le dessus est en cuivre&lt;br /&gt;
et est couvert de dessins au trait avec des inscriptions en caractères anciens. du dedans&lt;br /&gt;
sont les 4 évangelistes avec leurs emblèmes et N.S. au centre. Au dehors les&lt;br /&gt;
12 prophètes avec leurs noms. Ci contre est le croquis de la 1/2 d'une [croquis]&lt;br /&gt;
croix qu'on dit fort ancienne ce que je ne crois pas. Il est en avant&lt;br /&gt;
une autre croix et qui n'a pas pas comme la 1ère env. 4 decim&lt;br /&gt;
de hauteur a une petite inscription écrite verticalement sur les&lt;br /&gt;
facettes de son emmanchure mais qui ne dit pas sous quel&lt;br /&gt;
roi on l'a faite. Ces croix sont moins intéressantes que celles de&lt;br /&gt;
zar-a yaök'ob et d'Irkoum Amlak que je vis à Axum. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les livres d'Abba Garima il n'y en a pas de plus&lt;br /&gt;
interessant que les évangiles d'or et d'argent écrits en deux&lt;br /&gt;
jours par Abba Garima lui même. Leur écriture est d'une &lt;br /&gt;
haute antiquité. L'un a une couverture en bois couverte de&lt;br /&gt;
cuivre rouge embossé. l'autre, de tole aussi ornés de figures&lt;br /&gt;
frappés en relief au marteau. on appelle le tole argent &amp;amp;&lt;br /&gt;
le cuivre rouge or du moins cela m'a paru ainsi. Les coutures des feuillets ayant&lt;br /&gt;
manqué on les a recousus à des onglets de parchemin mais dans cette opération &lt;br /&gt;
on a interverti l'ordre des feuilles. L'écriture est certainement tout ce que j'ai&lt;br /&gt;
vu de plus ancien en Abyssinie. à cette epoque on n'avait aucune idée de faire des&lt;br /&gt;
pleins et des liaisons comme aujourd'hui. L'&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=13:144:13214&amp;diff=24749</id>
		<title>13:144:13214</title>
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		<updated>2020-12-01T11:39:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Journal 1er juin 1842&lt;br /&gt;
279&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
deux portes. Le sanctuaire n'a rien de remarquable et le tabot ou pierre&lt;br /&gt;
consacrée est portée comme à l'ordinaire sur une espèce de chaise à 4 pieds&lt;br /&gt;
et plus haute qu'un homme. Près delà sur un siège est une peinture Européenne. &lt;br /&gt;
le sanctuaire a deux portes. L'adytus en a 4. Ce qu'il y a de plus remarquable&lt;br /&gt;
dans l'édifice c'est l'abondance de colonnes à section carrée ou carré à pans&lt;br /&gt;
coupés qui sont en bois. Leurs chapiteaux sont très variés et parfois&lt;br /&gt;
[croquis] semblent porter les traces d'anciennes dorures. Les chapiteaux &lt;br /&gt;
supportent des poutres horizontales dont q.q. unes ont plus d'une&lt;br /&gt;
coulée d'épaisseur : que dessus viennent deux rangées de demi cilindres&lt;br /&gt;
en bas relief espacés et rangés verticalement. [croquis] tout cet&lt;br /&gt;
ensemble donne à l'entablure une physionomie lourde, rude&lt;br /&gt;
antique et Egyptienne. En deux endroits il y a en outre&lt;br /&gt;
[croquis] quatre clous saillans en bois bien plus pointus que&lt;br /&gt;
le profil ci-contre et dont on voit plus bas la projection &lt;br /&gt;
horizontale. Leur effet est fort étrange. Dans l'adytus et près de la&lt;br /&gt;
[croquis] porte qui mène par le travers du corridor au sanctuaire est un petit&lt;br /&gt;
dome en bois avec un röösa k'amar comme dans les adarach du &lt;br /&gt;
pays. Une partie des murs intérieurs est batie de pierres de taille mais en &lt;br /&gt;
general on a employé un genre de construction qui a dû exister à Bizan&lt;br /&gt;
et où l'on encastre dans le mur de boue extérieurement et horizontal.t&lt;br /&gt;
des poutrelles qui lient les élémens des murailles. pour empêcher que ces&lt;br /&gt;
poutrelles ne tombent dehors on a mis des [croquis]&lt;br /&gt;
liens de bois perpendiculaires au plan du mur dont les extremités intérieures&lt;br /&gt;
sont noyées dans le mur et dont les têtes saillantes de près d'un&lt;br /&gt;
décimètre retiennent par le menton les poutrelles susdites. Cestêtes sont nommées&lt;br /&gt;
têtes de singe (röösa höbay) dans la description de l'ancienne Eglise d'Axum&lt;br /&gt;
et l'on peut en conclure que cette Eglise était complètement sur le plan de&lt;br /&gt;
celle d'Abba Garima laquelle selon la tradition ne fut pas brulée par Grañ ce&lt;br /&gt;
qui ces derniers faits rendent assez croyable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A coté de l'Eglise, au Nord est l'entrée d'une petite caverne dans le grès blanc&lt;br /&gt;
où Abba Garima aurait vécu. elle est partiellement au dessous de l'edifice&lt;br /&gt;
et ne contient rien de remarquable sauf des ornemens et des fragmens de &lt;br /&gt;
vieux livres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous allames ensuite à l'ök'a beyt dont l'intérieur est aussi noir que&lt;br /&gt;
celui d'une cave. on en tira success.t un calice descendu du ciel dit-on dont le&lt;br /&gt;
pied enlevé par un voleur a été remplacé par un pied d'argent. Le dessus est en cuivre&lt;br /&gt;
et est couvert de dessins au trait avec des inscriptions en caractères anciens. du dedans&lt;br /&gt;
sont les 4 évangelistes avec leurs emblèmes et N.S. au centre. Au dehors les&lt;br /&gt;
12 prophètes avec leurs noms. Ci contre est le croquis de la 1/2 d'une [croquis]&lt;br /&gt;
croix qu'on dit fort ancienne ce que je ne crois pas. Il est en avant&lt;br /&gt;
une autre croix et qui n'a pas&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
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		<updated>2020-12-01T11:33:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathildealain : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Journal 1er juin 1842&lt;br /&gt;
279&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
deux portes. Le sanctuaire n'a rien de remarquable et le tabot ou pierre&lt;br /&gt;
consacrée est portée comme à l'ordinaire sur une espèce de chaise à 4 pieds&lt;br /&gt;
et plus haute qu'un homme. Près delà sur un siège est une peinture Européenne. &lt;br /&gt;
le sanctuaire a deux portes. L'adytus en a 4. Ce qu'il y a de plus remarquable&lt;br /&gt;
dans l'édifice c'est l'abondance de colonnes à section carrée ou carré à pans&lt;br /&gt;
coupés qui sont en bois. Leurs chapiteaux sont très variés et parfois&lt;br /&gt;
[croquis] semblent porter les traces d'anciennes dorures. Les chapiteaux &lt;br /&gt;
supportent des poutres horizontales dont q.q. unes ont plus d'une&lt;br /&gt;
coulée d'épaisseur : que dessus viennent deux rangées de demi cilindres&lt;br /&gt;
en bas relief espacés et rangés verticalement. [croquis] tout cet&lt;br /&gt;
ensemble donne à l'entablure une physionomie lourde, rude&lt;br /&gt;
antique et Egyptienne. En deux endroits il y a en outre&lt;br /&gt;
[croquis] quatre clous saillans en bois bien plus pointus que&lt;br /&gt;
le profil ci-contre et dont on voit plus bas la projection &lt;br /&gt;
horizontale. Leur effet est fort étrange. Dans l'adytus et près de la&lt;br /&gt;
[croquis] porte qui mène par le travers du corridor au sanctuaire est un petit&lt;br /&gt;
dome en bois avec un röösa k'amar comme dans les adarach du &lt;br /&gt;
pays. Une partie des murs intérieurs est batie de pierres de taille mais en &lt;br /&gt;
general on a employé un genre de construction qui a dû exister à Bizan&lt;br /&gt;
et où l'on encastre dans le mur de boue extérieurement et horizontal.t&lt;br /&gt;
des poutrelles qui lient les élémens des murailles. pour empêcher que ces&lt;br /&gt;
poutrelles ne tombent dehors&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathildealain</name></author>
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