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	<title>Transcrire - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-05-05T16:54:31Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<title>3:30:1643</title>
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		<updated>2017-09-25T13:06:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;6.8 février 1984&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai surtout travaillé à la préparation de mon dossier mais j'ai quand même pu voir quelques pêcheurs. &lt;br /&gt;
Doneti et Sordello sont sortis deux ou trois fois depuis notre dernière sortie ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général, j'assiste au retour et au démaillage à quai. Je donne un coup de main tout en ouvrant grands les oreilles et les yeux, ils me donnent du poisson et de larges sourires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écaillage, le vidage, la recette sont en prime. Quand je croise Léon (&amp;quot;le grand Léon&amp;quot;) pêcheur en retraite qui ne manque jamais de les aider à démailler), il me dit &amp;quot;Nos pêcheurs sont encore sortis aujourd'hui &amp;quot; ou &amp;quot;Vous avez su ce qu'ils ont fait nos pêcheurs hein ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En principe, je pars avec eux, pour la journée. Sordello m'apprend que le samedi et le dimanche, c'est relâche pour la pêche car les poissonniers ferment. L'avantage est qu'ils mènent une vie &amp;quot;plus normale&amp;quot;,  l'inconvénient, qu'ils ne peuvent &amp;quot;rattrapper&amp;quot; le temps perdu s'il fait mauvais en début de semaine et beau le week-end.&lt;br /&gt;
 Au total ils n'aiment&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1641</title>
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		<updated>2017-09-25T13:04:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;la corde passée sur son épaule jusqu'à son complet déroulement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceci peut se faire sur un trottoir devant sa maison puisqu'il faut une grande distance sans obstacle. Pendant qu'on avance, un mouvement des mains (irreproduisible ici) l'assouplit et une fois parvenu au déroulement complet de la corde, on fait quelques tractions pour la détendre. Puis on revient en marchant au point de départ ou on la love sur elle-même, de façon assez lâche, en donnant, d'un mouvement particulier du pouce, un tour (dans le sens de l'enroulement des brins) à chaque boucle ce mouvement de enroulement se fait d'ailleurs pour tout cordage (même usé) que l'on manipule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour bien &amp;quot;estibler&amp;quot; il faut utiliser la main (ni gant, ni bois) car &amp;quot;y a que la main qui est bonne !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai assisté à une discussion à ce sujet entre un pêcheur amateur et un pêcheur professionnel auquel il était venu demander&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1640</title>
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		<updated>2017-09-25T13:03:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;inégalement), qu'il ne traîne pas bien à plat (il &amp;quot;roule&amp;quot;) etc...Il faut alors le &amp;quot;retendre&amp;quot; en quelque sorte lui rendre son aplomb. &lt;br /&gt;
Pour ce faire on l'étend parterre sur toute sa longueur, bien à plat, en piquant aux points névralgiques des petits pieux en fer. Pour ceci les trottoirs des Salins sont commodes car il ne sont pas bitumés (terre battue, graviers).&lt;br /&gt;
On mouille le filet en l'arrosant au jet pour qu'il ait la même élasticité que celle qu'il a dans l'eau quand il &amp;quot;pêche&amp;quot; et on le retend plusieurs fois jusqu'à le rééquilibrer. Il sèche ensuite à l'air dans la position idoine. C'est une manière de repassage après humectage si l'on veut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Estibler les brèmes : c'est redonner toute sa souplesse à une corde neuve (qui servira à &amp;quot;monter&amp;quot; les filets), vendue en rouleaux serrés et qui donc &amp;quot;a des tours&amp;quot; : on dit qu'on lui &amp;quot;enlève les tours&amp;quot;.. On accroche une des extrémités de la corde à un point fixe (un poteau télégraphique, un arbre...) et l'on avance droit devant soi avec&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1639</title>
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		<updated>2017-09-25T13:01:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;d'inlassables bricoleurs, artisans. les autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis que les beaux jours sont revenus on voit la pêche et ses accessoires envahir le village. Les pêcheurs sont aussi beaucoup plus souvent sur leur bateau, à nettoyer, remender, ranger etc...&lt;br /&gt;
Les filets sèchent sur les murets des maisons, les trottoirs servent à &amp;quot;retendre&amp;quot; les ganguis  ainsi  que l'espace un peu en retrait du port qui jouxte le jardin, là on &amp;quot;remende&amp;quot; aussi du reste. &lt;br /&gt;
Ces filets peuvent rester ainsi &amp;quot;tendus&amp;quot; trois jours de suite, personne n'y touche, les enfants ne jouent pas dessus, bref, le trottoir est espace de travail comme s'il était privé. On &amp;quot;estible les &amp;quot;brèmes&amp;quot; dehors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retendre les ganguis est une opération qui se pratique plusieurs fois pendant la saison de pêche. On juge de sa nécessité lorsque l'on s'aperçoit quelques fois de suite que le filet ne &amp;quot;pêche&amp;quot; plus bien.&lt;br /&gt;
Car le filet pêche (bien ou mal). Le pêcheur lui ne pêche pas : il &amp;quot;cale&amp;quot; les filets. De même il ne va pas à la pêche, il &amp;quot;sort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Cela signifie qu'il n'est plus exactement dans l'axe du bateau (les cordages ont &amp;quot;joué&amp;quot;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1636</title>
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		<updated>2017-09-25T12:48:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;29 janvier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vu des pêcheurs différents depuis quelques jours. &lt;br /&gt;
Amprime, Doneti, David, et d'autres dont j'ignore encore le nom. On me connaît. Je navigue à l'aise parmi les gens et j'apprends des choses. Inutile d'en parler puisqu'elles son consignées sur cassettes et carnets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle qui ne l'ai pas est cette sortie en mer d'aujourd'hui pour assister (!) à une &amp;quot;boulijade&amp;quot; (ici  prononce bouléjade). On dit aussi une &amp;quot;seinche&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Temps printanier, mer calme, soleil cru.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autre pêcheurs sortent la nuit depuis une semaine environ mais eux changeant un peu leurs horaires à cause du froid.&lt;br /&gt;
 5h du soir, 10h au lieu de 1h du matin [flèche horizontale] début de la matinée.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1635</title>
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		<updated>2017-09-25T12:46:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;prend bien. Mais quelle galère ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'eau gèle instantanément sur le pont, il fait moins douze en mer dans la nuit. Pourtant ces deux là en veulent. Ils sont frères, leur père, leur oncle, leur grand-père pêche (ai) ent.&lt;br /&gt;
Eux-mêmes ont commencé très jeunes sur le bateau de l'oncle et du père. Ils connaissent leur affaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette neig , ce froid ont duré plus d'une semaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai pu voir des gens chez eux. Il faudrait absolument que j'aille en mer avec eux pour poser des questions plus pertinentes. En attendant, je lis quelques trucs sur la pêche, des cartes et je travaille au rattrapage du boulot en retard. Parmi les choses à faire : une série de photos et dessins sur le &amp;quot;magasin&amp;quot; de R. Sarragossa. et monter à Cabasson voir le charpentier marine qui y est installé.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1632</title>
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		<updated>2017-09-25T12:43:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;delà qu'attendre ? Les [arts fixes ?], &amp;quot;ça ne fait pas ici &amp;quot;4 bateaux&amp;quot;. Alors ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tout état de cause &amp;quot;le poisson ne se vend pas assez cher pour amortir les frais&amp;quot;. En pêchant normalement, on gagne pas le SMIG&amp;quot; etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'en pensez ? Bien sûr je commence avec eux à faire des bilans financiers. Recoupement d'information habituel mais l'essentiel ne se situe pas là à mon avis.&lt;br /&gt;
Pourquoi se présentent-il à moi de cette façon ? l'unanimité est troublante. La situation générale de la pêche en Méditerranée a-t-elle beaucoup changé depuis 1980 ? Hypothèse à ne pas écarter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, pourquoi est-elle vécue différemment ici et au Brusc ? Il faut que je comprenne vite ce que chacun engage dans ce type de pêche au regard de ce que sollicitent les arts fixes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Brusc,  au fond, il n'a jamais été question de productivité (sauf sollicitation de ma part). Ici il n'est question que de cela (sauf sollicitation de ma part). Difficultés de survie et mort certaine : voilà l'image première qu'on&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1631</title>
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		<updated>2017-09-25T12:42:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;J'ai l'impression, en effet, d'avoir affaire à des gens moins &amp;quot;tranquilles&amp;quot; ou plutôt moins tranquillement sûrs d'eux-mêmes, de leur métier, de leur valeur qu'au Brusc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un vent de découragement semble souffler sur eux. &amp;quot;La pêche est condamnée à disparaître&amp;quot;. Voilà l'entrée en matière et l'essentiel du discours qu'on me tient. &amp;quot;Nous n'avons plus aucun poids, aucune importance&amp;quot;. &amp;quot;Autrefois, il y a encore dix ans, on avait du pouvoir même, ou pouvait faire pression&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui quand on prend une décision locale, on ne nous dit jamais non, mais on ne l'applique pas, on s'en fout&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En gros pour le moment, c'est un discours alarmiste, alarmé plutôt, mais sans tonus. Pourquoi se battre ? Il faut faire durer jusqu'à la retraite. Les enfants de toute façon sont déjà partis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [arts ?] traînants, le ganqui  sont une tolérance accordée aux bateaux possédant déjà une licence pour les [arts ?] traînants en 1967, ce qui signifie qu'ils sont attachés à la durée de vie des bateaux existants. Au&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1630&amp;diff=7097</id>
		<title>3:30:1630</title>
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		<updated>2017-09-25T12:41:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pourtant dès vendredi dernier (14) et mieux encore cette semaine, les choses se sont décoincées et pour peu que l'on en connaissent 2 ou 3 les gens sont faciles à rencontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evidemment j'aborde ce lieu avec mon expérience du Brusc et c'est, en partie, un inconvénient. Il faut que j'abandonne quelques idées acquises là-bas pour pouvoir comprendre ce terrain. Me dépouiller, me rincer l'oeil en somme !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la conversation courante on appelle ici le port : la place. Ce qui au Brusc était à découvrir est ici donné d'emblée. Cette place nommée est pourtant presque toujours déserte. Est-ce une question de saison ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pêcheurs, à peu d'exception près, ne sortent pas depuis un mois. Ils ne sont donc pas sur le port. Ils ne passent pas en plus l'essentiel de leur temps sur leur bateau, est-ce une question de type de pêche ?  Le ganqui demande-t-il moins d'entretien que les arts fixes ? Une question d'horaire ? D'intérêt ? De déprime ?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1620</title>
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		<updated>2017-09-25T12:35:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Lolo Chrestian tout en nettoyant son bateau joue avec les gabians.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Croustet, l'ancien facteur, son journal sous le bras, discute avec lui depuis la jetée.&lt;br /&gt;
Sur le quai d'en face le marché commence à se mettre en place.&lt;br /&gt;
Canada  rentre.&lt;br /&gt;
A l'abri du mur de la jetée (le vent est déjà levé) Croustet et L. Chrestian lisent le journal et commentent les nouvelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le chemin du [illisible] la circulation se fait plus dense, les gens commencent à partir au travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis une heure déjà deux pêcheurs à la ligne sont à leurs postes sur les blocs. La deuxième navette des Embiez arrive et l'intensité sonore commence à augmenter. Bruits divers mais surtout ronflements des moteurs de voitures. Bruits de ville + les cris des gabians.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil essaie de faire une perçée à travers le voile de nuages.&lt;br /&gt;
Eh mistral tu manques ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est 7h et 1/2&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1619&amp;diff=7093</id>
		<title>3:30:1619</title>
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		<updated>2017-09-25T12:33:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; Le 3. 7.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hier fut une journée cadastrophique.&lt;br /&gt;
Utile cependant car je commence à avoir des précisions intéressantes sur les hameaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est 7h du matin, Lolo Chrestian rentre, Léon Douine est rentré depuis une demi-heure. La jetée est déserte, le Brusc à peine éveillé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 5 heures quand nous sommes parties avec Madame Dorido, le Mistral était déjà ouvert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faisant nuit noire et le jour se levait à peine quand nous sommes arrivées à Toulon pour la criée. Criée silencieuse car il s'agit seulement d'une dizaine de magasins où vont s'approvisionner les divers poissonniers du coin et où les pêcheurs (ou leurs femmes) apportent leur poisson.&lt;br /&gt;
En une demi- heure, nous en avons fait le tour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 A 6h 1/4 nous étions de retour au Brusc.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1610&amp;diff=7089</id>
		<title>3:30:1610</title>
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		<updated>2017-09-25T12:26:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;ses yeux juvéniles et aigus qui démentent l'usure des mains et la profondeur des rides du visage. &lt;br /&gt;
Mais il y a autre chose encore : c'est la relation que je sentais entre Cri-Cri et lui. &lt;br /&gt;
Cris n'est pas un membre de sa famille mais elle appelle sa femme&lt;br /&gt;
[Tota ?] et le tutoie (ce qui n'est pas habituel de la part d'une jeune fille à l'adresse d'un homme + âgé, sauf justement s'il est un parent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lui, la tutoie également (ce qui, en revanche, est courant ici).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien or Chris a passé une partie de son enfance dans la maison voisine de celle de François.&lt;br /&gt;
Si cela fait tilt c'est qu'à plusieurs reprises, j'ai constaté que les rapports de voisinage ont ici quelque chose à voir avec les rapports familiaux, du moins dans leurs manifestations extérieures. rapport des gens entre eux, sociabilité...&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
C'est une question à voir de plus près, à travers notamment les termes d'adresse et aussi les divers participants à ce qui se passe dans une maison au cours&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1609&amp;diff=7088</id>
		<title>3:30:1609</title>
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		<updated>2017-09-25T12:24:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;23 juin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jour de pluie au Brusc.&lt;br /&gt;
Léon Douine remonte sur la jetée déserte. Il est 4 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 5 heures, j'aperçois François qui sèche son bateau après l'ondée. J'ai envie d'entendre des histoires et je vais m'asseoir en face de lui. Rejoints bientôt par Cri-Cri, Pascale et Claude, nous bavardons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Courens, Larme, La Gardiole, l'Aire des Masques, Malogineste, le Mont Salvat, François parcourt tout ça à la suite des Sarazins. &lt;br /&gt;
Beau morceau de légendaire historique qui prend fin à l'Aire des Masques et provoque un discours sur les rebouteaux et les guérisseuses. L'ethnologue est comblée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à moi, d'autres choses bien plus précieuses attiraient mon regard cependant qu'il parlait. Cette espèce de complicité amicale avec son bateau tandis qu'il le nettoyait par exemple, ces deux mains de [cuir ?] vivant posées sur le pomeau de sa canne,&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1606&amp;diff=7087</id>
		<title>3:30:1606</title>
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		<updated>2017-09-25T12:21:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;la porte qu'on franchit à l'aller et au retour de ses activités extérieures, sur lequel on s'attarde éventuellement le soir après le souper ou les jours de repos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sorte de SAS entre le dedans et le dehors du village, role que joue pour le monde domestique le seuil de la maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas mal d'homologies entre ces deux espaces transitoires sur lesquels il faudra s'interroger lorsque je serai moins sous le charme de ce petit déjeuner matinal. Notamment, la présence de la patronne (plutôt que du patron qui arrive plus tard) le matin qui ne me paraît pas indifférente dans cette histoire et que j'ai constatée dans tous les bistrots de quartier que j'ai fréquentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ma ballade au [illisible] où je me suis rendue en dormant je ne garde que des sensations difficilement communicables puisque encore tout imprégnées de sommeil et pas de ce monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rencontre de la grand mère&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-25T12:17:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;que le &amp;quot;vrai&amp;quot; Brusc (dont je ne sais pas pour ma part ce qu'il est) ne me saute pas aux yeux lorsque je la rencontre.&lt;br /&gt;
Mais si cela était, elle n'aurait pas passé son après-midi à repeindre la prud'homie. Du moins, je me pose la question.&lt;br /&gt;
Les pêcheurs n'y étaient pas.&lt;br /&gt;
Eux, ils se balladaient et baboitaient sur la jetée assez joyeusement  pendant tout ce temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Quadaquo ne s'est même pas approché pour voir ce qui se passait, mais lui aussi devisait agréablement avec un groupe d'hommes de son âge.&lt;br /&gt;
Bref, je n'ai ni aucun, ni aucune des brusquins du moi de mai dans les parages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pensant à Cri-Cri, j'englobe aussi Milou et d'autres qui, à des degrés divers (près) me semblent faire partie d'un même horizon (qui reste d'ailleurs à définir).&lt;br /&gt;
Mais je sais, où plutôt j'hypothèse que l'on me donne à voir une image [flèche verticele] un spectacle.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-25T12:15:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;surtout ont changé.&lt;br /&gt;
 L'heure bleue n'est plus bleue. C'était une heure de printemps. L'heure bleue c'est l'heure grise en été. D'un beau gris, très doux et très dense.&lt;br /&gt;
 L'air est plus compact, un rien pus suave, un brin écoeurant, au plein coeur du jour.&lt;br /&gt;
La végétation, les verts plus foncés et les taches de couleurs des fleurs partout épanouies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis les gens : ceux qui manquent (Douine, Nenette, Virgile : mes trois bornes). Ceux qui étaient là mais dont je fais seulement la connaissance maintenant et qui me renvoient du Brusc une image moins homogène que celle que j'en avais : villageoise, terrienne, parfois urbaine.&lt;br /&gt;
Je pense à Cri-Cri qui combine avec allégresse et peut-être harmonie, je ne sais pas encore les balnéarités et les bruscanités du lieu.&lt;br /&gt;
Elle n'aimerait pas, je pense, savoir&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-25T12:02:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Curieux non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est que peut-être quelque chose de plus fondamental que les circonstances nécessaires au bien être lie l'idée de beau ou de bon à la chaleur et au soleil ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être aussi que notre langue est morte et insensible aux changements ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être parlons-nous une langue qui n'est pas la nôtre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit ce 4 mai au Brusc il pleut, le ciel est gris de nuages, la mer est grise de refléter le ciel, l'air est humide et froid : il fait beau.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1595</title>
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		<updated>2017-09-25T12:00:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;sans que cela dérange quiconque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le consensus est si parfait que le langage purement descriptif devient inutile et que l'information est souvent tout entière contenue dans des mots qui, en faite ne sont que des qualificatifs d'une réalité, sans autre rapport qu'analogique avec elle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais comment en est-on arrivé à de telles analogies ?&lt;br /&gt;
Je me demande s'il existe des régions ou des pays où &amp;quot;il fait beau&amp;quot; et où bien &amp;quot;mauvais&amp;quot; indique qu'il fait un soleil éclatant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pleine période de sécheresse et d'incendie dans le midi, alors que le soleil, le ciel bleu et la chaleur deviennent pour tout le monde sinon toujours des fléaux du moins des éléments nocifs (reconnus comme tels),  on continue a dire, certes avec des sanglots dans la voix, qu'il fait beau.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-25T11:58:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;4.5.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mon dernier jour ici, la mer est  éclaboussée de pluie. Sa surface grise et frisée, parsemée de plaques de calme qui se meuvent lentement, taches d'eau dans l'eau que crèvent comme des piqûres, les gouttes tombées du ciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Univers liquide qui convient parfaitement à mon humeur exotique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les bulletins météo dont j'ai entendu quelques fragments au cours de la journée me plongent dans un abîme de réflexions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai déjà été frappée par la poésie du langage météorologique et l'espèce de musique mélodieuse que constitue l'énoncé d'un bulletin.&lt;br /&gt;
 Ce qui m'étonne aujourd'hui, c'est surtout le fait que la météorologie, qui est une science, ne traduit dans son langage public, rien d'autre que des états d'âme... Le discours des météorologues est curieusement émaillé de jugements moraux (Beau, mauvais, maussade...)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1593</title>
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		<updated>2017-09-25T11:57:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Retour piaule. 8h crevée.&lt;br /&gt;
Je veux dormir pour aller à la pêche avec Canada  à 3h 30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8h 1/4 Douine et Toto débarquent des filets. Un pêcheur que je ne connais pas rentre avec des [viviers ?].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1592</title>
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		<updated>2017-09-25T11:56:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;3.5.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques points de repères pour le jour où j'aurais envie de &lt;br /&gt;
raconter :&lt;br /&gt;
Lever 5h. Nuit noire. Départ de Léon et Canada.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6h. Port désert encore nuit, j'attends Riton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6h 30 Départ. On tire [flèche horizontale] 10 h. Je pense enfin faire quelque chose sur le bateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11h Discussion avec Nenette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
13h 30 Rencontre et baboite avec Mme Douine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
14h Chez Virgile. Départ pour Roumagnan avec Milou, Virgile et Jacques Dorédo&lt;br /&gt;
A.M. à Roumagnan. Pelles, pioches, rateaux. On débroussaille, on fait des [ribbes ?] Rencontre de nouvelles têtes dont ce qui me manquait : les - de 16 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour, pot chez Virgile&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ballade sur le port : rencontre Riton et Canada : manège intéressant et drole. Puis Douine paternellement&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1590</title>
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		<updated>2017-09-25T11:53:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;visite bienvenue d'H Paul.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.5.80&lt;br /&gt;
 Le temps a passé très vite ces derniers jours tout mité qu'il fut par mes allers-retours sur Aix et ce que j'appelle, avec une pointe de honte, mes obligations. copains. Non, on ne respire pas le même air à Toulon et ici. Mais aussi j'ai constaté lorsque Thierry et Max sont venus me voir, que leur présence me gênait pour voir et sentir ce qui se passait ici...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De cette longue période durant laquelle je n'ai pas écrit, il ne reste rien de précis : des anecdotes, des [fables ?], le souvenir de rencontres.&lt;br /&gt;
Surtout mes longs bavardages avec Nenette comme toile de fond.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Invitation de mes voisins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ballades à pieds vers la Lecque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contacts plus faciles que la 1ère fois avec les Marquetti.&lt;br /&gt;
Rencontres quotidiennes de Virgile, Douine et Riton.&lt;br /&gt;
Et aussi l'impression que je&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1589</title>
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		<updated>2017-09-25T11:52:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;28.4.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Aix, Marseille, Toulon&lt;br /&gt;
Journée atroce. pas de commentaires. La 1ère journée de beau temps depuis presque une semaine. A vous dégoûter d'avoir la foi.&lt;br /&gt;
Mais l'ethnologue se doit de n'avoir pas de rapport passionné avec son objet d'étude ! C'est presque à regretter de ne l'être pas, répond tout de suite la bête qui ne sait pas se taire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
29.4.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Télégramme de JF qui veut me débusquer. A midi à Carqueiranne.&lt;br /&gt;
Retour à 11 h. J'ai trop bu de champagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
30.4.80 et 1.5.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tôt levée je parcours le Brusc pour me remplir les yeux avant de partir.&lt;br /&gt;
A.M. et soirée à Pourrières. Nuit à Eguilles. Retour lendemain midi.&lt;br /&gt;
Je prends une grande goulée et je dors jusqu'à 4 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis-je monter à la Lecque à pieds, chouette ballade, accueil bien amical des Marquetti, retour 8h30 et&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>3:30:1588</title>
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		<updated>2017-09-25T11:50:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;27.4.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Absente du Brusc toute la journée, j'y entre au coucher du soleil, un peu éberluée par le choc que me procure le monde que je viens de quitter.&lt;br /&gt;
De Toulon au Brusc il y a 20 minutes de route. Vingt minutes, c'est peu pour changer d'univers et je contemple, comme si je le découvrais le paysage pourtant familier du port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux heures de cela. Maintenant le ciel se pique d'étoiles imprévues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai pas vu venir la nuit. En levant les yeux, je ne distingue plus que la masse noire et vivante de l'eau. Successions de flaques dorées sous les réverbères les plus lointains, longues traînées vibrantes depuis ceux qui sont juste en face de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais,  au fait, c'est ça que je vois et non la masse noire qui en est déduite et que je ne fais que deviner. Marrant cette inversion de perception !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1583</title>
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		<updated>2017-09-24T11:42:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;travaille. Si bien , du moins avec tant de plaisir que je ne vais pas à la fameuse réunion.&lt;br /&gt;
Ce qui me semble absolument sage et dans l'ordre des choses d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;
Et ce doit l'être puisque, en allant vers Toulon en fin de soirée je rencontre Henry, Paul, qui devrait y être lui aussi, en route vers le Brusc.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1582</title>
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		<updated>2017-09-24T11:40:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;bien aidée par les avances d'hospitalité de Nenette poser la question qui empêche mes cheveux de friser depuis un bon moment. &amp;quot;Est-ce que...par hasard on croise par chance des fois... la chambre serait un peu... eh un rien même libre en mai et juin hein ? hein ?&lt;br /&gt;
Et bien oui.&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
Voilà. J'ai pas fait part de [trou ?] dans le plafond, j'ai pas dansé autour de la table, j'ai même pas embrassé Nenette &amp;quot;que pourtant j'aurai bien voulu&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Mais, dans ma tête ça pétille comme un diabolo citron et je sais moi comment ça s'appelle, ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors sereine comme une puce qui vient de trouver un berger des Pyrénées, je vais à Sanary faire des courses de [fric ?)]. Sereine toujours je rentre et prise d'un appétit de ce que d'autres appellent comme ça, je&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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	<entry>
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		<title>3:30:1580</title>
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		<updated>2017-09-24T11:38:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;de l'aile ma vitre. Battement de paupière salutaire sur mon oeil géant qui me fait redécouvrir le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[il semble aussi qu'il y ait quelque chose écrit, mais illisible, est-ce une transparence d'une page précédente ou suivante??? y-at-il vraiment quelque chose d'écrit ?]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>3:30:1579</title>
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		<updated>2017-09-24T11:36:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;quatre heures ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A. midi : je vais à Six Fours. Après ma visite à Philippe Estève, il semble que les verrous vont se lever. Je vais pouvoir enfin me consacrer à ma passion inverse : les archives et les plans.&lt;br /&gt;
J'ai déjà mal au ventre et des araignées dans la tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour oublier cette perspective, je vais voir Pin qui n'est pas là. Je pousse jusqu'au café où il devrait être et où il n'est pas. Merde ?&lt;br /&gt;
Décidemment la terre,  c'est pas mon truc en ce moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je rentre en faisant des détours par tous les hameaux qui sont sur mon chemin. Je commence à les connaître un peu et à avoir moi aussi une carte dans la tête. Joie.&lt;br /&gt;
L'idée de partir taraude en douce. Cheminement insidieux des&lt;br /&gt;
[illisible] dans mon bois. Un peu de silence vermines, j'ai encore à faire. Chut !&lt;br /&gt;
Mais un gabian vient de froler&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1577&amp;diff=7072</id>
		<title>3:30:1577</title>
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		<updated>2017-09-24T11:34:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;De ma ballade j'apporte plein d'images bien sûr mais aussi un splendide safran.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[la page semble se continuer mais reste illisible ? y a-t-il vraiment quelque chose d'écrit ?]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1576&amp;diff=7071</id>
		<title>3:30:1576</title>
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		<updated>2017-09-24T11:33:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;21.4.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nuit à 1 heure et demie le vent s'est arrêté avec une soudaineté telle que je suis restée aux aguets pendant quelques minutes dans l'attente de quelque chose. Mais rien un silence épais et presque angoissant après le vacarme devenu familier de ces deux jours.&lt;br /&gt;
 J'ai dû m'endormir très vite car j'ai tout oublié sans cette émergence aigüe de conscience semblable à un signal d'alerte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce matin le mistral souffle à nouveau avec une vigueur splendide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un temps qui m'incite davantage au dialogue avec les choses qu'avec les gens et je vais explorer l'ouest des Embiers que je ne connais pas encore. C'est aussi leur partie la plus ouverte au vent&lt;br /&gt;
qui [illisible] modelés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De là à penser que je vois l'île sous son vrai jour...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:31:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;n'est pas un but et que le simple accomplissement du travail est une satisfaction entière et pleine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pari, avec ce qu'il comporte de maîtrisable et d'aléatoire, c'est, si toutefois comme je le crois, il existe la part de luxe du métier.&lt;br /&gt;
Mais cette part, je ne la connais pas comme le reste et en regardant René mettre son filet à l'eau je prends la, très certainement pas juste,  mesure de ce qui me manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'entrevois du même coup ce qui me reste à acquérir et ce que je n'acquiérerai jamais. Pas d'amertume mais un peu d'ironie tout de même vis à vis de moi-même et de cette situation d'observateur, pas le moins du monde participant en fin de compte.&lt;br /&gt;
Ironie à laquelle  par écho les recommandations répetées de René &amp;quot;Surtout ne touchez à rien&amp;quot; Pas de panique, j'en suis si loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que j'en souffre, c'est un peu&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:28:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;de Lisette donc mon projet d'aller au bois est reporté à plus tard...&lt;br /&gt;
Bon... je dépouille une bande.&lt;br /&gt;
Trève de quelques instants...&lt;br /&gt;
Si j'allais voir Pin ? Si j'allais voir [illisible] ? Si j'allais aux Embiers ? Si j'allais à Toulon ? Si j'allais à Sanary ?&lt;br /&gt;
Ah !  Sanary peut-être... Bon j'y vais. On m'interpelle.C'est Philippe.&lt;br /&gt;
Pas trop envie d'aller le regarder s'alcooliser dans un bistro. On échange quelques mots, on se quitte. Je ne me trouve vraiment pas à mon goût aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour au Brusc, il est cinq heures et brusquement le jour se lève pour moi et ma journée commence.&lt;br /&gt;
Je décide de monter à la Lecque à pied, ballade que j'ai envie de faire depuis longtemps et pour laquelle je  me sens un vigoureux et soudain appétit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais pas plus tôt au Tamaris, je rencontre Virgile qui vient d'acheter ses premières&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:26:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'après midi il pleuvait toujours et munie de papier calque et de mes crayons, j'ai reporté sur une carte les informations que Virgile m'avait données la veillée.&lt;br /&gt;
Occupation si absorbante que je n'ai pas entendu les coups frappés à ma porte et raté mon rendez-vous avec ton (paysan du Brusc encore inconnu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi, c'est le dimanche des enfants et le pain c'est de la brioche.&lt;br /&gt;
Du moins ce devrait être. Moi, j'ai mal commencé la journée. Trop tôt, un peu cuvée, un peu chigneuse.&lt;br /&gt;
Trop contemplative à mon goût.&lt;br /&gt;
Je suis allée faire un tour au marché pendant que les étals se faisaient.&lt;br /&gt;
Rien de rare. Boire un café et lire le journal au Rivage. Rien de rare non plus. A la poste pas de courrier. Je rentre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La matinée commence à peine, j'apprends que l'on enterre la mère&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:23:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce fut ensuite Douine. Douine répare toujours quelque chose, cette fois c'était mon magnétophone. Il était venu l'ausculter à la maison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi, partisane des grands remèdes quels que soient les maux, j'avais déjà tout démonté pour y voir plus clair.&lt;br /&gt;
Douine lui, il a pris son temps, il a REGARDE.&lt;br /&gt;
Comment décrire Douine en train de diagnostiquer un appareil ? Ca tient à la fois du chirurgien qui suppute les chances de réussite de son intervention et de l'enfant qui ouvre une boîte de mécano.&lt;br /&gt;
Et puis l'oracle est tombé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Et ben c'est simple, c'était pas la peine de démonter. Je vais vous fabriquer un petit outil comme  ça (schéma) et puis on va faire comme ça... là..&amp;quot; Bref, ce qui fut dit, fut fait (en prenant son temps bien sûr) et mon magnétophone marche.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:22:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;insuffisantes pour lire les caractères minuscules de la carte et encore plus pour repérer des écueils gros comme des têtes d'épingles.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Regardez voir un peu par là s'il n'y a pas quelque chose ? disait-il en posant son doigt pile sur l'écueil qu'il cherchait &amp;quot;y a pas un  [illisible] par là ? Lisez voir un peu&amp;quot;.  Eblouie et idiote, l'ethnologue lisait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pâte dont le lendemain fut fait, ce fut d'abord un long entretien avec Laure Delgrossi.&lt;br /&gt;
Tranquillement installées autour de la table de sa salle à manger, entourées des roucoulements de pigeonnes de deux petites filles tenues à l'intérieur par la pluie (et couvrant la toile cirée de bâteaux en papier) et des bruits échappant de la cuisine où Nenette officiait, nous avons parlé de l'enfance et de la jeunesse au Brusc. Sa jeunesse à elle.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:21:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;journée n'y a pas suffi, car si nous avons exploré crique par crique, pointe par pointe, écueil par écueil, la côté, nous sommes loin encore d'avoir couvert le domaine de pêche et l'ensemble des points de repère à terre.&lt;br /&gt;
Pour moi je sais de toutes façons, que tout ne sera pas dit car s'il est des pierres précieuses pour les pêcheurs, ce sont bien celles-là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore que chacun proclame à qui veut l'entendre qu'aujourd'hui il n'y a plus de secret, que tout le monde connaît tout, qu'on ne découvre plus rien etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remettrai tout de même avec Virgile mes cartes sur la table mais il a d'ores et déjà répondu à mes attentes au delà de tout espoir. Ne serait-ce que par sa manière de les lire. Sans les voix, du bout des doigts, comme s'il s'était agi de cartes en relief. Car il n'y voyait pas Virgile, ce jour là. Il avait mis les lunettes de sa femme&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1564</title>
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		<updated>2017-09-24T11:20:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;beau aujourd'hui ! l'eau métallique et lisse comme la surface d'un oeil, les flaques luisantes sur la jetée, le ciel bas et noir pesant sur une mince ligne rose et lumineuse juste assez large pour que la masse violette des Embiers s'y découpe. Oui, si vous saviez...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il vaut mieux que vous ne le sachiez pas tout compte fait...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et comme c'est facile de considérer comme sien le bien d'autrui dès l'instant où on croit l'aimer ! Car tu n'es pas d'ici toi non plus que je sache ! &amp;quot;Non&amp;quot;, dit-elle l'oreille basse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors poursuivons.&lt;br /&gt;
Et bien la pâte. La pâte c'est d'abord Virgile avec qui j'ai passé tout un après midi à déchiffrer et compléter une carte. Travail ingrat mais nécessaire car je voulais savoir dans le détail sa connaissance  de la côte et des fonds. Une demi-&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:18:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;dire le port sans le voyage non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inverse non plus d'ailleurs, mais ici c'est du voyage qu'il s'agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bandes magnétiques, les photos, le carnet Rodia en sont les étapes.&lt;br /&gt;
Quant au port, rien ne presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est vrai que je trouve plus de charme à la découverte qu'au savoir, à l'envie qu'à son accomplissement, à la faim qu'à la satiété, au désir qu'à la possession...&lt;br /&gt;
Une curiosité satisfaite, quel deuil !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais donc que je mange mon pain blanc. Mais ça ne gâte rien, contrairement à ce que prétend le bon sens populaire.&lt;br /&gt;
Manger son pain blanc en premier, quel régal au contraire ! D'autant qu'en toute honnêteté, je ne suis pas vraiment sûre qu'il y ait du pain noir. Hein, vous seriez bien étonnés s'il n'y avait pas de pain noir ? &amp;quot;on est désolé Mademoiselle mais du pain noir, on n'en a plus, on l'a épuisé depuis le temps&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:16:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;heures de la journée, plus je suis convaincue que c'est là, la place du Brusc. Pas la seule mais la principale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'autre place c'est le quai St Pierre dans sa partie qui fait face aux maisons et aux commerces mais elle est fréquentée différemment : plus extérieure, plus passante, moins intime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La 3ème au carrefour des 2 autres, c'est l'aire qui comprend la grue, la fontaine et le banc des tamaris. Celle-là semble réservée aux vieux du village, pêcheurs surtout qui selon le temps s'assoient sur le banc où se tiennent debout en rond à l'abri du petit mur de la fontaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Pour le genre de quête que je fais c'est le &amp;quot;rodon&amp;quot; idéal&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T11:15:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;14.4.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aller retour sur Aix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Je passe chez Lisette en rentrant puis je fais des dépouillements jusqu'à 10 heures du soir.&lt;br /&gt;
Il fait vent d'Est et il commence à pleuvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jetée est parfaitement déserte, un gabian se dandine devant le bateau de Douine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bande mob' qui passe est d'habitude assise le long du mur de la jetée a trouvé refuge sous la terrasse couverte de la maison voisine et y reste jusqu'à la tombée de la nuit. Vacarme assourdissant de voix qui muent où se mêle l'accent d'ici et l'arabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bandes des mob' c'est un groupe de garçons de 13, 18 ans  (d'après ce que je peux voir, mais je ne sais pas donner d'âge) qui vient quotidiennement entre 1 h et 2 h sur la jetée et aussi quelquefois vers 5, 6 h. Ils s'assoient par terre à l'abri du petit mur et discutent,  &lt;br /&gt;
disputent, s'interpellent, se marrent, puis s'en vont tous ensemble une ou deux filles les accompagnent  jamais + de 2, c'est marrant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus je contemple cette jetée aux diverses&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1557</title>
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		<updated>2017-09-24T11:13:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;ce qui se fait, se dit, se cache au Brusc côté jumelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a aussi des choses à faire et elle me propose de l'accompagner.&lt;br /&gt;
J'accompagne volontiers moi, même je ne demande que ça. &lt;br /&gt;
C'est ainsi que je découvre quelques-unes des villas somptueuses que j'essayais de zyeuter par dessus les murs pendant mes ballades solitaires, dont celle des Rotchild, tiens, ils sont là aussi ?&lt;br /&gt;
dont une autre que je visite de la cave au grenier et où on rencontre même les enfants des propriétaires.&lt;br /&gt;
Heureux prémisses pour la suite du voyage.&lt;br /&gt;
Et puis nous décidons d'aller aux asperges parce que tout à coup nous en voyons une toute droite, toute belle, dans un fourré du jardin.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Madame Douine&amp;quot; oublie tout ce qu'elle avait à faire.&lt;br /&gt;
Et on asperge comme ça, en bavardant jusqu'à sept heures.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1554</title>
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		<updated>2017-09-24T11:11:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;12.4.80&lt;br /&gt;
Matin&lt;br /&gt;
Je vais à la pêche avec Riton.&lt;br /&gt;
Je quitte le port et y rentre aplatie au fond de l'estive car Riton craint un contrôle de la gendarmerie maritime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je le regrette un peu car le souvenir que je garde de ma dernière sortie en mer est encore marqué par l'éblouissement du départ.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais au fond de mon trou, je suis bien. Au dessus de moi se découpe un carré de ciel deux  gabans batifollent. Volant à la même vitesse que le bateau, ils restent toujours dans mon champ de vision. Ca sent la pouascaille, le mazout, la peinture et le chaud.&lt;br /&gt;
Autour de moi, des caisses de polystirène, une balance romaine, des sacs de plastiques tout neufs, un amoncellement de vieux manteaux, vieux pulls, bonnets et des tas d'O.N.I. et indescriptibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 En levant les yeux,  je vois le buste et la tête de Riton sous sa casquette américaine à grande visière.&lt;br /&gt;
Mais&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1553</title>
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		<updated>2017-09-24T11:08:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;3  et de la fantaisie a ici les pleins pouvoirs. C'est sans doute cette beauté à la fois folle et sage (car limitée) savante et naïve qui donne à ces lieux la séduction puissante qu'elles exercent sur moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 11.4.90&lt;br /&gt;
Matin&lt;br /&gt;
1° L'île commune jusqu'à une heure de l'après midi. L'île (comme une partie des Embiez) c'est le quartier cabanannier du Brusc. Séjour hebdomadaire de beaucoup de Marseillais (parmi lesquels d'ailleurs l'accent Pied-noir se fait souvent entendre) et estival de lyonnais et autres &amp;quot;gens du Nord&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Difficile de se repérer en absence des propriétaires, car la plupart des caravanes, oui les cabanons en question sont de caravanes, n'ont plus de plaque d'immatriculation.&lt;br /&gt;
Elles sont fichées en terre, quelque fois coffrées dans un cadre de bois et leurs roues, quand elles sont encore visibles, ne sont manifestement pas destinées à la trimballer quelque part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nomadisme, s'il a jamais existé chez le propriétaire, a trouvé là sa terre d'accueil. La caravane s'est immobilisée dans des enclos de bois ou de grillages, des escaliers en pierre ont grimpé jusqu'à ses portes et l'ont soudée au sol, une terrasse achève&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<updated>2017-09-24T07:30:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;le 9.4.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Descente avec Nenette et sa fille une grande partie de la matinée.&lt;br /&gt;
Beaucoup parlé de Louis Del Grossi et sa filles &amp;quot;des talents de conteuse qui m'ont fait regretter (une fois de plus !) de ne pas avoir mon magnétophone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A. Midi&lt;br /&gt;
Je vais à Aix&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 10.4.80&lt;br /&gt;
Aix&lt;br /&gt;
Retour vers 18 h.&lt;br /&gt;
Parfums d'été, chaleur et [illisible] insolite. Je pose vite mes affaires pour aller faire un tour ce sera bientôt l'heure bleue que j'aime tant, faut pas rater ça.&lt;br /&gt;
Pas plus tôt dehors, je rencontre François Quadaquo sous son tamaris.&lt;br /&gt;
Dieu qu'il est beau, si on causait un brun ? on a des choses à se dire tous les deux, du moins&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1547</title>
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		<updated>2017-09-24T07:28:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;son ciré et parle : &amp;quot;Je suis [couturé] com plè te ment&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce disant il sort une boîte en fer à l'arrière du bateau d'où il extirpe un paquet de cigarettes éventré et un briquet.&lt;br /&gt;
Il enjambe le petit bout de mer qui le sépare du quai, s'assoit à côté de moi et [illisible] .&lt;br /&gt;
Ca y est, il est posé et puisqu'il est sur terre, on peut parler. On bavarde et je lui demande s'il a pu voir le type que je voulais rencontrer.&lt;br /&gt;
Alors il me fait cette réponse énigmatique pour moi, au moment où je l'écris :&lt;br /&gt;
&amp;quot;Non. Et de toutes façons il faut plus y penser, ça servirait à rien&lt;br /&gt;
? ? ?&lt;br /&gt;
&amp;quot;Parce que ce que vous cherchez ça existe pas&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;quot;Ca existe pas ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;quot;Non, ça a jamais existé et ça existe pas. Les gens ils vont vous parler de choses... qui EXISTENT PAS&lt;br /&gt;
? ? ?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<updated>2017-09-24T07:27:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;pêche, l'état de la mer, l'affutage du couteau que D. a en main D'accord il coupe pas et alors ? Le sens dans lequel il faut &lt;br /&gt;
&amp;quot;[ouvrier ?] les seiches. contraire à celui que Douine prend et alors ?) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Douine donc nettoie une seiche. Mains couvertes d'encre noire qui ruisselle entre ses poils, sur la coque du bateau et file à la surface de l'eau.&lt;br /&gt;
Et &amp;quot;[illisible]&amp;quot;, d'un geste rapide et trempe dans l'eau la chose gluante qui es au bout de son bras et ça ressort tout blanc nacré, brillant, lisse comme un gros berlingot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autres poursuivent leurs commentaires mais Douine ne doit pas entendre ce qui se passe autour de lui, il continue, il est sérieux Douine, il travaille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seiches s'entassent, dans une cagette,  magma doux et visqueux d'où s'épanchent encore quelques traînées noires.&lt;br /&gt;
Et puis il prend au fond du bateau une balance romaine et on commence à peser. quoi ? des espèces&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>3:30:1543</title>
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		<updated>2017-09-24T07:25:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;me revient en mémoire et me donne à penser que les limites de référence spatiale peuvent aussi varier en fonction de l'âge (et de l'utilisation de la voiture peut-être et...bon)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Richard (30 ans) les étrangers au Brusc commencent à Marseille. Pour Nenette, en revanche, les Six Fournais, les ollioulais &amp;quot;sont des étrangers&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Nenette appartient à une communauté fermée sur elle-même, Richard est Brusquin, mais il en est sorti (distance affective). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Tous les commerçants du Brusc sont des étrangers&amp;quot; dit-elle &amp;quot;Ah !&amp;quot; oui, un tel il est d'Ollioules, un tel il est venu de Six Fours. Ah, bien sûr Nenette, s'il est venu de Six Fours, on peut dire qu'il est d'ici&lt;br /&gt;
etc !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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		<title>3:30:1543</title>
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		<updated>2017-09-24T07:25:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;me revient en mémoire et me donne à penser que les limites de référence spatiale peuvent aussi varier en fonction de l'âge (et de l'utilisation de la voiture peut-être et...bon)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Richard (30 ans) les étrangers au Brusc commencent à Marseille. Pour Nenette, en revanche, les Six Fournais, les ollioulais &amp;quot;sont des étrangers&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Nenette appartient à une communauté fermée sur elle-même, Richard est Brusquin, mais il en est sorti (distance affective). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Tous les commerçants du Brusc sont des étrangers&amp;quot; dit-elle &amp;quot;Ah !&amp;quot; oui, un tel il est d'Ollioules, un tel il est venu de Six Fours. Ah, bien sûr Nenette, s'il est venu de Six Fours, on peut dire qu'il est d'ici&lt;br /&gt;
etc!&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
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		<title>3:30:1542</title>
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		<updated>2017-09-24T07:23:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le 7.4.80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me lève tôt et vais boire un café au Mistral. Longue discussion avec Canada.  Accolades et rigolades avec Riton. On va à la pêche ensemble demain matin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de monde au Brusc ce matin, pas mal d'accent pointu mêlé à celui des &amp;quot;plaisanciers d'ici&amp;quot; comme dit Canada. Les plaisanciers d'ici, si j'ai bien compris, ce sont ceux qui viennent toute l'année et qui &amp;quot;savent&amp;quot; Quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Difficile à dire au juste, il semble qu'il sagisse d'une manière de se conduire en accord avec la vie du Brusc. En tout cas &amp;quot;d'ici&amp;quot; ça n'a pas l'air de vouloir dire proches d'ici géographiquement (on n'arrive jamais à me dire d'où ils viennent quand je pose la question et finalement je pense que pour les gens du Brusc ça n'a pas bcp&lt;br /&gt;
d'imp tce) mais que &amp;quot;ici on connait&amp;quot; et aussi &amp;quot;qui nous connaissent&amp;quot; &lt;br /&gt;
enfin de compte proches d'ici mais par autre chose que la distance géographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A propos de proximité et d'étrangers, une conversation avec Nenette et son neveu&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://omekas.histolab.fr/mediawiki/index.php?title=3:30:1537&amp;diff=7049</id>
		<title>3:30:1537</title>
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		<updated>2017-09-24T07:19:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Helene : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;J'aime me promener dans ce pays avec un d'ici. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai l'impression de le découvrir, de le saisir (sinon de le comprendre) pour lui même et non pour moi même, c-a-d, pour ce qu'il est (Bien sûr je sais qu'il est aussi multiple que sont multiples et différents ceux qui l'habitent). Mais.. Disons que cette médiation donne à ce que je vois une épaisseur &amp;quot;historique&amp;quot; (hi hi !) autre que la mienne propre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plaisir que j'éprouve à m'y promener seule existe aussi mais tout ce que je vois, sens, entends... est connoté différemment, fait référence à un code qui est le  mien, c'est à dire, renvoie au bout du compte à moi même, à ce que je connais déjà et même si je découvre quelque chose d'absolument  inconnu ou je ne dispose de rien pour l'appréhender ou je ne dispose pas de mes mots et mes formes à moi par lesquels je ne perçois de toutes façons qu'autre chose càd des choses &amp;quot;emballées&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet emballage si aimable soit-il, cache loin de moi l'idée de cacher&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Helene</name></author>
	</entry>
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